Ignoble attentat contre un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray : il faut changer notre politique pénale et de renseignement

prise-otageSaint-Étienne-du-Rouvray

Après l’ignoble attentat contre un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray il convient d’agir de toute urgence et deux constats au moins s’imposent :

– Notre système pénal de législation antiterroriste voté et modifié à plusieurs reprises ne correspond pas à la réalité de la situation qui se poursuit sur notre territoire. Je demande que soit appliqué le livre IV de notre Code Pénal, véritable législation pénale de guerre, beaucoup plus répressif et dissuasif que les mesures adoptées, modifiées et sans effets réels depuis plusieurs mois. Je me félicite qu’enfin certains responsables des Républicains, notamment François Fillon, aient compris l’urgence de changer notre dispositif pénal et cela sans porter atteinte à nos principes juridiques.

-Il faut de toute urgence unifier nos systèmes de renseignement. Notre système de renseignement doit développer des procédés de prévention à travers des technologies d’intelligence artificielle.Des recherches sont en cours. Elles doivent être accélérées dans l’urgence avec tous les moyens nécessaires.

Quand la vérité sur Daesh éclate en direct sur LCP

CG LCP 30.09

Plusieurs millions d’internautes ont pris connaissance ces derniers jours sur les réseaux sociaux de mon intervention du 30 juin 2015 sur LCP.

Il y a des moments où quelle que soit la couleur politique, les français sont tenus de connaitre la vérité même et surtout si elle est difficile. Les falsifications nous ont conduits à la situation que nous connaissons à l’égard des attentats qui frappent la France depuis plusieurs mois.

La France est en guerre, elle doit gagner cette guerre et donc s’en donner les moyens.

L’urgence est un leurre, il faut mener une vraie guerre contre DAESH


Nous avons voté la prolongation des mesures d’urgence suite à l’attentat qui s’est déroulé à Nice ce 14 juillet et je voudrais partager avec vous quelques réflexions qui traduisent mon amertume et ma colère car le vote de mesures d’urgence et la faiblesse des modifications apportées ne changeront probablement pas une situation exceptionnelle et dramatique que le gouvernement ne veut ni ne peut prendre à bras le corps.J’ai assisté, en effet, à l’Assemblée nationale, non sans stupeur, a un exposé du Premier ministre, qui après la lamentable prestation du Président de la République, se vantait de la riposte qui nous avait permis de contrôler la situation (comme on a pu le constater à Nice.)

Le Premier ministre nous affirmant que les services des renseignements avaient déjoué 7 attentats accablant ainsi le Président de la République, qui informé de cette situation n’avait pourtant pas voulu prolonger l’Etat d’Urgence le 14 juillet à 12h : infos bidon ou irresponsabilité totale du Président, nous avons le choix ?!

L’opposition s’est ainsi trouvée face à un mur d’autosatisfaction et de conservatisme. Nous avons toutes les raisons de croire que le nouvel état d’urgence n’aura pas plus de résultats que les précédents. Nous en avons les moyens juridiques, si la volonté existe, de régler beaucoup de situations sans pour autant tomber dans des mesures d’exceptions décriées. Je le répète depuis des mois.

Depuis la guerre d’Algérie, nous disposons dans le livre 4 du Code pénal, de toutes les mesures susceptibles de régler dans un cadre judiciaire les atteintes de trahison par des français terroristes en contact avec un état, une organisation ou une entreprise contraire aux intérêts de notre pays, notamment par les articles 421-1 et 421-2 ( Titre II : Du Terrorisme).

Je me félicite que François Fillon, parmi nous, reprenne ce thème important et je ne désespère pas d’en convaincre mes collègues enfermés dans une législation antiterroriste de la période Taubira que nous nous contentons de rafistoler. La guerre consiste à adopter un droit de la guerre.

Je voudrais dire surtout que je suis consterné par les lenteurs administratives et politiciennes à fermer et interdire les mosquées djihadistes, salafistes et autre islamisme radical, mais nous ne pouvons tolérer des propos incendiaires de ces imams qu’il faut expulser de toute urgence.

Dix mosquées d’entre elles simplement ont été sanctionnées et nous savons qu’il y en a 130 environ de ce type sur le territoire français déversant des torrents de haine contre la France à travers des prêches et divers relais de communication, notamment celui d’internet. Il y a là un foyer qui porte la responsabilité d’aggraver l’ordre public qui justifie des sanctions immédiates. Ce que le gouvernement promet mais ne fait pas.

