Paris commune ou Grand Paris : la querelle ouverte des berges de la Seine rive droite.

Grand Paris

Mes observations au président de la commission d’enquête «  Aménagement des berges de Seine ».

Comme à son habitude Mme Hidalgo ne s’embarrasse pas de concertation. Elle a décidé proprio motu de supprimer l’accès aux voitures des berges de la Seine rive droite à Paris, sur un linéaire de 3,3 km, voie Georges Pompidou, de l’entrée du tunnel des Tuileries à la sortie du Tunnel Henri IV.

Comme d’habitude, l’enquête publique mise en place se limite à une concertation factice puisque sur 2 millions d’habitants seuls 400 avis ont été favorables, chiffre qui pour autant n’entraîne pas la Mairie de Paris à revoir sa décision.

Les reports de circulation n’ont pas fait l’objet d’un examen approfondi. En réalité, le poids essentiel porte sur les départements tels que le Val de Marne ou les Hauts-de-Seine, directement concernés par les perspectives de ralentissements et de bouchons, ce qui suscite la colère des maires de banlieue, de droite comme de gauche d’ailleurs.

La Mairie de Paris se fonde sur l’amélioration de la qualité de l’air pour les bobos du centre parisien au détriment de la pollution engendrée chez les « méchants banlieusards ». La logique eut été de proposer aux maires de banlieue de discuter d’un plan alternatif. Il n’en a pas été ainsi et nous pouvons nous attendre à des situations très graves dans les mois qui viennent.

Mais cette décision pose des problèmes encore plus importants, pour l’avenir :

  • La création d’un Grand Paris gène de toute évidence la municipalité parisienne qui pratique depuis plusieurs mois une politique de fermeture et de centralisation de plus en plus vigoureuse tout en chantant dans les médias que le Ville de Paris est ouverte au Grand Paris .
  • La mutation de Paris en Grand Paris va nécessiter sans doute un nouveau statut pour la ville que nous devrons rédiger et faire voter si les électeurs nous en donnent la possibilité à partir de mai 2017. On ne peut pas imaginer que certains axes comme les berges de la Seine ou le périphérique soient considérés comme de simples voies communales sans tenir compte des impacts sur les transports dans le Grand Paris.

La précipitation de Mme Hidalgo est très révélatrice d’un choix qui fait de Paris une ville fermée quand tout pousse à mettre en place une grande collectivité territoriale dans l’ensemble de l’Ile-de-France dont le Grand Paris a besoin pour être compétitif vis-à-vis des grandes métropoles mondiales.

Retrouvez mon courrier envoyé au Président de la Commission d’enquête « Aménagement des berges de Seine », M. François Amblar:

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