Présidentielle: l’UMP travaille à un projet de loi de réforme de l’université

Dépêche AEF du mardi 6 mars

Un projet de loi de réforme de l’université est en cours d’élaboration à l’UMP pour qu’il puisse être soumis à concertation à la rentrée de septembre 2007, affirme à l’AEF Claude Goasguen, député de Paris et délégué général à la recherche et à l’université à l’UMP.

"C’est une priorité de Nicolas Sarkozy et nous sommes déterminés", assure-t-il. "Il faut aller très vite et négocier avec les présidents d’université et les organisations syndicales. Cela ne sera pas facile, mais la communauté universitaire sait que désormais l’université est devenue une priorité. Depuis que l’économie de la connaissance est en cause, la droite s’est emparée de la question de l’enseignement supérieur. Elle aurait pu le faire plus tôt." Claude Goasguen confirme qu’il fait partie de ceux, à l’UMP, qui souhaiteraient se voir confier des responsabilités ministérielles dans le domaine de l’éducation et/ou de l’enseignement supérieur, en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

"Cette réforme devra porter sur les structures universitaires. En revanche, elle ne doit pas conduire à une augmentation des droits d’inscription", estime le député. "Cette mesure serait mal perçue, notamment par les classes moyennes, et ne serait pas gérable politiquement. Et elle risque de mettre en cause la réforme dans son ensemble." Par ailleurs, la réforme devra laisser le choix aux universités de bénéficier d’une autonomie plus large. "En tant qu’universitaire, j’étais sceptique sur ce principe. Mais finalement, je suis convaincu qu’il faille prendre en compte la réalité: les universités sont nombreuses et disparates." Claude Goasguen pense aussi qu’il faut réduire le nombre d’universités: "Ça va faire grincer des dents, mais cela ne signifie pas que l’on supprime des sites universitaires." Pour lui, "la politique universitaire n’est pas compatible avec la politique d’aménagement du territoire, contrairement à ce qui a été fait depuis des années. Le dernier avatar est d’ailleurs la création de l’université de Nîmes." Claude Goasguen ajoute: "La pensée marxiste a ralenti la progression de l’université. L’aménagement du territoire l’a achevée."

PAS DE SÉLECTION

S’agissant des présidents d’université, dont le mandat doit pouvoir être renouvelé, ils doivent avoir davantage de "responsabilités" et de "marges de manoeuvre" notamment sur la "gestion des cursus afin de régler la question des goulets d’étranglement, en régulant les inscriptions". Il ne s’agit pas de sélection, assure Claude Goasguen qui se dit hostile à son instauration: "La sélection signifierait que l’on veut moins d’étudiants alors qu’il n’y en a pas assez. Il faut plutôt une orientation forte, notamment lors d’une année probatoire." En outre, les universités doivent pouvoir passer des conventions avec des établissements privés et trouver des financements complémentaires notamment par le biais de fondations. "Cela ne signifie pas que l’État se désengage puisque Nicolas Sarkozy propose 15 milliards d’euros de plus pour l’enseignement supérieur et la recherche."

Quant à l’insertion professionnelle des diplômés, il s’agit d’un "devoir civique des universités", assure Claude Goasguen. "Jusqu’à présent, l’évolution s’est faite en adaptant les programmes aux réalités professionnelles. C’est une erreur. Les métiers évoluent trop vite. Ce n’est pas l’intérêt de l’université de professsionnaliser ses formations, d’autant qu’ensuite les entreprises perfectionnent les jeunes diplômés. Il faut limiter les spécialisations et construire des licences plus générales. Et surtout, il faut des personnels ad hoc, en nombre, dans chaque université, qui s’occupent du placement de leurs étudiants, comme dans les universités américaines." D’ailleurs, pour que les étudiants acceptent la réforme de l’université, il faut, en plus des améliorations de leur "vie matérielle" (logement, bourses…), "leur garantir qu’ils ne seront pas perdants", autrement dit qu’il n’y aura pas de sélection et qu’ils pourront bénéficier d’une bonne insertion professionnelle.

