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Hier, du recueillement à la joie

Ariel_sharon A l’appel du grand rabbin de France, Joseph Sitruck, je me suis rendu hier à la grande synagogue de Paris pour participer avec des centaines de personnes à l’office en l’honneur d’Ariel Sharon. Ce grand homme d’Etat est depuis mercredi entre la vie et la mort. J’ai beaucoup de respect pour cet homme hors du commun, et je  souhaite qu’il se rétablisse, bien que son état de santé semble plus que critique. Cette absence à la tête de l’Etat d’Israël a provoqué une onde de choc non seulement au Proche Orient mais dans la communauté internationale toute entière. Je m’inquiète d’ailleurs pour l’avenir du processus de paix. