François Bayrou, le poujado-centriste

Dépêche AFP du mardi 20 février 2007

Le député UMP de Paris, Claude Goasguen, a estimé mardi que le candidat UDF à la présidentielle, François Bayrou, défendait un "schéma personnel plus qu’un projet politiqueé en faisant du "poujado-centrisme".

"Le programme UDF est plus un schéma personnel d’intentions qu’un véritable projet politique", a dit M. Goasguen, dans les couloirs de l’Assemblée nationale. "De ce point de vue, a poursuivi le député de Paris, toute proportion gardée, parce qu’il n’est pas sur le même registre, la démarche de M. Bayrou ressemble à celle de quelqu’un comme Le Pen qui, il y a quelques années, disait "Y’a qu’à tout changer".

Selon lui, "c’est du poujado-centrisme qui pose un problème : celui de la crédibilité de la politique qui consiste à faire croire que tout peut se faire par l’opération du Saint-Esprit". "On ne fait pas de la politique en ramassant de bonnes idées ou de bonnes intentions", a poursuivi M. Goasguen. "Si François Bayrou est cru, cela veut dire que nous avons mal porté notre discours, donc nous allons certainement le modifier".

Il a ironisé sur "l’attitude politique nouvelle" de M. Bayrou, qui "a été longtemps dans les gouvernements et n’a jamais été réputé pour son sens de la contestation. Voilà un centriste qui devient contestataire, c’est donc bien une attitude personnelle", a-t-il lancé.

En revanche, a-t-il dit, "dans le débat Sarkozy-Royal, vous avez deux forces politiques différentes avec un projet argumenté et longuement discuté par les militants. Ce qui ne paraît pas être le cas du projet UDF pour l’instant".

4 réflexions sur « François Bayrou, le poujado-centriste »

  1. Monsieur Goasguen,
    Comme vous je suis libéral. Etes-vous conscient que de nombreux libéraux, dont je fais parti, rejoignent aujourd’hui François Bayrou?
    Avez-vous écouté ce matin sur France Inter Mr Guaino et sa diatribe contre la dictature du marché?
    Merci de me donner votre opinion…

  2. Un papa-poule pour la maison France ?(note faisant suite au reportage de France 2, hier soir)
    Ah ! qu’il est rassurant, frais, attentionné, gentil avec les gens, serviable … bon père et bon mari, comme on en voudrait toutes un chez soit (si on aime le moelleux !)
    Pourtant… voyons, mais qu’est-ce qui ne va pas ? « c’est p’t êt’ la couleur ! », comme dit la pub …
    C’est ça, il y a un un problème de couleur, chez François Bayrou, mais à l’inverse des caméléons: rouge sur un support bleu et bleu sur un support rouge, si vous voyez ce que je veux dire. De sorte qu’on le voie. Du genre qui dit « noui » ou « ouon » … bref, on ne sait plus trop où on en est ! Et la France qui a besoin de repères … trouve-t-elle cela lisible ?
    Personnellement, j’ai beaucoup d’estime pour le parcours personnel, l’attachement aux racines, l’intellectuel, l’homme de lettres, proche de la nature. Mais je ne saisis pas les convictions : il y a comme une inconsistance, une façon d’être à côté au lieu d’être dedans, tout en faisant croire à ceux qui sont dedans qu’on est avec eux. Par exemple, il nous a été dit à plusieurs reprises qu’il était catholique pratiquant. Mais qu’en fait-il ? Rien, visiblement, puisqu’il dit qu’il faut gouverner pour tous, c’est-à-dire pour ceux qui croient et les autres. Bien évidemment ! Mais si, précisément, le message chrétien donnait à ceux qu’il porte, la force et la clairvoyance qui permet de proposer le meilleur à tous, plutôt que de ne leur jeter qu’une sorte de médiocrité passe partout ?
    François Bayrou n’a même pas eu le courage d’avouer une source d’inspiration possible, un regard sur l’Homme, reconnu dans son unicité et dans sa valeur pour lui-même et pour la société, considéré comme un être spirituel et non comme une marchandise … Il y aurait eu tant à dire.
    Mais François Bayrou n’a rien dit.
    Non, François Bayrou en est resté au geste, à la posture, aux clichés.
    C’est ce qui s’appelle passer à côté du sujet…
    http://claudehelenemartin.hautetfort.com/

  3. Pour ceux qui voudraient faire du triomphalisme à l’occasion de la candidature de Monsioeur Sarkozy, je livre les conclusions d’une étude qui offre un contrepoint assez intéressant :
    Dans une note détaillée, l’ESISC (European Strategic intelligence & Security center) revient sur les émeutes de novembre 2005. Extraits :
    « L’augmentation croissante des incivilités, des crimes et délits, le rajeunissement de la population délinquante et la détérioration constante du marché de l’emploi pour les personnes les moins qualifiées (statistiquement surreprésentées dans les banlieues en crise) permettent d’avancer l’hypothèse de la prévisibilité des émeutes de l’automne 2005. De même, ces différents paramètres laissent présager une aggravation de la situation, qu’elle prenne ou non la forme spectaculaire de violences urbaines généralisées. […]
    Lors des émeutes de l’automne 2005, les bandes guerrières ont démontré leur intention de régner sans partage sur leurs territoires. […] Cette particularité territoriale a été, il nous semble, sous-évaluée. [I]l faut s’attendre dans les prochaines années à l’apparition de «guerre des gangs » de même nature que celles qui se sont imposées dans les mégalopoles sud ou nord-américaines. De même, si comme nous le pensons, la guerre […] s’installe dans les banlieues, les guets-apens tendus aux forces de l’ordre et aux services de secours se multiplieront et gagneront en violence. […]
    Rien ne permet de considérer que cette situation, banale en banlieue, s’améliorera dans les années à venir. Au contraire, les indicateurs de ces dernières années démontrent l’aggravation de la situation. […] Manifestement, les politiques de prévention et de répression mises en place par les gouvernements successifs de gauche et de droite, se sont avérées inopérantes. Cette inefficacité n’est pas à mettre, comme c’est si souvent le cas, sur le compte du chômage et de la précarisation des travailleurs les moins qualifiés. De 2000 à 2005, le marché de l’emploi est resté relativement stable alors que les crimes et délits contre les personnes augmentaient de 40%. Une croissance logique en regard de l’impunité accordée aux délinquants : dans 96% des cambriolages, 94% des vols de voitures et 88% des vols avec violence, le délit ou le crime reste impuni. Autrement dit, une poignée de délinquants ultrarécidivistes exerce en toute impunité sa loi sur les citoyens. […]
    Les forces de l’ordre sont confrontées à la stratégie redoutable déployée par les bandes d’adolescents et de très jeunes adultes. Leurs adversaires, de plus en plus violents et de mieux en mieux organisés, leur imposent de «venir au contact» suite à leurs provocations délibérées. Dans ce scénario, l’initiative appartient aux bandes et pas à la police. […].
    [S]i l’Etat se défausse de ses responsabilités en matière de maintien de l’ordre, c’est-à-dire de l’obligation qui lui incombe d’assurer la sécurité de tous les citoyens, il perdra le peu de la souveraineté incontestable qu’il lui reste. »

  4. C’est clair qu’il faut tout changer.
    Mr Bayrou comme Mr Le Pen ont raison.
    La corruption va trop loin, les accointances directes avec le Sionistan sont tellement flagrantes que tous les Français s’interrogent sur qui gouverne. Sommes nous devenus une province d’Eretz Israel ?
    Je ne vous salue pas. Votre discours en faveur des criminels sionistes ne vous honore pas, et nous vous en tiendront rigueur. Vous êtes censé représenter la France et non pas un entité dont les crimes sont exponentiels.

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