Tous les articles par Claude Goasguen

JO encore

Quand on perd un match, on ne se précipite pas sur l’arbitre pour l’engueuler, ou bien on est suspendu, c’est normal.

Les élus parisiens connaissaient le caractère de Bertrand Delanoë et l’hypertrophie de son ego. Nous savions aussi qu’il n’était pas fair play. Désormais le monde entier le saura, et ce n’est pas la meilleure image pour Paris.

Je le regrette. Et je regrette de dire à certains de mes interlocuteurs que tomber dans un délire anglophobe est tout aussi stupide que d’être xénophobe tout court.

Les Anglais se sont mieux battus. Si nous avons des griefs de corruption à leur égard il appartient à Bertrand Delanoë de les expliquer clairement et pas par sous-entendus. Dans le cas contraire il lui appartient de s’excuser auprès d’une ville de plus frappée cruellement par les terroristes.

A ceux qui s’étonnent que je parle de guerre à propos de ce qui se passe à New York, Madrid, Paris ou Londres je conseille de bien comprendre que la guerre n’est pas livrée de la même manière aux Thermopyles qu’à Marignan ou à Dien Bien Phu. Et que l’imagination des hommes pour faire la guerre est sans limite.

Le terrorisme concentré, scientifiquement organisé, fondé sur une action psychologique mondiale est probablement la forme moderne d’une guerre mondiale qui n’ose pas dire son nom.

Les JO

Rien ne sert d’attaquer Delanoë ou tel ou tel. Le dossier français était bon dans l’optique qui était celles des autorités françaises. La vraie question est ailleurs.

Pourquoi à trois reprises Paris n’a- t’il pas attiré le CIO? La réponse est beaucoup plus profonde.

Londres joue le rôle d’une capitale qui se veut moderne et tournée vers l’avenir à la hauteur de Shangaï et New York. Paris s’enferme dans un discours passéiste recouvert d’une teinture d’image festive.

Elle se met à la hauteur de Vienne et tend dans l’avenir à ressembler à Venise. Le film de Besson était parfaitement à l’image de la politique de Delanoë: un passé teinté de festif vantant à juste titre la qualité de vie parisienne. Mais il ne se tournait absolument pas vers l’avenir, vers le monde, avec tous les choix difficiles que cela comporte.

Pour le candidat que je suis à la mairie de Paris, il ne s’agit pas de critiquer la personne du maire, il a été au bout de sa logique, celle du passé et de l’éphémère.

Il s’agit d’opposer une autre logique, celle du développement économique, de la culture de l’excellence, d’un grand Paris en concurrence avec le grand Londres et avec les formidables villes asiatiques qui naissent.

Ce qui s’est passé avec la décision du CIO doit être pour tous les parisiens une prise de conscience pour sortir de la facilité et de la mode parisiennes. Ce sont eux qui choisiront en 2008, et on ne pourra pas m’accuser d’avoir choisi le discours de la facilité. 

Attentats à Londres

Bien sûr comme vous tous je suis atterré par les attentats de Londres.  Comme vous tous j’admire le courage, le sang- froid, le flegme de ces Anglais qui ne cédent pas à la terreur ni à la panique comme ils n’avaient déjà pas cédé devant les bombardements nazis.

Nous devons prendre conscience comme les Anglais, les Américains et les Espagnols que nous sommes menacés par les terroristes qui ne font pas de distinction des démocraties.

Il s’agit d’une vraie guerre de type nouveau, qui mélange les moyens les plus sophistiqués et l’action psychologique. Il faut répondre par la force, et ne jamais donner le sentiment que nous remettons en cause notre vision de l’humanité.

Creuser le fond de la piscine

Lors des dernières élections municipales en 2001, les élus de droite se sont discrédités pendant plusieurs mois en s’insultant à coup de petites phrases largement reprises par la presse.

Cette tactique du discrédit quotidien a à juste titre exaspéré nos électeurs et a fait le jeu de Delanoë en montrant des élus de droite qui ne peuvent pas régler leurs affaires sans prendre à témoin l’opinion publique. Cela s’appelle "creuser le fond de la piscine".

Malgré toutes mes mises en garde certains élus seraient tentés de reprendre ce petit jeu de la petite phrase. Aujourd’hui on s’en prend aux primaires de Paris, qui sont soi-disant seraient l’objet l’objet de manipulations intenses. Se sont souvent ceux qui vont perdre qui parlent ainsi, essayant de discréditer une procédure qu’ils ne peuvent pas maîtriser.

Ceux qui s’amusent devraient penser que le grand bénéficiaire de tout cela sera à terme Bertrand Delanoë et que l’introduction de la démocratie interne transparente au sein de notre aprti peut sans doute gêner des rentes de situation mais qu’elle est pour notre image un formidable plus.

Je pense que nous devrons réagir devant  ces malveillances défaitistes. Pourquoi hésitons nous encore à nous débarasser de ces faiseurs de petits mots?

Je crois que Paris vaut bien cette messe là.

