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Lancement de l’association « Les mairies avec les Chrétiens d’Orient »

Manifestation de soutien aux Chrétiens d'Orient organisé par Claude Goasguen mercredi 20 mai 2015 à la Mairie du 16e (6)

A la suite du succès de la manifestation de soutien aux Chrétiens d’Orient, organisée le 20 mai dernier sur le parvis de la mairie du 16e arrondissement de Paris, en présence de Monseigneur le Nonce Apostolique, du Grand Rabbin de France, du Vice-président du CFCM, du Président du CRIF, de Mgr Gollnisch, de Patrick Karam président de la « CHREDO » et de nombreux évêques et prêtres d’Orient, au cours de laquelle a été dévoilée une banderole sur le fronton de la mairie, Claude GOASGUEN et Samia BADAT-KARAM viennent déposer les statuts fondateurs de l’association « Les mairies avec les Chrétiens d’Orient ». Cette association a pour ambition de fédérer les élus locaux soucieux d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion publique sur la situation des Chrétiens d’Orient. Claude GOASGUEN et Samia BADAT-KARAM invitent tous les élus locaux à les rejoindre au sein de cette association et à multiplier les initiatives de soutien à ces Chrétiens persécutés. Retrouvez nous sur le site www.lesmairies-chretiensdorient.fr

Les trois suppliques des Chrétiens d’Orient adressées à la France et au Conseil de Sécurité

Chretiens orient

Le drame que vivent les Chrétiens d’Orient et les minorités au Proche et au Moyen-Orient ont convaincu les participants religieux et laïcs réunis par la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO), de lancer une supplique à la France et aux membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Avant la réunion du Conseil de Sécurité des Nations-Unies suscitée par la France sur la question des chrétiens d’Orient et des autres minorités, la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO), ses organisations affiliées ainsi que les responsables religieux des églises d’Orient ci-dessous tiennent à affirmer ce qui suit :

  1. Nous demandons à la coalition internationale d’intensifier leurs efforts afin de mettre fin à la barbarie et à l’exode des Chrétiens et des minorités d’Orient et de leur permettre de revenir dans leur ville et leur village. Cette      gangrène menace tous les Etats de la région, et nous sommes convaincus que plus on tarde et plus les risques pour l’Orient et l’Occident s’aggraveront et plus le prix à payer sera lourd pour nos civilisations.
  2. Le Ministre Français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a accepté de soutenir la création d’un fonds international spécifique d’aide aux chrétiens d’Orient et aux minorités qui doit financer la reconstruction des maisons, des écoles, des hôpitaux et des églises afin de permettre le retour des Chrétiens et des minorités dans leur ville et dans leur village. Son accord a été signifié au président de la CHREDO, Patrick Karam, à la réunion tenu mercredi 25 mars en présence des religieux et des parlementaires. Nous demandons instamment au ministre français de concrétiser au plus vite son engagement par la réunion d’une conférence de donateurs pour mettre en place ce fonds.
  3. Nous demandons instamment à la France, comme la CHREDO l’a fait depuis plusieurs mois, de tout mettre en œuvre afin que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies saisisse la Cour Pénale Internationale (CPI) pour génocide et crime contre l’humanité. A défaut en cas de refus du Conseil de Sécurité, et comme le Ministre Laurent Fabius s’y est engagé auprès du président de la CHREDO mercredi 25 mars, nous demandons à la France de soutenir concrètement la plainte de la CHREDO devant la CPI qui est en instruction.

Signataires :

  1. Religieux

Mgr. Norvan Zakarian : Primat émérite de l’Eglise Apostolique Arménienne, Mgr Athanasios : Evêque de l’Eglise Copte Orthodoxe de France, Père George  Assadourian : Eglise Catholique Arménienne, Père Moussa Anba Bishoy Prêtre de l’Eglise Copte Orthodoxe de Créteil