PAS DE RÉFORME DU STATUT DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS

Interrogé sur les enseignants-chercheurs, Claude Goasguen répond qu’il n’y aura pas de "grande réforme de leur statut". "Il faudra probablement augmenter leurs salaires – ils sont moins payés qu’ailleurs mais font aussi moins d’heures de cours -, mais il faudra surtout améliorer leurs conditions de travail, qu’ils disposent d’un bureau notamment. Aujourd’hui, très peu d’enseignants-chercheurs sont à plein temps à l’université. La plupart ont des activités extérieures qui leur rapportent plus. L’université est pour eux une carte de visite."

S’agissant du rôle du ministère de l’Enseignement supérieur, "le futur ministre devra accepter que ses activités soient restreintes". En effet, "la tutelle de l’État devra être allégée". Par contre, "le rôle des recteurs pourra être revu en développant leur fonction de coordination et de contrôle a posteriori". Par ailleurs, alors que Nicolas Sarkozy plaide pour un gouvernement resserré de 15 ministres, Claude Goasguen estime que l’Éducation nationale est "un monstre" qui nécessite plusieurs ministres.

Enfin, le député de Paris juge "impensable que les parlementaires n’aient pas leur mot à dire sur l’Éducation nationale en dehors du débat budgétaire". "Il y a trop de décrets et pas assez de lois dans ce domaine", ajoute-t-il. Il plaide pour un débat d’orientation chaque année sur l’Éducation nationale et pour qu’une commission de l’Assemblée nationale soit chargée de ce sujet. "La commission des affaires sociales a beaucoup trop de dossiers à examiner. Mais ces commissions sont inscrites dans la Constitution qu’il faudrait donc modifier."

NB : je ne suis pas responsable des titres choisis, et je pensais en particulier aux enseignants-chercheurs juristes et médecins, qui pratiquent majoritairement aussi hors université.

8 réflexions sur « Présidentielle: l’UMP travaille à un projet de loi de réforme de l’université »

  1. Monsieur Goasguen,
    juste un commentaire sur vos propos concernant les enseignants-checheurs : à généraliser ce qui entoure son nombril (vous êtes juriste, n’est-ce pas ?) à la société entière, on se prend les pieds dans le tapis ! Et si, en droit, éco, psycho et quelques autres niches écologiques, il semble plus ou moins répandu d’avoir des activités extra-académiques lucratives (à vérifier ?), ce n’est pas du tout le cas dans de nombreux autres domaines, à commencer par le mien, celui des sciences naturelles.
    Je suis Maître de conférences en microbiologie, je m’estime effectivement mal payé (mais j’ai fait ce choix en ne voulant pas aller vers la recherche privée, plus lucrative mais laissant moins de liberté), j’ai (toujours eu) un bureau ainsi qu’un ordinateur et un coin de paillasse pour travailler, je passe entre 40 et 50h par semaine à l’université et ne compte pas les heures passées à travailler à la maison (vous pouvez interroger mon épouse si cela vous intéresse), je n’ai aucune activité extra-universitaire qui augmente mes revenus (la aussi, parlez-en à mon épouse, qui me dit qu’elle apprécierait que j’ai le salaire qui va avec mon temps de travail, de plus en plus proches de nos amis cadres du privé), et l’université n’est pas ma carte de visite mais simplement mon métier, et surtout ma passion (sinon, vu les conditions de travail qui se dégradent réguilèrement, j’aurais déja été voir ailleurs depuis longtemps).
    Et le pire, savez-vous, c’est que je n’ai aucun mérite à celà : je fais tout simplement mon métier. Et je ne suis pas un cas d’espèce : des gens comme moi, dans mon université, il n’y a (pratiquement ?) que çà !
    Alors, passez-nous voir lors d’un séjour à Grenoble, on vous montrera la réalité de l’université française… et peut-être, la prochaine fois, tournerez-vous votre langue 7 fos dans votre bouche avant que d’avancer des âneries (si, si, il n’y a pas d’autre termes… enfin si, mais ce serait pire) de l’acabit de celles proférées dans l’antépénultième paragraphe de votre texte !
    Cordialement,
    Yves Markowicz
    Maitre de conférences à l’Université J. Fourier
    Microbiologiste,
    Chargé de mission Relations Internationales à l’UJF
    Chargé de mission pour l’évaluation des formation et des enseignements à l’UJF
    Membre du Conseil National de Sup’Recherche-UNSA (eh oui, en plus de tout ça, je fais du syndicalisme !)

