Le petit-déjeuner « Allô Paris bobo »

Photo_apb J’ai réuni hier, pour le 1er petit-déjeuner "Allô Paris bobo", une quinzaine d’experts autour de la thématique du développement économique à Paris.

Paris ne pourra rivaliser avec Londres, New York et demain Berlin, si les élus de cette ville, et le maire à leur tête, ne mettent pas en place une politique volontariste de développement économique. Paris doit redevenir la ville de l’excellence, qui attire les meilleurs étudiants, chercheurs, les investisseurs. Il faut un projet novateur pour Paris, et particulièrement en matière économique. Je rencontre d’ailleurs ce soir les Jeunes actifs pour en parler. 

Lors de ce petit-déjeuner, outre les mesures concernant l’économie de l’intelligence et l’économie touristique, nous avons approfondi le projet de couverture du périphérique.

Dans le sondage que je vous propose depuis quelques jours, vous êtes plus de 79% convaincus que la couverture du périphérique est une nécessité pour développer les échanges entre Paris et les communes voisines.

J’ai récemment lu dans un quotidien que ma proposition de couvrir le périphérique était un projet "pharaonesque" qui coûtait près de 7 milliards d’euros. Vous pouvez imaginer ma surprise et celle des experts que j’avais consultés en lisant ce chiffre.

Voici les vrais chiffres : le boulevard périphérique c’est 35 km de voie routière autour de Paris qui appartiennent à la Ville. Une partie est déjà couverte et les travaux envisagés concerneraient 15 à 16 km. Chaque kilomètre recouvert coûterait 100 millions d’euros. La facture globale s’élèverait donc à 1, 8 milliard d’euros.

La ville de Paris disposerait ainsi de 50 hectares pour aménager des espaces verts, construire des logements et des bureaux. On pourra construire raisonnablement sur 20 hectares environ 400 000 mètres carré, qui vendus à des investisseurs rapporteraient à la Ville de Paris 800 millions d’euros.

Si la région Ile-de-France subventionne le projet, la couverture du périphérique devrait coûter au final 750 millions d’euros aux Parisiens. Ce projet, étalé sur deux mandatures, est un appel d’air pour l’économie parisienne.

Paris est une petite capitale enfermée dans ses 105 km2. Le périphérique forme une véritable frontière entre Paris et ses voisins. Sa couverture permettra de réaménager les entrées de la ville par la création de nouveaux espaces et équipements, mais supprimera également les nuisances pour les 100 000 riverains.      

12 réflexions sur « Le petit-déjeuner « Allô Paris bobo » »

  1. Cette idée est une de vos meilleures. J’espère simpleemnt qu’elle n’occasionnera pas, une fois lancée, car je ne doute pas un seul instant de votre élection, les mêmes nuisances que l’édification du tramway.

  2. Très bonne idée, déjà ancienne. Toutefois, vous citez Londres fréquemment, pourquoi ne pas faire payer l’accès au centre ville, voire à Paris comme c’est déjà le cas dans la city. La vraie nuisance, c’est la voiture, la pollution me semble-t-il.Développer les transports alternatifs serait plus intelligent qu’un énième projet d’urbanisation donnant encore une fois la primauté de la voiture comme acquise jusqu’à la fin des temps. Quand aux nuisances d’une couverture, pour répondre à Jean-François, je crains que ce ne soit encore pire que celle du Tramway car il faudra dévier la circulation (avec le Tramway effectif ça va être grand). Pouquoi serait-ce à l’ile de France à financer un projet parisien ? Le problème, globalement, de tous ces raisonnements est qu’ils sont enferrés dans de vieux schémas de pensée, sans aucune originalité. Il faut ménager l’électorat, mais ce faisant, cela contribue un peu plus à vous couper de la réalité et de l’avenir…

