Réflexions sur le Grand Débat National

Après vingt semaines de manifestations inadmissibles, le Gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale une synthèse des diverses réunions organisées dans toute la France et qui devrait permettre de répondre à une crise sociale d’ampleur inégalée !

Il est certes important de laisser parler les Français, mais encore faut-il que des solutions apparaissent devant cette inflation de doléances, nous devons attendre quelques temps pour que le Président de la République nous présente des propositions sur les quatre thèmes retenus pour organiser la consultation nationale.

Je crains fort que cette politique qui consiste à donner du « temps au temps » n’aboutisse à une multiplication des déceptions qui viendrait s’ajouter à la crise profonde que notre pays connait.

Je ne pensais pas que les fondateurs de la Vème République pouvaient prévoir qu’il serait acceptable d’organiser deux ans après une élection présidentielle un barnum de doléances accompagné de manifestations sporadiques de casseurs.

Le Gouvernement est censé normalement assurer l’ordre public, nous avons eu depuis plusieurs mois ni Gouvernement, ni ordre public.

En toute hypothèse, si de profonds changements devaient apparaître dans le choix du Président de la République, ce qu’il semble nous annoncer, il faudrait alors démocratiquement saisir le peuple par le recours à des élections.

Une crise de cette importance devrait donc conduire à une dissolution de l’Assemblée nationale. Il n’en est pas visiblement question tant les députés d’En Marche, qui considéraient l’élection parlementaire comme une formalité assez secondaire à laquelle il ne convenait pas d’attacher de l’importance, semblent désormais considérer qu’il faut rester à tout prix dans leur poste !..

Sans doute pensent-ils qu’ils ne se trouvent pas si mal là où ils sont. Mais tous cela est-il bien conforme à nos institutions et cela peut très mal finir, car la situation de notre pays est plus grave qu’il n’y parait.

Victoire de Benjamin Netanyahou, en route pour un cinquième mandat.

Malgré une campagne difficile et malgré ses déboires judiciaires, Benjamin Netanyahou sera probablement, pour la cinquième fois Premier Ministre d’Israël. Je voudrais saluer sa victoire ainsi que celle de son parti le Likoud allié à la droite israélienne.

Sa réélection permet de stabiliser le Proche-Orient parcouru de toutes les difficultés. J’ajoute, au nom de mon amitié à l’égard de Benjamin Netanyahou que je lui souhaite le plus grand succès et le rétablissement de meilleurs relations entre la France et Israël. Je continuerai à y contribuer à l’Assemblée nationale avec force.

DEPUTE DE PARIS – ANCIEN MINISTRE