L’urgence est un leurre, il faut mener une vraie guerre contre DAESH


Nous avons voté la prolongation des mesures d’urgence suite à l’attentat qui s’est déroulé à Nice ce 14 juillet et je voudrais partager avec vous quelques réflexions qui traduisent mon amertume et ma colère car le vote de mesures d’urgence et la faiblesse des modifications apportées ne changeront probablement pas une situation exceptionnelle et dramatique que le gouvernement ne veut ni ne peut prendre à bras le corps.J’ai assisté, en effet, à l’Assemblée nationale, non sans stupeur, a un exposé du Premier ministre, qui après la lamentable prestation du Président de la République, se vantait de la riposte qui nous avait permis de contrôler la situation (comme on a pu le constater à Nice.)

Le Premier ministre nous affirmant que les services des renseignements avaient déjoué 7 attentats accablant ainsi le Président de la République, qui informé de cette situation n’avait pourtant pas voulu prolonger l’Etat d’Urgence le 14 juillet à 12h : infos bidon ou irresponsabilité totale du Président, nous avons le choix ?!

L’opposition s’est ainsi trouvée face à un mur d’autosatisfaction et de conservatisme. Nous avons toutes les raisons de croire que le nouvel état d’urgence n’aura pas plus de résultats que les précédents. Nous en avons les moyens juridiques, si la volonté existe, de régler beaucoup de situations sans pour autant tomber dans des mesures d’exceptions décriées. Je le répète depuis des mois.

Depuis la guerre d’Algérie, nous disposons dans le livre 4 du Code pénal, de toutes les mesures susceptibles de régler dans un cadre judiciaire les atteintes de trahison par des français terroristes en contact avec un état, une organisation ou une entreprise contraire aux intérêts de notre pays, notamment par les articles 421-1 et 421-2 ( Titre II : Du Terrorisme).

Je me félicite que François Fillon, parmi nous, reprenne ce thème important et je ne désespère pas d’en convaincre mes collègues enfermés dans une législation antiterroriste de la période Taubira que nous nous contentons de rafistoler. La guerre consiste à adopter un droit de la guerre.

Je voudrais dire surtout que je suis consterné par les lenteurs administratives et politiciennes à fermer et interdire les mosquées djihadistes, salafistes et autre islamisme radical, mais nous ne pouvons tolérer des propos incendiaires de ces imams qu’il faut expulser de toute urgence.

Dix mosquées d’entre elles simplement ont été sanctionnées et nous savons qu’il y en a 130 environ de ce type sur le territoire français déversant des torrents de haine contre la France à travers des prêches et divers relais de communication, notamment celui d’internet. Il y a là un foyer qui porte la responsabilité d’aggraver l’ordre public qui justifie des sanctions immédiates. Ce que le gouvernement promet mais ne fait pas.

Enfin j’ai suffisamment prôné la clarification de la politique française en Syrie où nous nous sommes fourvoyés pendant plusieurs années aux côtés de rebelles soi-disant modérés qui en fait étaient dominés par Al-Qaida. Il n’est jamais trop tard, mais que de moyens et de temps perdus avant de frapper au cœur l’ennemi qu’est DAESH. La France participe à 5 % de l’effort militaire contre DAESH, c’est trop peu, nous sommes loin des rodomontades d’un gouvernement qui ne respecte ni la transparence (cf la polémique actuelle à Nice) ni la vérité pour se gargariser d’autosatisfaction présidentielle.

Pitoyable débat, pitoyable politique, pitoyable aveuglement. Nous devons venger nos victimes.

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