Enfin j’ai suffisamment prôné la clarification de la politique française en Syrie où nous nous sommes fourvoyés pendant plusieurs années aux côtés de rebelles soi-disant modérés qui en fait étaient dominés par Al-Qaida. Il n’est jamais trop tard, mais que de moyens et de temps perdus avant de frapper au cœur l’ennemi qu’est DAESH. La France participe à 5 % de l’effort militaire contre DAESH, c’est trop peu, nous sommes loin des rodomontades d’un gouvernement qui ne respecte ni la transparence (cf la polémique actuelle à Nice) ni la vérité pour se gargariser d’autosatisfaction présidentielle.

Pitoyable débat, pitoyable politique, pitoyable aveuglement. Nous devons venger nos victimes.

Quel niveau pour les enseignants ?

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Madame la ministre, vous avez annoncé une très forte augmentation des effectifs dans le prochain budget pour l’Education Nationale. Mais beaucoup s’interrogent sur la qualité de ces personnels.

Nous devrions pouvoir disposer de catégories précises dans ce domaine, notamment en ce qui concerne le personnel enseignant certifié et agrégé.

Beaucoup de personnes s’inquiètent et des informations circulent sur le niveau des concours du capes et de l’agrégation de cette année, jugeant que l’aspect quantitatif ne saurait être privilégié au dépens de la qualité

Cette attitude est extrêmement dommageable pour l’Education Nationale et elle mérite d’être relevée.

Madame la ministre, pourriez-vous nous donner l’état précis du déroulement du capes et de l’agrégation permettant l’affectation des postes que vous envisager de répartir ?

Une étude d’impact pour le nouveau statut de Paris

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Les propos tenus récemment par la maire de Paris et confortés par le gouvernement laissent à penser qu’il y aurait un projet de loi modifiant le statut de Paris dans les mois qui viennent.

Face à l’absence de concertation et d’information, beaucoup de parisiens sont inquiets et se posent des questions en particulier dans le secteur administratif.

Y’a-t-il l’abrogation de la loi PLM et cela implique t’-il un nouveau statut de Paris différencié des systèmes actuels connus à Lyon et Marseille ?

Sur un certain nombre de points et notamment la fusion de la commune avec  le département, de très nombreuses difficultés devront être éclairées sur les conséquences statutaires pour les personnels.

Pourrait-on disposer d’une étude d’impact précise avant d’entamer la discussion de cette mesure au parlement ?

Le XVIe à l’honneur ! Le Corbusier classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Je me félicite que l’œuvre architecturale de Le Corbusier ait été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
17 sites ont ainsi été classés dont 10 se situent en France et 2 dans le 16e arrondissement :

– Les maisons La Roche et Jeanneret construites dans les années 1923-1925, au 8-10 square du Docteur Blanche, bureaux de la Fondation Le Corbusier depuis plus de 45 ans

– Son appartement-atelier au 24 rue Nungesser-et-Coli qui occupe les deux derniers étages de l’immeuble Molitor, conçu entre 1931 et 1934 avec son cousin et associé, Pierre Jeanneret, où l’architecte vécu jusqu’à sa mort. Il s’agit du premier immeuble d’habitation de verre de l’histoire de l’architecture dont la situation géographique et l’environnement répondent à l’époque au critère de « Ville radieuse ».

Ces réalisations comptent parmi les mieux conservées au monde et nous espérons que cela renforcera le caractère patrimonial de la rue Nungesser et Coli tout comme celle du docteur Blanche et non loin celle de la rue Mallet Stevens. Le 16e arrondissement a la chance d’accueillir des lieux historiques, artistiques et architecturaux, véritables témoins de l’Histoire, dans les quartiers d’Auteuil et de la Porte de Saint Cloud dont la préservation nécessaire vient d’être reconnue par l’UNESCO.

En espérant que cela incite la municipalité parisienne à considérer ainsi que l’urbanisme et le logement peuvent être qualitatifs et non réduits à une politique de chiffre.

14 Juillet : l’horreur à Nice

Nice

L’émotion est profonde et la compassion est grande à l’égard des familles des victimes et de tous ceux qui vont rester traumatisés à vie par cet évènement.

Mais la colère est forte. Elle doit être celle des politiques. Je ne souhaite pas me laisser endormir une fois de plus dans le seul discours d’union nationale, certes nécessaire, mais qui n’est pas suffisant.

Après le Bataclan, beaucoup de résolutions avaient été prises, mais les bonnes résolutions de départ se sont oubliées devant les difficultés administratives qui dominent ce secteur comme les autres dans notre pays. Le gouvernement n’a pas su briser les résistances internes : divisions des services de renseignement, difficulté de mise en place d’un système européen, caractère tardif de la guerre contre Daesh, refus de mettre en place des juridictions d’exception et d’assimiler le terrorisme par des Français à des actes de trahison avec des peines (prévues pourtant par le code pénal) plus lourdes et des mesures de rétention. L’état d’urgence, même s’il faut le maintenir, ne suffit pas ; ce qui s’est passé hier le démontre. On ne peut pas continuer à tenir un discours informant que nous sommes en guerre et ne pas prendre des dispositions suffisantes pour mener cette guerre ! Cette guerre, qui sera longue, implique en effet des mesures exceptionnelles et une énergie nationale que nous ne retrouvons pas dans les mesures insuffisantes du gouvernement.

