Un millier de personnes rassemblées à Paris en solidarité avec Israël

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Paris, 15 jan 2017 (AFP) – Mille personnes, selon la préfecture de police, se sont rassemblées dimanche à Paris à l’appel du CRIF pour protester contre la tenue concomitante dans la capitale d’une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien en l’absence des parties concernées, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Nous sommes venus dire que personne ne pourra imposer à l’Etat d’Israël un statut autre que celui qu’il s’est délibérément et démocratiquement choisi et (…) que la paix ne pourra être l’aboutissement que de négociations directes, comme cela a été le cas avec l’Égypte et la Jordanie », a déclaré Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), à l’initiative de ce rassemblement qui s’est tenu à un dizaine de mètres de l’ambassade israélienne.

« Comment être aveugle au point de ne pas comprendre que c’est la même haine qui a tué à Nice, qui a tué à Berlin et qui tue à Jérusalem quatre jeunes de 20 ans? », s’est-il interrogé, faisant allusion à l’attaque au camion de dimanche dernier.

« Ce qui fera avancer la paix, c’est quand on dira aux Palestiniens qu’ils doivent arrêter la terreur, reconnaître l’État d’Israël comme Etat juif » et Jérusalem comme sa « capitale une et indivisible », a estimé de son côté Joël Mergui, le président du Consistoire central israélite de France.

Pourtant très critique envers l’initiative diplomatique française, le député LR Pierre Lellouche s’est fait huer par une partie de la foule quand il a évoqué son attachement à la « solution de deux États ». « Ce n’est pas la meilleure façon de défendre la cause que vous entendez défendre », a alors lancé le député de Paris.

« Je ne partage pas l’optimisme de certains vis-à-vis de la solution de deux États car en face, il n’y a pas d’État », a dit de son côté Claude Goasguen, le maire LR du XVIe arrondissement, très applaudi.

« Je suis pour deux États, mais pas à n’importe quel prix, pas au prix de la paix », confiait Victor Didi, 37 ans, venu pour dénoncer « l’injustice flagrante de la politique internationale à l’égard d’Israël ».

De fait, de nombreuses pancartes dénonçaient une communauté internationale uniquement « focalisée » sur Israël: « Irak, 500.000 morts: une conférence de Paris? », « Darfour 330.000 morts: une conférence de Paris? ».

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