  3. Décidemment, vous êtes incorrigible! Ou avez vous vu que le tramway était un mur ? (interview de METRO de ce jour) Les strasbourgeois, les bordelais ont-ils constaté cela ? Que nenni ! Ils adorent et adoptent le tramway (4500 voy/h et non 3000!)…
    En quoi le tramway bride t-il l’économie ? Bien au contraire, il la favorise, ne serait-ce que par les travaux de construction et de requalification urbaine dont il est l’élément déclencheur. Il favorisera notamment l’accès au Parc des Expositions de la Porte de Versailles par la présence des deux lignes qui le desserviront (T2 et T3).
    Quant aux capitales européennes, la plupart ne construisent pas de réseaux de tramway parcequ’effectivement, elles ont souvent déjà une réseau conséquent ! Par contre beaucoup construisent de nouvelles lignes (ex : Berlin, Rotterdam, Londres, Rome,…)
    Quant aux bus électriques, ils n’existent PAS ! Il circule uniquement quelques minibus qui emportent leur poids de batterie (!) pour des parcours spécifiques (ex montmartobus).
    J’ai bien peur que toutes ces rectifications ne soient pas très utiles, tant pis .

  4. Cher Claude,
    J’espère que vous allez vite demander des explications, après cet article que je viens de lire dans Vingt Minutes. Bernard Debré vient encore mettre son grain de sable. N’a-t-il pas assez à faire avec ses malades à Paris et Shangaï ? C’est un véritable scandale que les urnes vont contrecarrer, j’en suis perduadé.
    « A droite, les primaires sont-elles jouées d’avance ? Bernard Debré, futur candidat UMP aux municipales parisiennes, mais qui a refusé de participer aux primaires, affirme que « tout sera fait pour que Françoise de Panafieu sorte vainqueur, dès le premier tour ! » Le député pense même que le vote des militants par Internet est la « porte aux arrangements », pour favoriser la députée-maire du 17e… Le scrutin pour la désignation du candidat UMP aux municipales aura lieu par Internet entre le mardi 21 et le
    vendredi 24 février, le vote manuel, le samedi 25 février. Si personne n’obtient la majorité, un second tour entre les deux premiers serait organisé entre le 28 février et le 3 mars par Internet, et le 4 mars en manuel. « Mais il ne peut pas y avoir de deuxième tour, car face à un candidat unique, Panafieu se ferait battre. Et cela Nicolas Sarkozy ne peut ’accepter », affirme-t-il encore. « A l’origine, Claude Goasguen avait réussi à convaincre Nicolas Sarkozy qu’il était le candidat légitime pour affronter Delanoë. Le système des primaires lui convenait puisque, avec sa clientèle d’électeurs, il était bien placé pour en sortir vainqueur », raconte Bernard Debré. Mais les deux sondages organisés durant ces primaires, et qui plaçaient chaque fois Françoise de Panafieu devant ses concurrents, seraient venus changer la donne. « Panafieu est venue perturber le jeu, avec un sondage qu’elle a fait commander, alors qu’il ne devait pas y en avoir, et d’où elle sortait en tête. Ça a été l’affolement à l’UMP. Vu l’importance qu’il accorde aux sondages, Sarkozy était obligé de prendre en compte celui-ci, d’autant qu’un second est venu le confirmer. Il ne pouvait plus faire sortir de ces primaires un candidat qui n’était pas le préféré des Parisiens. Il s’est fait piéger ! » Mickaël Bosredon

  5. De toute façon Jean-François, le sondage, bien avant tous les retours de baton qu’a subis Panafieu, était en soi un manque de respect pour les militants car il sondait les parisiens dans leur ensemble.
    Il s’agira la semaine prochaine d’élire le candidat le plus compétent, et non le plus « people », le plus « in » et le plus « ardisson ».
    Ainsi on pourrait dire ironiquement, « Claude abuse, au lieu de passer chez Ardisson il est dans l’hémicycle! »

  6. Je voudrais répondre à YBI.
    La différence entre le tramway parisien et ceux d’autres villes européennes ou françaises, c’est qu’à Paris le tramway ne rentre pas dans la ville, il suit la frontière au Sud. Y’a quand même une sacrée différence !!!
    Je suis stupéfaite par la mauvaise foi de certains blogeurs animés simplement par un esprit de contrarieté.
    Les bus électriques existent mais on ne les achète pas, c’est différent. Ils ont une autonomie de 350 km, c’est encore trop peu mais les constructeurs font des progrès d’année en année. Il ne manque en fait que la volonté politique actuelle.
    Je vous soutiens Claude, vous êtes le seul candidat capable de gagner en 2008.

  7. Pourquoi ne pas carrément interdire les sondages concernant une élection ou tout du moins leur publication ?
    Sérieusement, au-delà de la question récurrente sur leur fiabilité (et là je ne vais pas revenir sur la sombre histoire qui a remué le mouvement il n’y a pas si longtemps), je me pose des questions sur leur intérêt général. Et je me demande même s’ils ne seraient pas néfastes pour notre démocratie.
    Ils enferment les français dans une sorte de passivité civico-intellectuelle. « Bon, je vais voter pour tel candidat car visiblement il est soutenu par la majorité du groupe ». Là, on est proche du syndrome des montons de panurge. Et bonjour, les dégâts ! Non franchement, ces sondages n’incitent pas l’individu à voter utile et intelligent mais à voter d’une manière machinale sans aucun sens critique. C’est pathétique !
    En revanche, je ne suis pas contre le fait de sonder régulièrement la population sur l’opinion qu’elle se fait des hommes (ou des femmes) politiques et des idées qu’ils véhiculent. Ces enquêtes d’opinion sont en partie là pour les faire évoluer, eux et leur programme.
    Pour revenir à ces primaires, je vais voter utile et intelligent comme j’essaie de faire à chaque élection. Je vais voter pour Claude Goasguen ! Le seul candidat qui colle vraiment au job…

  8. Permettez moi, pour une fois, de ne pas vous approuvez Mr Goasguen.
    Quel interet y a t’il à couvrir le peripherique, mise à part pour les plus proches riverains ? Il est à noter que les personnes vivant à proximité du periph’ y ont toujours vécu, on ne leur a pas planté le periph’ comme ça du jour au lendemain sous les yeux !
    Actuellement l’on procède à la couverture Pte de Lilas et je ne vous dis pas le bazar que cela provoque au niveau circulation, sans compter les fermetures noctures incessantes du periph’ pour travaux…
    Souvent je me vois obliger de faire le tour dans l’autre sens pour rejoindre mon habitation, d’ou perte de temps et augmentation de la pollution de par le fait de km parcourus injustifiés !!

  9. Il faut tout d’abord penser à l’économie, car sans elle, plus rien est possible. Tous ces commercants de Paris, tirent-ils un seul bénéfice du tram? Non, aucun. Les gens ne viennent plus faire leurs courses à Paris car le tram crée des embouteillages monstres! Comment faire?

  10. Bonjour Mr Goasguen
    Je reviens sur l’estimation faite pour votre projet de couverture du Périphérique
    en joignant un article paru dans l’Hebdomadaire professionnel Le Moniteur des Travaux Publics du 10 / 02 /2006 page 27 :
    « la RN 113 à Neuilly sur Seine est une partie de la grande avenue entre l’Arc de Triomphe de l’Etoile et La Défense
    150.000 véhicules y passent quotidiennement.
    La DDE des Hauts de Seine (95) évalue le coût de sa couverture (2×3 voies)
    à 750 millions euros (prix 2002) pour une longueur de 1,4 km .
    Si la réalisation est lancée, le premier tube sera ouvert au plus tôt en 2013. »
    [fin de citation]
    Ceci fait 535 millions euros le kilomètre .
    Sans faire un parallèle strict entre la RN 113 et le périphérique, je me permets de douter, malgré les dires des techniciens que vous avez consultés, qu’on puisse donc recouvrir celui ci au prix de 100 millions par kilomètre.
    Salutations
    B.Girard

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