Tous les articles par Claude Goasguen

Boulevard Exelmans: installation de réfugiés à l’emplacement de l’ancienne caserne de gendarmerie

Le Préfet de Région m’a informé il y a quelques jours de la décision prise d’installer 200 réfugiés dans les locaux de l’ancienne caserne de gendarmerie située boulevard Exelmans pour deux ans.

J’aurais l’occasion d’en discuter avec le Préfet à la fin du mois d’août et l’association Aurore qui devrait s’en occuper.
Néanmoins j’ai tenu à souligner que la décision préfectorale devrait s’accompagner d’un geste qui paraitrait souhaitable et qui devrait tenir les engagements pris à propos du centre d’hébergement installé à la lisière du Bois de Boulogne dans des conditions particulièrement tumultueuses et juridiquement contestables.
Nous ne pouvons pas nous opposer à une décision du Préfet mais néanmoins nous tenons à avoir toutes les assurances nécessaires sur les engagements passés et présents qui seront pris.
Cela n’enlève en rien à la critique que nous devons faire à l’égard de la nouvelle loi votée hier par le Parlement qui ouvre très largement le droit d’asile sans pour autant se préoccuper de faire respecter le droit pour renvoyer les déboutés de la procédure d’asile.

Pourquoi j’ai voté la motion de censure ?

En votant la motion de censure j’ai voulu sanctionner le refus du Président de la République de s’expliquer sur les dérives délictuelles graves d’un de ses collaborateurs proches.

J’ai voulu refuser l’attitude d’un parti majoritaire, godillot, En Marche, de bloquer le système parlementaire pour obtenir les informations nécessaires à ce sujet, rendant ainsi impératif le recours ultime à une motion de censure pour sanctionner cette série de graves manquements à la démocratie.

Affaire Benalla : le Président a couvert des agissements inadmissibles

On nous avait faire croire que rentrions dans une ère nouvelle.

On nous avait faire croire que les mauvaises habitudes du pouvoir étaient perdues.

On nous avait faire croire que la vertu allait triompher.

Nous savons aujourd’hui que les français ont été leurrés, non seulement sur l’affaire de ce petit voyou infiltré auprès du Président, mais surtout sur la volonté de tout camoufler, de ne pas sanctionner, voire même de féliciter les atteintes graves à nos institutions.

C’est une déception immense qui frappe beaucoup de français devant l’attitude du Président Macron et de son gouvernement.

C’est une affaire d’État qui doit nous rendre vigilant à un moment où la réforme constitutionnelle veut donner plus de pouvoirs au Président et moins à l’Assemblée nationale.

Si les députés dont je fais partie n’avaient pas été inflexibles en exigeant une commission d’enquête, l’affaire aurait été proprement étouffée.

Nous devons rester intransigeant sur ces dérives et expliquer à tous les amateurs « vertueux » de la République En Marche et à leurs électeurs trompés qu’ils ont menti et qu’ils devront en rendre compte auprès des parisiens et notamment des électeurs du 16e arrondissement.

Retrouvez ma question écrite au Ministre de l’intérieur suite aux graves débordements qui ont lieu suite à la victoire de la France au mondial

M. Claude Goasguen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les débordements qui ont eu lieu notamment à Paris, après la victoire de l’équipe de France au Mondial de football. En effet, la soirée du 15 juillet a été ternie par des incidents, notamment à Paris, où les dégradations sont considérables. Des devantures de boutiques et des terrasses de cafés ont été détruites. De nombreuses agressions sexuelles et des viols ont été également constatés, ainsi que de nombreux coups et blessures. Seules des informations lacunaires nous sont parvenus sur les chiffres exactes de ces actes répréhensibles, et beaucoup de personnes sont inquiètes devant la faiblesse des informations en face de l’ampleur des dégâts. En conséquence, il lui demande de bien vouloir l’informer des chiffres précis sur les faits recensés à Paris, ainsi que les dépôts de plainte.

Mes multiples interventions concernant le débat constitutionnel et le préambule de la Constitution

Nous préparons la réforme constitutionnelle dans un hémicycle désorganisé.  Je désapprouve totalement cette réforme.
L’éclatement et l’affaiblissement des procédures parlementaires dénaturent l’équilibre de la Ve République et nous conduisent à l’établissement d’une monarchie technocratique qui éloigne le pouvoir des électeurs et du peuple, fracturant le lien nécessaire entre des élites qui auront tous les pouvoirs en face d’un peuple qui aura de plus en plus le sentiment de ne pas être entendu.

Un discours insipide

Le Président de la République devant le Congrès s’est livré comme il le fait trop souvent à un discours assez insipide parsemé de quelques formules qui ne sont que des formules, comme par exemple « cet énigmatique État-providence du 21e siècle » qui reste au niveau de l’affirmation.

Il a en revanche suscité une véritable opposition malgré le caractère très monarchique de la réunion concernant le sort réservé aux retraités et une véritable désapprobation sur la remise à jour de nos territoires.

Le « système Macron » fondé sur la communication, la centralisation et la technocratie montre ses limites et nous devrons dans les jours qui viennent réussir à incarner une opposition responsable pour empêcher des dérives qui commencent à se faire sentir.

Ce discours du 9 juillet 2018 signe la fin du « en-même temps macronien » qui se perd dans l’ambiguïté et le flou de la communication.