  2. Monsieur Goasguen,
    j’ai moi aussi pris connaissance de la dépêche de l’AEF et je me suis sentie méprisée. De la part d’un responsable politique qui aspire à de hautes fonctions et à réformer l’université, ces propos sont simplement bêtes.
    Dans mon domaine, la Chimie, et mon Université, Grenoble, nous faisons tous plus des 192h équivalents-TD. Pas pour l’argent que ça rapporte (on aurait bien mieux fait d’aller faire des colles en classe prépa ou du travail au noir en tant que plombier !), mais pour nos étudiants car nous avons un déficit en enseignants.
    Et quand nous ne sommes pas en train d’enseigner devant les étudiants, la très grande majorité d’entre nous partage son temps entre l’organisation et l’administration des formations et son laboratoire où nous essayons de faire de la recherche malgré le morcellement de nos journées entre les différentes activités qu’engendrent notre métier.
    L’Université n’est pas pour moi une carte de visite : mes voisins pensent que je ne fais « rien » puisque je suis enseignante à la fac. Vos propos participent de cette mauvaise image. Merci !
    Autre aspect méprisant de votre intervention :  » D’ailleurs, pour que les étudiants acceptent la réforme de l’université, il faut, en plus des améliorations de leur « vie matérielle » (logement, bourses…), « leur garantir qu’ils ne seront pas perdants ». Mais les enseignants-chercheurs, ça compte tellement pour du beurre que ce n’est pas la peine de leur garantir quoi que ce soit.
    Vos propositions de réforme sont intéressantes, mais elles doivent s’accompagner d’une réforme du statut d’enseignant-chercheur, dans ses différents corps, avec une redéfinition claire des tâches, et une réelle prise en compte dans l’evolution de la carrière de l’ensemble des missions. Laisser la possibilité aux enseignants-chercheurs d’avoir des « périodes » avec des métiers différents dans leur carrière sans que certains de ses métiers (généralement s’occuper de l’animation-organisation-administration des formation) ne conduisent dans une impasse en terme de carrière, est également un aspect important d’une réforme de notre statut.
    J’espère que vous ou vos collaborateurs lisez votre blog et que le temps passé à ce commentaire ne sera pas perdu.
    Véronique Blandin
    Maître de Conférences
    Université Joseph Fourier-Grenoble I

