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Question écrite à Michel PLATINI, Président de l’UEFA

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Paris, le 20 février
2013

Monsieur le Président,

C’est parce que vous incarnez les valeurs de la
France dans une institution internationale que nous nous adressons à vous.

En effet, le football est un facteur de
développement, d’épanouissement, de découverte des uns par les autres, pour
faire avancer la démocratie et la paix.

C’est
donc avec indignation que nous avons appris les pressions dont vous êtes
l’objet, pour faire annuler la Coupe du Monde Junior de l’UEFA  en Israël.

La démocratie israélienne est un partenaire de
la France, de l’Europe et de l’ensemble des autres démocraties.

L’équipe nationale d’Israël comporte des
joueurs d’origine arabe aussi bien que juive. Seule compte la valeur sportive.

En tant qu’élu de la République, démocrate engagé
pour le dialogue et la paix, nous vous apportons notre soutien absolu pour
faire appliquer la décision de l’U.E.F.A. aux 
dates et au lieu prévus.

Les Jeux Olympiques de Londres ont accueilli
toutes les nations; la rencontre France-Israël de coupe Davis s’est
magnifiquement déroulée à Rouen, malgré le mécontentement de quelques
personnages qui voudraient introduire la haine jusque dans le sport.

Annuler la Coupe du Monde Junior qui a lieu en
mars prochain en Israël serait un signe de faiblesse des démocrates que nous
sommes, un encouragement à ceux qui essaient d’instrumentaliser le sport et
refusent qu’il soit facteur de paix.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le
Président, l’assurance de notre considération distinguée.

 

Ce courrier est également cosigné par les députés :
Geneviève Levy, Jacques-Alain Bénisti, Eric Straumann, Jean-Christophe
Fromantin, Michel Herbillon, Jean-Luc Moudenc, Didier Quentin, Bernard
Deflesselles, Hervé Mariton, Patrick Balkany, Lionnel Luca, Xavier Bertrand,
Thierry Solère, Guy Geoffroy, Patrick Hetzel

Question écrite au Ministre des Affaires étrangères et européennes

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M. Claude
Goasguen attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les
conclusions de l’enquête sur l’attentat de Burgas.

En juillet
dernier, sur le parking de l’aéroport de Burgas, un groupe de touristes
majoritairement israéliens a été pris pour cible d’un attentat suicide, qui a
profondément choqué l’opinion. Pour la 1ère fois un attentat suicide
portant la signature du Hezbollah était perpétré sur le sol européen. Les
autorités bulgares, qui viennent de terminer leur enquête, ont livré leurs
conclusions aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU : le Hezbollah est
bien responsable de cet attentat, les éléments de preuve sont accablants.

La communauté
internationale doit donc réagir fortement. Les Etats-Unis et Israël invitent
vivement l’Union européenne à aller au bout de sa démarche d’inscription sur la
liste européenne des organisations terroristes du Hezbollah. Cette procédure
nécessite l’aval des 27, et la France ne peut pas se permettre de s’abstenir.
Un rôle de leader s’impose aux côtés de l’Allemagne et de la Grande Bretagne.
La réunion des Ministres des affaires étrangères européens du 18 février est l’occasion
parfaite pour que la France soutienne cette sanction, qui aurait dû s’imposer
depuis de nombreuses années.

C'est pourquoi
il souhaiterait avoir la confirmation de l'engagement du gouvernement français
dans le lancement de la procédure d’inscription du Hezbollah sur la liste
européenne des organisations terroristes.

Le malaise Franco-Allemand

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J’ai tenu à m’associer à l’hommage rendu par le Parlement
français et les autorités de notre pays pour le 50ème anniversaire
du Traité de l’Elysée, unissant la France et l’Allemagne, et conçu par  le Général de Gaulle et le Chancelier
Adenauer.

La coopération franco-allemande reste l’axe essentiel du
développement de la construction européenne et c’est à ce titre que nous avons
tenu à rendre hommage à cette œuvre qui marque un tournant dans la construction
de l’Europe.

Le déroulement de la réunion devait malheureusement décevoir
les participants. Le discours du Président de la République était d’une platitude
consommée et le discours de la Chancelière ne fut pas à la hauteur de nos
attentes. Il faut dire que l’Allemagne entre dans une période électorale
difficile pour la majorité CDU-FDP comme en témoigne les résultats de
Basse-Saxe, perdue par Madame MERKEL. Il est évident que les relations entre le
Président de la Chancelière ne sont pas au beau fixe et que la coopération
connaît un fléchissement inquiétant dû en particulier aux divergences économiques
de nos deux pays.

D’un côté, l’Allemagne prônant une politique de rigueur pour
conserver la stabilité de l’euro, freinant  les dépenses publiques , d’un autre côté,
un gouvernement socialiste qui pratique une politique fiscale extravagante et
refuse de diminuer le poids de la dépense publique en France.

Le malaise est réel. Il n’est pas souhaitable qu’il perdure
sans remettre en cause une Europe qui s’affaiblit et dont l’absence de
solidarité dans la guerre menée par l’armée française au Mali, porte
témoignage.

Il est essentiel de retrouver un axe Franco-Allemand tourné
vers l’avenir. C’est l’intérêt de notre pays et l’intérêt de l’Europe.