Paris commune ou Grand Paris : la querelle ouverte des berges de la Seine rive droite.

Grand Paris

Mes observations au président de la commission d’enquête «  Aménagement des berges de Seine ».

Comme à son habitude Mme Hidalgo ne s’embarrasse pas de concertation. Elle a décidé proprio motu de supprimer l’accès aux voitures des berges de la Seine rive droite à Paris, sur un linéaire de 3,3 km, voie Georges Pompidou, de l’entrée du tunnel des Tuileries à la sortie du Tunnel Henri IV.

Comme d’habitude, l’enquête publique mise en place se limite à une concertation factice puisque sur 2 millions d’habitants seuls 400 avis ont été favorables, chiffre qui pour autant n’entraîne pas la Mairie de Paris à revoir sa décision.

Les reports de circulation n’ont pas fait l’objet d’un examen approfondi. En réalité, le poids essentiel porte sur les départements tels que le Val de Marne ou les Hauts-de-Seine, directement concernés par les perspectives de ralentissements et de bouchons, ce qui suscite la colère des maires de banlieue, de droite comme de gauche d’ailleurs.

La Mairie de Paris se fonde sur l’amélioration de la qualité de l’air pour les bobos du centre parisien au détriment de la pollution engendrée chez les « méchants banlieusards ». La logique eut été de proposer aux maires de banlieue de discuter d’un plan alternatif. Il n’en a pas été ainsi et nous pouvons nous attendre à des situations très graves dans les mois qui viennent.

Mais cette décision pose des problèmes encore plus importants, pour l’avenir :

  • La création d’un Grand Paris gène de toute évidence la municipalité parisienne qui pratique depuis plusieurs mois une politique de fermeture et de centralisation de plus en plus vigoureuse tout en chantant dans les médias que le Ville de Paris est ouverte au Grand Paris .
  • La mutation de Paris en Grand Paris va nécessiter sans doute un nouveau statut pour la ville que nous devrons rédiger et faire voter si les électeurs nous en donnent la possibilité à partir de mai 2017. On ne peut pas imaginer que certains axes comme les berges de la Seine ou le périphérique soient considérés comme de simples voies communales sans tenir compte des impacts sur les transports dans le Grand Paris.

La précipitation de Mme Hidalgo est très révélatrice d’un choix qui fait de Paris une ville fermée quand tout pousse à mettre en place une grande collectivité territoriale dans l’ensemble de l’Ile-de-France dont le Grand Paris a besoin pour être compétitif vis-à-vis des grandes métropoles mondiales.

Retrouvez mon courrier envoyé au Président de la Commission d’enquête « Aménagement des berges de Seine », M. François Amblar:

La fausse mixité sociale par l’application d’AFFELNET

turgot

De nombreuses questions se posent concernant l’application à Paris de la procédure informatisée d’affectation des collégiens dans les lycées AFFELNET.

Il apparait de toute évidence que ce système appliqué mécaniquement pose des problèmes considérables dont le lycée Turgot est actuellement la principale victime.

En effet, les critères accordés à l’insertion sociale conjugués aux demandes exprimées par l’ensemble des élèves boursiers provoquent des effets qui méritent d’être sinon supprimés sinon modifiés.

80 % des collégiens qui entreront en seconde générale dans ce lycée sont des boursiers qui excluent de ce fait des élèves qui n’ont pas démérités et qui se retrouvent avec des moyennes de 14/20 dans l’impossibilité d’intégrer le lycée Turgot.

Il est urgent que des modifications soient apportées. Le système ne tient pas compte de deux éléments : l’égalité des notes attribuées dans la diversité des établissements qui contribuent au système et la consultation des parents d’élèves, ce qui rend extrêmement strict et sévère la possibilité de choix familial qui reste important tout comme  la proximité géographique des adresses des élèves concernés.

La discrimination positive aboutit ainsi au contraire de la mixité sociale comme souvent dans ce genre de pratique artificielle basée sur des coefficients.

Je souhaite connaitre l’avis de la ministre de l’éducation nationale sur les accommodements qui pourraient être apportés dans l’immédiat sur ces expérimentations et sur la manière dont la ministre et le rectorat de Paris vont se dégager des inconvénients majeurs engendrés par ce disfonctionnement grave qui perturbe le système scolaire et tout Paris.

DEPUTE DE PARIS – MAIRE DU XVIe ARRONDISSEMENT – ANCIEN MINISTRE

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