  3. J’avoue perdre le peu de latin que je possède dans cette campagne où l’on exprime tout et son contraire!
    Pourquoi C.GOASGUEN est-il si véhément avec F.BAYROU, comme quelques autres également?
    Ils furent proches !
    Il est vrai que j’ai lu certaines notes et ai du mal à croire en leur véracité!
    Je sais qu’en politique ; on critique le lendemain celui qu’on a adoubé la veille et vice-versa mais……..
    Vieil Electeur, je commence à en avoir assez d’avaler des couleuvres!
    A moins que les Politiques soient Multicartes et qu’ils adaptent leur discours et leur programme en fonction des événements!
    On a du mal à les déccrypter!
    F.BAYROU n’est pas le seul à râtisser tous azimuts!
    Pour cela, ils sont tous doués et le champion des champions, en ce domaine, serait assurément élu au 1er TOUR, à la majorité absolue!Tout le monde le connaît!
    Bref, Monsieur GOASGUEN est un universitaire
    de grande renommée; sans doute, espère-til le poste de ministe de l’éducation nationale?
    Assurément , il en a toutes les compétences;
    à condition qu’il ne se fasse pas griller comme pour les primaires à Paris et qu’il fasse attention à ses propos qui, apparemment, ne sont pas forcément appréciés par les ensignants des Universités!
    Comment se fait-il que beaucoup d’étudiants soient attirés par les univesités étrangères?
    C’est excellent pour les cursus, certes!
    Il arrive aussi qu’il y ait des désillusions!
    Le plus inquiétant demeure qu’il y ait trop de chercheurs qui s’exparient et ne reviennent pas ; non pas qu’ils n’en aient point envie mais on ne vit pas que de philanthropie!
    A consulter l’EXPRESS , à propos des universités du Québec et par extension la vie de chercheurs expatriés aux U S A et vous comprendrez!
    Mes respects aux 2 universitaires précédents; il n’y a que les envieux pour jalouser les fonctionnaires considérés comme nantis!
    Voilà 30 ans environ, certains salariés du privé avec moins de diplômes raillaient les enseignants, car ils considéraient leurs salaires de minables; entre parenthèses, beaucoup de postes confiés à des femmes;cela a changé; on s’est mis à envier « ces fonctionnaires nantis » parce que la prospérité pour la multitude s’est
    amenuisée ; c’en était fini
    de la période bienheureuse des
    30 GLORIEUSES!
    Et dans ce cas; c’est tellement simple de se renvoyer les causes des éhecs et de
    jalouser:le terrorisme,la mondialisation,l’économie etc…
    A décharge des politiques qui feraient mieux
    d’expliquer plutôt que de se renvoyer l’ascenseur des échecs!
    Une certitude,je n’accuse aucun politique mais « les Classes moyennes sont en voie de paupérisation » et ce, mondialement!
    Simple constat:
    Les très riches le sont de plus en plus et le nombre des miséreux va crescendo!
    Je ne crois plus au miracle mais combien de temps cela va -t-il durer?
    Il n’y a qu’un DIEU, c’est l’ARGENT et c’est
    regrettable!
    Enfin, ne faudrai-il pas aussi réduire le nombre de ministres,secrétaires d’état; il faut pour exiger de la base, donner l’exemple donc commencer par le haut!
    Nicolas Sarkozy parle de 15 ministres; c’est très-bien mais pourquoi veut-il créer un
    ministère de l’ immigration?
    L’administration française est pléthaurique,
    de la capitale jusqu’à la commune, que d’élus et que de monde!
    Ne parlons pas de toutes ces commissions à tous les niveaux!
    Là aussi, on peut réduire!
    S’il faut choisir; il ne faut pas que ce soit au détriment de ce qui est vital!
    Il faut plus d’infirmières, de professeurs, de médecins et , ici et là, moins d’administratifs et de détachés!
    Je crois que l’heure du PRAGMATISME est arrivée !
    Tout quidam estime que c’est scandaleux et inadmissible de voir AIRBUS, aux carnets de commandes en surabondance dans un tel « Mélo »!
    Un créateur d’entreprises néophyte agirait ainsi; on le traiterait de NUL, d’INCONSEQUENT!
    Bon courage aux enseignants, de tous bords, leur tâche est de plus en plus ardue et risquée ainsi qu’à tous ceux qui sont en contact avec la sphère publique!