  1. Laïcs

Patrick Karam : Président de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO); Ancien Délégué Interministériel ; Jean Maher : Secrétaire Général de la CHREDO ;  et Président de l’Organisation Franco-Egyptienne des Droits de l’Homme ; Sona Attamian :  Membre du Bureau de la CHREDO ; et Vice-présidente de l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance UGAB (présent dans plusieurs pays) ; Elish Yako : Membre du Bureau de la CHREDO ; et Secrétaire Général de l’Association d’Entraide aux Minorités d’Orient AEMO ; Antoine Chedid : Membre du Bureau de la CHREDO ; et Président France du Rassemblement Pour le Liban ; Elie Haddad, vice-président de la CHREDO et président Europe du Rassemblement pour le Liban ; Rafic Abou Fadel : Membre du Bureau de la CHREDO ; et Représentant de la Rencontre Orthodoxe en France ; Pierre Joseph : Membre du Bureau de la CHREDO ; et président du groupe indépendant de réflexion pour la Syrie ; Saïd Oujibou : Membre du Bureau de la CHREDO ; et Président de l’Association des Chrétiens Nord Africains ; Samia Maltouf : avocat au barreau de Paris, avocate de la CHREDO

Lutte contre l’antisémitisme : Monsieur Valls moins de discours, des actes !

Lutte contre l’antisémitisme : Monsieur Valls moins de discours, des actes !

Le Premier ministre a l’habitude de faire de grands discours fustigeant l’antisémitisme. Cela devient d’ailleurs une habitude à l’Assemblée nationale. Le Ministre de l’Intérieur, lui manifeste à Créteil dans une démarche assez singulière de la part d’un ministre dont on souhaiterait qu’il manifeste moins et qu’il prenne des mesures efficaces. Sans vouloir faire de caricature, le Ministre de l’Intérieur manifeste contre lui-même…

Mercredi à l’Assemblée nationale dans une réponse au Député UDI, Meyer Habib, le Premier ministre a dérapé en mettant en exergue le fait que seule la reconnaissance d’un état palestinien pouvait vaincre l’antisémitisme. Singulière vision pour répondre à une gauche qui n’a pas hésité à voter massivement la reconnaissance de l’état palestinien prenant le risque de relancer l’agitation antisémite en France.

« La paix elle est indispensable, tant qu’il n’y aura pas la paix entre israéliens et palestiniens, tant qu’il n’y aura pas l’existence de deux états côte à côte, un état palestinien et un état israélien, sur dans ses frontières, en sécurité. Nous le savons,  certains chercherons en permanence à nourrir la haine d’Israël et donc aussi des juifs à travers cette situation. » La fin de l’antisémitisme passerait donc par l’injonction faite à Israël de ne pas combattre les terroristes du Hamas !

Pour tout dire il y en a assez des discours du Premier ministre et de l’absence de suivi de ces discours dans les actes.

C’est la raison pour laquelle je viens de poser trois questions simultanées au gouvernement sur les vraies questions politiques pour mettre fin à l’antisémitisme.

Quelles sont les mesures prises par le Ministre de l’Intérieur ?

Y a-t-il une circulaire qui détermine une politique du Garde des Sceaux ?

L’Education nationale a-t-elle pris la mesure de ce que le rapport Obin dénonçait depuis 2004 ?

La lutte contre l’antisémitisme est un devoir national de la République et j’attends du gouvernement de la France, qu’il ne se contente pas d’en parler mais de la mettre en œuvre.

Ce combat appelle une détermination encore plus grande quand je vois que le Sénat (qui est en majorité d’opposition) vient d’adopter  une résolution de reconnaissance de l’État de Palestine par une courte majorité certes de 154 voix contre 146 !

Retrouvez mes questions écrites au gouvernement concernant la lutte contre l’antisémitisme en cliquant sur ce lien : Questions écrites au gouvernement – Lutte contre l’antisémitisme

 

Retrouvez le texte de mon intervention sur le projet de loi sur le terrorisme

Goasguen Assemblée nationale

  1. le président. La parole est à M. Claude Goasguen.

 Claude Goasguen. Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, je voudrais commencer par lever deux préalables de manière à avoir une parole libre. Première remarque, il ne s’agit bien entendu pas de confondre dans notre analyse du texte djihadisme, salafisme ou islamisme avec la réalité de la communauté musulmane, notamment celle de France, qui n’a rien à voir et qui commence à condamner, peut-être avec un peu de lenteur, les dérives que provoque le djihadisme.

Seconde remarque, j’ai tout de même été très surpris de voir se réveiller des fureurs contre ce qu’on appelle les législations d’exception, comme si elles n’étaient pas conformes à la légalité républicaine, comme si, de temps en temps, il ne fallait pas protéger les libertés par des mesures de sécurité exceptionnelles. Que diable, c’est mal connaître les institutions de la V e République ou avoir la mémoire un peu trouée. La V e république elle-même a mis en place des mesures d’exception dans des cas graves au moment de la guerre d’Algérie et, quand je lis l’éditorial du journal Le Monde aujourd’hui, je me souviens que celui que l’on pouvait lire sur la Cour de sûreté de l’État lors de la guerre d’Algérie n’avait pas du tout la même tonalité. Il ne s’agit pas de s’asseoir sur les libertés publiques, il s’agit au contraire de les défendre face à un danger qui menace la liberté. Ces deux préalables étant levés, j’ai donc la parole libérée.

Lire la suite Retrouvez le texte de mon intervention sur le projet de loi sur le terrorisme

Je vous invite à venir ce jeudi 14 août à 11h à la Mairie du 16e, assister à la conférence de presse sur les Chrétiens d’Orient organisée par Patrick Karam, président de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger et du Père Amir JAJE, originaire de Karakosh, Vicaire provincial des Frères Dominicains du monde arabe, en poste en Irak

Patrick Karam, président de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO)

http://www.chretiens-dorient-en-&lt;http://www.chretiens-dorient-en-danger.org/>danger.org<http://www.chretiens-dorient-en-danger.org/>

vous invite

à rencontrer un grand témoin Irakien de passage à Paris,

le Père Amir Jaje, originaire de Karakosh, Vicaire provincial des Frères Dominicains du monde arabe, en poste en Irak. Suite à l’avancée de l’Etat Islamique sa famille a été éparpillée entre Ankawa et Dehoke.

Son témoignage sera suivi d’un duplex radiophonique avec l’Irak et notamment Monseigneur Putros Mouche, Archevêque syriaque catholique de Mossoul, le Père Anis Hanna, Dominicain de Karakosh ainsi que des déplacés irakiens.

Actions de la CHREDO, conditions de l’exode, situation dramatique des déplacés, risques d’épidémie, avenir des Chrétiens en Irak et dans la Vallée de Ninive, relations avec les Kurdes, actions de la France et de l’Europe, visas d’asile

Jeudi 14 août à 11 h00

à

la Mairie du 16ème,

Salle des Mariages

71, avenue Henri Martin

75016 Paris

Contact – Patrick Karam: 06 79 08 81 70

Je réclame que la France oeuvre auprès de Nations Unies pour une résolution qui protège les chrétiens d’Orient

Communiqué de Presse

A l’Assemblée Nationale, Claude Goasguen réclame que la France oeuvre auprès de Nations Unies pour une résolution qui protège les chrétiens d’Orient 

Voir Vidéo : Claude Goasguen et Manuel Valls à l’Assemblée Nationale

https://claudegoasguen.fr/2014/07/01/retrouvez-la-video-de-ma-qag-sur-le-sort-des-chretiens-dorient-et-la-reponse-du-1er-ministre-manuel-valls/

Après que la coordination CHREDO ait demandé en avril dernier à Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, d’envisager une résolution des Nations Unies pour la protection des chrétiens d’orient, la question vient d’être soulevée à l’Assemblée Nationale.

Le 1er juillet M. Claude GOASGUEN  député-maire du 16ème arrondissement de Paris, s’est adressé au gouvernement lors de la dernière séance de questions à l’Assemblée Nationale, concernant le sort des chrétiens d’orient et le rôle de la France à la suite des nouveaux épisodes de violence en Irak.

Mr GOASGUEN a précisé que sa question concerne tous les parlementaires de tout bord politique. Il a noté que depuis le mois d’octobre dernier quand il avait aussi interpellé le gouvernement sur ce sujet, « peu de choses ont été réalisées par le gouvernement mais aussi par les démocraties occidentales, alors que la situation s’est aggravée incontestablement ». « Alors que les chrétiens d’orient sont un facteur de paix dans la région, ils sont en train de subir les méfaits de la guerre ». M. GOASGUEN a évoqué le cas des chrétiens en Syrie qui « subissent des choix  dramatiques ». De même, en Irak actuellement, les miliciens de l’EIIL sont  en train de s’attaquer aux villes à large concentration chrétienne « comme à Mossoul où les églises sont systématiquement détruites et tout ce qui est chrétien est massacré, crucifié et rançonné ». Aussi la ville de Karakoch est « vidée de ses chrétiens avec des milliers de réfugiés et où on vient de réinventer la Jezia (impôt pour les non musulmans) ». Il a rappelé la situation des chrétiens du Nigeria et du Soudan qui subissent le même sort.

M. GOASGUEN fustige le non-respect de la charte des Droits de l’Homme,  notamment de la clause « qui prévoit le soutien des minorités religieuses » et dénonce « le silence des démocraties occidentales » à ce propos.  Il réclame que la France puisse œuvrer auprès des Nations Unies afin de voter une résolution qui protège les chrétiens d’Orient car ceux-là « sont le socle de la liberté et de la tolérance ».

Alors que la question était adressée au ministre des Affaires Etrangères, c’est M. Manuel VALLS, premier ministre, qui répond, insistant à son tour sur la nécessité que  tous les bords politiques doivent se retrouver  autour du problème  des minorités et donc celui des chrétiens d’orient vivant « au cœur d’une région tourmentée par la violence et l’horreur ». M. VALLS a confirmé qu’il était « indispensable que la voix de la France se fasse entendre », rappelant l’action du président de la république et du ministre des Affaires Etrangères dans ce dossier depuis des années.

M. VALLS a indiqué que « le problème majeur des chrétiens d’orient est aussi et surtout celui de l’ensemble des  minorités de cette région ». « Ce qui se passe aujourd’hui entre sunnites et chiites et l’avancée de ce groupe  terroriste qui prend des otages  en Syrie, qui agit de la manière la plus barbare et qui peut déstabiliser l’Irak peut à son tour déstabiliser toute la région ». M. VALLS a terminé ses propos en précisant « ne doutez pas un seul  instant de la voix et de l’action de la France ».

Patrick Karam  – 06 7908 8170

Je vous recommande la tribune de David Harris sur la situation des chrétiens d’Orient

« Le silence pour réponse aux chrétiens » par David Harris

Le 22 septembre, des dizaines de fidèles chrétiens ont été assassinés dans une église au Pakistan. Beaucoup d’autres furent blessés. Les assaillants étaient des djihadistes kamikazes. Ce n’était pas la première fois que la communauté chrétienne au Pakistan était victime d’une attaque.

En Égypte, des assauts répétés ont visé les églises chrétiennes coptes. Certains membres de cette communauté ancestrale, convaincus de ne plus avoir d’avenir dans le pays le plus peuplé du monde arabe, ont émigré.

En Irak, la population chrétienne chaldéenne a diminué au cours de ces dernières années. Les persécutions perpétuelles des groupes islamistes ont été le facteur clé de cette diminution.

Au Nigéria, des attaques régulières menées par des groupes musulmans radicaux sur des fidèles chrétiens et leurs églises ont apporté mort et désolation.

En Turquie, le Patriarcat œcuménique orthodoxe grecque a dû faire face à des barrages bureaucratiques systématiques.

En Chypre du Nord sous occupation turque, de nombreuses églises grecques orthodoxes ont été détruites ou profanées depuis que l’armée turque l’a envahie en 1974.

Enfin, au Soudan, jusqu’à l’éclatement du pays en 2011 qui a conduit à l’existence du Soudan du sud, des millions de chrétiens dans le sud ont été visés par le nord musulman, entraînant un bilan incroyablement élevé de mort.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle devrait être plus que suffisante pour alarmer le monde et surtout, je pense, le monde chrétien. Mais, hélas, à quelques exceptions notables, le silence demeure.

En tant que juif, je trouve ce silence inconcevable.

Nous, les Juifs, savons très bien que le péché du silence n’est pas une solution aux actes d’oppression.

Et cela s’applique non seulement à l’exemple évident de l’Holocauste, mais aussi à la situation d’après-guerre des Juifs dans plusieurs pays à majorité musulmane. Il y avait près d’un million de juifs dans ces pays, alors qu’aujourd’hui, il en reste moins de 50.000.

Les communautés juives de l’Irak à la Lybie, de l’Egypte au Yemen, sont chassées, tandis que celles de Turquie et d’Iran ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.

Et ce, dans l’indifférence totale du monde entier.

L’ONU ne s’est pas réunie en session d’urgence. Les médias ont consacré une très faible attention. Des diplomates de Bruxelles et d’ailleurs ne se sont que trop peu manifestés. Et, soit dit en passant, les églises n’ont pas été écoutées non plus.

Étant donné que les Juifs survivants ont quitté l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient musulman, le monde a fermé les yeux. Or, maintenant que les Juifs ne sont plus disponibles pour joueur leur rôle de boucs émissaires « pratiques », ce triste honneur revient aux chrétiens (et, en Iran, au Baha’i). Serait-il possible que le monde reste encore une fois endormi face à de telles attaques meurtrières, à la peur généralisée et à la baisse de leur population?

J’ai demandé à un haut dignitaire chrétien pourquoi n’y avait-il aucune réaction, aucune descente dans les rues, aucune demande auprès des gouvernements occidentaux, et pourquoi n’y avait-il aucune preuve de solidarité auprès de ses coreligionnaires.

Sa réponse fut révélatrice.

Il a répondu que les communautés chrétiennes visées risquaient d’être encore plus en danger si des voix s’élevaient. Mais que s’est-il passé pour céder à l’intimidation, à l’exception de toujours plus d’attaques?

Il a également ajouté que certains chrétiens d’Occident ne s’identifient pas à travers les chrétiens des autres mouvements, comme les Coptes, les Chaldéens, ou les orthodoxes grecs. Mais ce n’est guère une justification. Est-il juste que la colère ne soit déclenchée que si «les critères d’adhésion» sont remplis?

Enfin, il soulignait que la chose la plus importante à faire pour les sociétés occidentales serait de bien traiter les communautés minoritaires et en particulier les musulmans afin que cela serve d’exemple au monde islamique.

Oui, c’est tout à l’honneur des nations démocratiques que de se juger soi-même par la façon dont elles respectent les minorités et nous sommes conscients que nous devons nous améliorer.

Cependant, comme l’a dit l’ancien Président de la France, Nicolas Sarkozy après avoir rencontré une délégation d’ambassadeurs arabes qui se sont plaints au sujet du traitement des musulmans en France, la France doit faire mieux, mais la France attend aussi la «réciprocité».

En d’autres mots, c’est le comble de l’hypocrisie de la part des dirigeants arabes qui critiquent les pays occidentaux pour les injustices perçues, tandis que les mêmes injustices – et plus encore – perdurent sur leurs propres terres. Si une mosquée peut être construite à Paris, une église ne devrait surement pas être radiée à Riyad.

Combien d’autres attaques comme celle au Pakistan, combien d’autres fidèles assassinés, combien d’autres églises détruites et combien d’autres familles en fuite avant que le monde s’élève d’une même voix, exprime son indignation morale, exige plus que des déclarations éphémères de la part de certains fonctionnaires d’Etat et se soulève pour soutenir les communautés chrétiennes en danger?

(http://www.huffingtonpost.fr/david-harris/le-silence-pour-reponse-aux-chretiens-persecutes_b_4085055.html)

« Lucidité, unité et fermeté face à l’Iran »

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 je vous recommande la Tribune de Simone Rodan-Benzaquen, Directrice AJC France intitulée « Lucidité, unité et fermeté face à l’Iran » 

Le 15 Juin, dernier, le monde apprenait l’élection de M. Hassan Rouhani comme nouveau Président de la République islamique d’Iran. Dès l’annonce et même avant, au cours de sa campagne, diplomates, analystes et politiques s’empressaient de gloser sur un changement crucial et sur une nouvelle ère dans la politique iranienne. En effet, le discours inaugural du président fraîchement élu et la campagne de charme lancée à l’occasion de la 68ème Assemblée Générale de l’ONU dénotait par rapport aux propos et au programme de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, porte étendard de la haine et du révisionnisme historique.

Quatre mois, jours pour jours après cette élection, le groupe P5 +1 (France, Angleterre, Etats Unis, Russie, Chine et Allemagne) entame de nouveau des négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire. C’est lors de ces négociations que la communauté internationale pourra  juger si l’Iran a entamé un vrai changement de politique ou s’il s’agit d’avantage d’une énième tactique de détournement et retardement de la part des iraniens.

Pour que ces négociations aient une petite chance de réussir, le groupe P5+1 doit s’assurer de quelques principes élémentaires : Tout d’abord, se convaincre de la réalité des faits, à savoir que les sanctions de la communauté internationale ont été à l’origine de l’ouverture et l’assouplissement de la position iranienne. Ces sanctions, économiques notamment, ont effectivement mis à bout de souffle le régime iranien, qui n’a pas d’autres choix que d’essayer aujourd’hui de montrer patte blanche. Cette fermeté occidentale a donc fait ses preuves, et la brader à l’écoute de quelques propos conciliants, serait la pire des solutions. Le seul compromis  clair et acceptable par le groupe des puissances occidentales, devrait être celui qui mettrait les iraniens face à leurs obligations, à savoir d’abord de démilitariser l’arsenal nucléaire et de permettre la mise en place d’un vrai système de contrôle, avant d’exiger un relâchement des sanctions.

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