Sainte Rita : une évacuation indigne


Au moment où la France est submergée par l’émotion après le lâche assassinat d’un prêtre et que tout le pays est solidaire, les élus du groupe les Républicains au Conseil de Paris s’indignent des conditions de l’évacuation de l’église Sainte Rita dans le 15e arrondissement, en pleine messe, dans l’objectif de la détruire pour satisfaire la spéculation immobilière et ce contre l’avis des fidèles, des habitants, du maire de l’arrondissement, des élus et avec la complicité de la Mairie de Paris, en catimini en plein milieu de l’été. Des négociations étaient pourtant toujours en cours pour un rachat éventuel et la justice n’obligeait pas la préfecture à procéder de la sorte.  

Les élus présents sur place ont constaté des violences policières, plusieurs d’entre eux ayant même été trainés à terre, ceints de leurs écharpes, de même que le curé. L’emploi de la force par les CRS est-elle justifiée pour évacuer une église?

Ce n’est jamais le moment de détruire une église, encore moins dans cette période troublée et sensible pour les religions. Au lendemain même de l’enterrement du père Jacques Hamel et alors que notre pays est confronté à une crise de sécurité ses précédent, ils s’étonnent que le gouvernement n’ai rien trouvé de plus prioritaire que de mener cette évacuation de force.

Ils réaffirment leur soutiens aux fidèles et continueront à défendre cette église par tous les moyens légaux disponibles.

Vingt mosquées fondamentalistes interdites ? Lesquelles ?

cazeneuve 2

J’interroge le Ministre de l’Intérieur sur le nombre de mosquées fermées en France.
Lors des débats parlementaires le Ministre de l’Intérieur a reconnu que neuf mosquées fondamentalistes radicales avaient été fermées par le gouvernement.
Plus récemment le même Ministre de l’Intérieur nous a annoncé que vingt mosquées qui pratiquent la haine et défendent des options contraire à l’ordre public avaient été interdites.
Néanmoins les chiffres avancés évoluent au gré des interventions diverses des pouvoirs publics.
Sur une question aussi importante et dans un moment où il est nécessaire d’affirmer que la France mettra tous les moyens pour interdire une propagande qui pousse des jeunes français au djihadisme, nous souhaiterions connaitre avec précision les mosquées qui ont été ainsi sanctionnées et quelles sont les perspectives de sanctions sur les autres lieux qui répandent la guerre et la haine et dont le nombre a été évalué autour de 120 lors des débats parlementaires il y a quelques jours.
Dans ces moments de guerre, il est important de dire avec précision les actes et les faits qui témoignent de la volonté gouvernementale.
C’est la raison pour laquelle je vous demande Monsieur le Ministre de nous dire quelles sont les vingt mosquées fondamentalistes interdites.

 

Des travaux en accélérés dans le Bois de Boulogne !

centre hebergement aout 2016

Sous couvert de mixité sociale et de solidarité, la Mairie de Paris persiste et signe à sacrifier sans tenir compte des lois une partie du patrimoine parisien en établissant un centre d’hébergement pour sans-abris.

Elle le fait avec une célérité et un dynamisme qu’on lui connaissait rarement tant les motivations idéologiques sectaires sont présentes dans l’esprit de cette municipalité socialo-communiste.

On aurait par exemple aimé qu’elle manifeste autant de célérité pour nettoyer les rues de Paris qui restent un modèle de saleté et d’abandon…mais cela n’est sans doute pas suffisamment idéologique !

Je voudrais remercier et soutenir les associations de riverains qui se battent pour préserver le patrimoine des parisiens nonobstant les insultes et les critiques.

Certes nous avons perdu deux fois devant les tribunaux administratifs, mais il y aura d’autres recours que nous gagnerons tôt ou tard.

Il y aura aussi des élections au mois de mai 2017 qui nous permettront de remettre les choses à leur juste place sans sacrifier pour des besoins démagogiques le patrimoine et l’environnement des parisiens.

Ignoble attentat contre un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray : il faut changer notre politique pénale et de renseignement

prise-otageSaint-Étienne-du-Rouvray

Après l’ignoble attentat contre un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray il convient d’agir de toute urgence et deux constats au moins s’imposent :

– Notre système pénal de législation antiterroriste voté et modifié à plusieurs reprises ne correspond pas à la réalité de la situation qui se poursuit sur notre territoire. Je demande que soit appliqué le livre IV de notre Code Pénal, véritable législation pénale de guerre, beaucoup plus répressif et dissuasif que les mesures adoptées, modifiées et sans effets réels depuis plusieurs mois. Je me félicite qu’enfin certains responsables des Républicains, notamment François Fillon, aient compris l’urgence de changer notre dispositif pénal et cela sans porter atteinte à nos principes juridiques.