  4. mes chers maîtres de conférence, bravo vous êtes certainement des purs , moi personnellement j’ai travaillé 65 heures par mois ONZE mois par an pendant 40 ans , en profession libérale , à la différence de votre Ségo je ne paie pas l’impôt sur la Fortune et ma retraite est inférieure de 25 % à quelqu’un qui a fait le même métier dans la fonction publique ( en bossant deux fois moins) ; pour autant merci de ne pas insulter vos interlocuteurs mais une constatation est là ; les meilleurs universitaires partent de France , les prix Nobel de physique , chimie , médecine ne viennent que du même pays( probablement abominé) les USA, cf le petit Larousse illustré , les résultats scolaires ne sont pas brillants , le niveau de l’école primaire est en chute libre et c’est vérifié par les autres européens , Vous expérimentateurs confirmés cette manip a échoué et vous refusez d’en tirer les conséquences , et vous vous contentez de votre petit train train mais vous avez surtout la trouille de perdre votre sécurité d’emploi , c’est humain mais avez vous une seule fois pensé à tous les gens qui ont travaillé dur et même plus dur que vous mais qui se sont plantés sans secours aucun ; votre réponse peut-être: tout le monde fonctionnaire!! allez visiter les pays qui ont adopté cette politique (mais ne pas faire comme Sartre en URSS); il faudra que vous m’expliquiez vous qui n’avez que ce mot à la bouche , au nom de quelle JUSTICE à 20% de la population vous bouffez 45% du budget de la Nation et vous êtes une part prépondérante du déficit ( 17% de plus )et et pour défendre vos privilèges vous vous defendez comme de vils réactionnaires et que le vouliez ou pas ce sont les autres qui se crèvent de toutes façons la paillasse pour vous . La planète est en danger, l’écologie est necessaire irrémédiablement , dans le même ordre d’idée, le poids de la fonction publique est une véritable pollution pour notre économie et si ce n’est pas reconsidéré en prenant exemple tout BETEMENT (vous aimez ce mot) sur les pays qui ont réussi, la plongée sera rapide , inéluctable et collective y compris avec nous qui l’avons hurlé avant; quand on se dit chercheur il essayer d’avoir l’esprit pragmatique, vous nous faites le coup de l’équation de mathématiques ou de physique expliquée avec beaucoup d’idéologie, je croyais que ce n’était réservé qu’aux lettres, l’HISTIOIRE et la Philo

  5. A Claude,
    Votre véhémence est plus que notoire mais:
    1) Personne ne vous a empêché d’entrer dans la fonction publique pour avoir une meilleure retraite.
    2) Vous faites partie des gens qui ont beaucoup travaillé; il en est d’autres!
    Il est vrai que les retraites des professions librales sont inférieures à celles des fonctionnaires; seulement ,une chose que vous ne mentionnez pas; c’est que leurs salaires, lorsqu’ils sont en activité,
    sont nettement supérieurs ou alors ce sont des pseudo-cadres!
    Quand donc allez-vous arrêter , gens de bonne volonté, de gongler cette cohorte de troupes qui ne sont là que pour dresser les individus les uns contre les autres:
    La ville contre la campagne, les cadres contre les ouvriers, les fonctionnaires contre les autres, les nantis contre les pauvres, etc… et vice-versa?
    Eh oui, quand la planète va mal, quand cela ne tourne pas rond; il faut bien trouver des boucs émissaires!
    C’est HUMAIN,sans doute, tout comme le phénomène  » NIMBY »!
    Je suppose que comme moi; vous avez plus de 600 à 700 euros de retraite, somme que perçoivent des agriculteurs à la retraite;ils ont travaillé dès l’âge de 14 ans, 7 jour sur 7; quelquefois, sans vacances car les animaux mangent tous les jours; ceux-là, aussi, auraient le droit de se plaindre!
    Je serai plus en accord avec vous si vous trouviez odieux les gains de sportifs, d’acteurs, de très,très grands patrons qui gagnent en une semaine ce qu’un SMICARD n’accumule pas dans une vie!
    Et puis, vaste dilemne, la massification entraîne un accès plus grand à l’université; il est vrai que le niveau de certains étudiants laisse à désirer mais avec LE BAC,on peut enter à l’universié, assurément pas dans n’importe laquelle, toutefois!
    Je crois qu’il est difficile d’avoir une réponse abrupte; ce n’est ni mieux, ni pire qu’avant; c’est différent, cela dépend des domaines et quant aux jeunes, pas majoritaires, mais il y en a ,qui « Bossent »
    ardemment et décrochent des dîplomes porteurs, eh bien, ils n’ont aucun mal à trouver, en France et ailleurs, du travail!
    C’est moins rémunéré qu’auparavant,plus aléatoire,certes; cependant,ils ont une capacité d’adaptation sans doute supérieure à leurs aînés!
    Bon week-end!
    « La vérité a de multiples faces « , aussi ,il faut stopper ce système qui vise à dresser les uns contre les autres, c’est valable également pour les POLITIQUES!

