Voies sur berge : la banlieue dit non à «un passage en force»

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Retrouvez la réaction dans le Parisien, de Valérie Pécresse, la Présidente de la Région Ile-de-France suite à l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête sur la piétonnisation des voies sur berge.

Pour la première fois, la commission d’enquête publique rend un avis défavorable sur la piétonnisation des quais de la Seine.

« Un passage en force[d’Anne Hidalgo] risquerait d’aggraver la fracture entre Paris et sa banlieue », réagissait lundi Valérie Pécresse après l’avis défavorable énoncé par le commissaire-enquêteur concernant la piétonnisation des voies sur berge. Pour la présidente LR de la région Ile-de-France, « la discussion doit se tenir au niveau régional. On ne peut mener à bien un tel projet si on ne prend pas en compte les conséquences sur le trafic et la pollution sur les axes et départements périphériques ». Si elle reconnaît que le projet de la maire de Paris peut être légitime, Valérie Pécresse précise : « Anne Hidalgo ne peut le faire de manière égoïste, sans se préoccuper de l’impact sur la banlieue. Certains n’ont pas d’autre solution que de venir travailler en voiture à Paris car ils n’ont pas les moyens d’y habiter. »

Dans le Val-de-Marne, Christian Cambon, sénateur-maire (LR) de Saint-Maurice, salue « une décision courageuse et lucide de la commission d’enquête, qui donne droit aux arguments que nous défendons depuis des mois ». Il attend que le préfet de police, « d’ici fin septembre, prenne ses responsabilités sur cette fermeture forcée » et propose avec d’autres élus la création d’un comité de pilotage mixte Paris-banlieue.

Même écho dans les Hauts-de-Seine. « On ne conteste pas l’objectif de réduire la place de la voiture, souligne Hervé Marseille, sénateur-maire UDI de Meudon. Mais il faut discuter des solutions et créer des alternatives, comme l’utilisation du fleuve. Je pense qu’Anne Hidalgo va devoir revoir sa copie. »

Même conclusion pour la présidente de la région : « Il faut repousser le projet, le remettre sur la table, étudier son véritable impact et réfléchir à des mesures compensatoires pour la banlieue, comme des parkings aux portes de Paris, par exemple, explique Valérie Pécresse. Je suis prête à la discussion. J’attends maintenant un geste de la mairie de Paris. »

 

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