-Il faut de toute urgence unifier nos systèmes de renseignement. Notre système de renseignement doit développer des procédés de prévention à travers des technologies d’intelligence artificielle.Des recherches sont en cours. Elles doivent être accélérées dans l’urgence avec tous les moyens nécessaires.

Quand la vérité sur Daesh éclate en direct sur LCP

CG LCP 30.09

Plus de 10 millions d’internautes ont pris connaissance ces derniers jours sur les réseaux sociaux de mon intervention du 30 juin 2015 sur LCP.

Il y a des moments où quelle que soit la couleur politique, les français sont tenus de connaitre la vérité même et surtout si elle est difficile. Les falsifications nous ont conduits à la situation que nous connaissons à l’égard des attentats qui frappent la France depuis plusieurs mois.

La France est en guerre, elle doit gagner cette guerre et donc s’en donner les moyens.

L’urgence est un leurre, il faut mener une vraie guerre contre DAESH


Nous avons voté la prolongation des mesures d’urgence suite à l’attentat qui s’est déroulé à Nice ce 14 juillet et je voudrais partager avec vous quelques réflexions qui traduisent mon amertume et ma colère car le vote de mesures d’urgence et la faiblesse des modifications apportées ne changeront probablement pas une situation exceptionnelle et dramatique que le gouvernement ne veut ni ne peut prendre à bras le corps.J’ai assisté, en effet, à l’Assemblée nationale, non sans stupeur, a un exposé du Premier ministre, qui après la lamentable prestation du Président de la République, se vantait de la riposte qui nous avait permis de contrôler la situation (comme on a pu le constater à Nice.)

Le Premier ministre nous affirmant que les services des renseignements avaient déjoué 7 attentats accablant ainsi le Président de la République, qui informé de cette situation n’avait pourtant pas voulu prolonger l’Etat d’Urgence le 14 juillet à 12h : infos bidon ou irresponsabilité totale du Président, nous avons le choix ?!

L’opposition s’est ainsi trouvée face à un mur d’autosatisfaction et de conservatisme. Nous avons toutes les raisons de croire que le nouvel état d’urgence n’aura pas plus de résultats que les précédents. Nous en avons les moyens juridiques, si la volonté existe, de régler beaucoup de situations sans pour autant tomber dans des mesures d’exceptions décriées. Je le répète depuis des mois.

Depuis la guerre d’Algérie, nous disposons dans le livre 4 du Code pénal, de toutes les mesures susceptibles de régler dans un cadre judiciaire les atteintes de trahison par des français terroristes en contact avec un état, une organisation ou une entreprise contraire aux intérêts de notre pays, notamment par les articles 421-1 et 421-2 ( Titre II : Du Terrorisme).

Je me félicite que François Fillon, parmi nous, reprenne ce thème important et je ne désespère pas d’en convaincre mes collègues enfermés dans une législation antiterroriste de la période Taubira que nous nous contentons de rafistoler. La guerre consiste à adopter un droit de la guerre.

Je voudrais dire surtout que je suis consterné par les lenteurs administratives et politiciennes à fermer et interdire les mosquées djihadistes, salafistes et autre islamisme radical, mais nous ne pouvons tolérer des propos incendiaires de ces imams qu’il faut expulser de toute urgence.

Dix mosquées d’entre elles simplement ont été sanctionnées et nous savons qu’il y en a 130 environ de ce type sur le territoire français déversant des torrents de haine contre la France à travers des prêches et divers relais de communication, notamment celui d’internet. Il y a là un foyer qui porte la responsabilité d’aggraver l’ordre public qui justifie des sanctions immédiates. Ce que le gouvernement promet mais ne fait pas.

Enfin j’ai suffisamment prôné la clarification de la politique française en Syrie où nous nous sommes fourvoyés pendant plusieurs années aux côtés de rebelles soi-disant modérés qui en fait étaient dominés par Al-Qaida. Il n’est jamais trop tard, mais que de moyens et de temps perdus avant de frapper au cœur l’ennemi qu’est DAESH. La France participe à 5 % de l’effort militaire contre DAESH, c’est trop peu, nous sommes loin des rodomontades d’un gouvernement qui ne respecte ni la transparence (cf la polémique actuelle à Nice) ni la vérité pour se gargariser d’autosatisfaction présidentielle.

Pitoyable débat, pitoyable politique, pitoyable aveuglement. Nous devons venger nos victimes.

DEPUTE DE PARIS – MAIRE DU XVIe ARRONDISSEMENT – ANCIEN MINISTRE

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