  6. Electeur,
    J’ai lu avec beaucoup d’attention vos propos et je voudrais vous apporter quelques compléments d’information.
    Comme vous le savez j’ai été secrétaire général de l’UDF entre 1993 et 1995. Il y a donc 10 ans que je n’appartiens plus à ce mouvement, comme la plupart de ce qui ont jugé que pour réussir des réformes il fallait avoir des majorités solides et franches.
    Je ne suis pas d’accord avec une politique qui mélange la droite et la gauche, et je ne suis pas d’accord avec la ligne politique que Français Bayrou a suivie. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai quitté l’UDF en 1997. Je ne change pas d’avis mais cela n’inclut aucunement un jugement personnel à l’égard du candidat centriste.
    Je voudrais préciser aussi que je comprends le désarroi de beaucoup d’universitaires français devant l’effondrement de notre système. Il est dû à des structures trop nombreuses, inadaptés, renfermées sur elles-même. Il faut désenclaver l’université par rapport au monde social et économique. Beaucoup de choses sont entreprises mais il reste du chemin à parcourir et probablement une refondation des universités.
    Je ne trouve pas anormal que des universitaires aient des occupations extérieures à l’université, mais comme en tout domaine, il faut avoir une juste mesure. L’ouverture oui, la désaffection non !
    Quant à la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, il est absolument nécessaire de regrouper les compétences éclatées entre le ministère du travail, des affaires étrangères et de l’intérieur pour combattre l’immigration non maîtrisée. Nous avons tant à gagner à avoir une politique claire, appliquée avec humanité qui permette l’intégration aux valeurs de la République. Je crois qu’il faudra pour l’avenir des hommes politiques courageux et déterminé, et ne pas se satisfaire de rapprochements artificiels qui nous mèneront à plus d’immobilisme.

  7. Madame Blandin,
    Loin de moi l’idée de mépriser les universitaires, dont je suis. Je pense que vous n’étiez absolument pas concernée, car mes propos allaient vers les juristes et médecins, qui majoritairement tirent l’essentiel de leurs revenus d’une activité extérieure.
    Je sais par ailleurs à quel point les tâches les plus difficiles tombent sur les épaules des maîtres de conférence et des enseignants-chercheurs. Nous avons dans ce domaine fait des propositions et essayons de régler déjà les problèmes matériels. Je souhaite que l’université soit largement ouverte sur l’extérieur, totalement désenclavée. Nos chercheurs pourront ainsi bénéficier de conditions leur permettant de mener conjointement carrière public/privé dans la recherche pour ceux qui le souhaitent.

  8. Monsieur Markowicz,
    Comme répondu à Madame Blandin, je suis tout à fait conscient des problèmes qui vous concernent.
    Je ne me suis pas pris les pieds dans le tapis, car je visais les enseignants-chercheurs des niches que vous visez, ce qui n’est pas contestable dans le principe à condition que l’ouverture ne soit pas un prétexte pour déserter l’université.
    Je vous remercie de penser à ma langue, et comme vous le constatez mes doigts fonctionnent !

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