JO 2012

Puisqu’aujourd’hui j’ai l’humeur franchouillarde, j’espère que nous pourrons avoir les Jeux Olympiques, même si cela ne sert pas particulièrement les intérêts du gouvernement et de la droite municipale, qui auront beaucoup de mal à empêcher Delanoë d’en faire un piédestal pour son avenir personnel…

Faire repentance

Je ne vois pas l’intérêt de la  massive présence française aux célébrations célébrant le 200ème anniversaire du désastre de Trafalgar.

Au point où nous en sommes, on va bientôt nous demander de célébrer Waterloo. Décidément la France a une relation avec l’histoire très particulière…

Elle mélange amnésie et pragmatisme allègrement. Mais il y a dû y avoir beaucoup de marins bretons tués à Trafalgar. Est-ce qu’il nous viendrait à l’odée de demander à l’Angleterre de faire repentance pour avoir assassiné, puisque c’est désormais prouvé, Napoléon à Sainte Hélène?

Bilan

Décidément les résultats du référendum et ce vote incroyable des Français me perturbe de plus en plus.

C’est presque comme une fin,  une explosion ultime d’incompréhension entre les Français et leurs gouvernants. Je crois que c’est encore plus grave que le résultats des élections présidentielles. Je pense que le gouvernement n’a pas encore suffisamment pris la dimension et la profondeur de la crise, pas seulement économique mais morale et culturel, ce qui est beaucoup plus grave.

Nous sommes sans doute dans un moment de notre histoire où il faudra que les Français une fois de plus montrent leur capacité de résister au déclin et de se raidir vers l’effort.

La réponse à une question culturelle aussi profonde n’est ni de droite ni de gauche. Elle repose sur l’engagement des hommes et des femmes politiques de ce pays. Comment en effet convaincre les français d’aller vers l’effort alors que les politiques refusent le moindre risque de réforme profonde et se cachent sous les sondages pour refuser d’affronter les difficultés qu’ils sont justement chargés de résoudre?

Je crois qu’il ne faut plus finasser et se perdre dans des sujets secondaires.

L’engagement. L’énergie. La combatitivité et l’audace.

Tout le contraire du discours du discours lénifiant et du laisser aller du maire de Paris actuel.

Est ce que les français comprendront le discours de l’effort…

PAC

Un petit bruit circule sur le côté ringard de la PAC et sur la défense des paysans par la France.

Beaucoup dans les villes se demandent si nous n’en faisons pas trop tant le complexe vis à vis de la position anglaise, soi-disant moderniste, est fort. Mais il ne faut pas se tromper. Les anglais ont sacrifié leur agriculture et s’en mordent les doigts. L’agroalimentaire en France représente 20% de l’agro européen.

Des marché agricoles formidables s’ouvrent dans le monde, même si ça ennuie Blair, c’est l’intérêt de la France de défendre son agriculture pour l’avenir.

Nouveaux adhérents UMP

On va encore m’accuser d’en faire trop pour Nicolas SARKOZY. MAis je tiens à rassurer tous ceux qui s’inquièteraient : je n’ai pas une mentalité de cireur de godasses.

Samedi dernier j’ai assisté à une réunion de 1 800 nouveaux adhérents qui avaient fait le déplacement pour écouter le discours du Président de l’UMP. Ce n’est pas rien tous ces gens qui se déplacent pour l’écouter pendant 1 heure!

Franchement je n’ai pas connu une telle ambiance dans un parti depuis 95. A l’époque Jacques Chirac, donné perdant par les sondages, mobilisait des foules enthousiastes autour de lui. J’espère néanmoins que cela finira mieux dans 10 ans!

Turquie

Décidément l’Europe n’aura jamais permis des débats particulièrement excitants à l’assemblée nationale.

L’ambiance hier, lors du débat sur la déclaration du gouvernement portant sur le Conseil européen, était sinistre. Même Villepin dont on connaît le talent oratoire avait perdu beaucoup de sa flamme.

Mais surtout nous attendions des propositions précises concernant la Turquie et nous n’avons rien vu venir.

Il n’est pas pensable qu’on laisse encore en suspens cette question de l’élargissement à la Turquie. Si nous prolongeons les négociations pendant 10 ans encore il ne sera pas possible de refuser l’entrée à la Turquie, que nous aurions ainsi menée en bateau pendant 40 ans!

Je souhaite vraiement que l’on définisse les frontières de l’Europe une fois pour toutes et que nous puissions passer un accord de partenariat privilégié avec la Turquie.

Il faut sortir de la langue de bois diplomatique avec la Turquie.

Impopularité

Quand nous étions quelques uns à prévoir de grandes difficultés nous ne croyions pas si bien dire. La France est entrée dans un moment très difficile de son histoire et qui peut coûter très cher à notre pays.

Il faut que les politiques montrent l’exemple du courage de l’impopularité, les français de sont ni de droite ni de gauche, ils veulent des gouvernants qui s’engagent même s’ils ne sont pas d’accord avec eux, et qui prennent des risques.

Cela fait le succès de Nicolas SARKOZY dans les sondages, qui désormais arrive à un niveau de sympathie, lui qui parle "dur", équivalent à celui de Jack Land, qui lui parle "miel". C’est une première!

Les français vont peut-être se lasser des discours virtuels pour goûter aux paroles des hommes politiques qui parlent de la réalité des choses.

Pour tout dire j’en ai assez de la politique qui se limite à des postures.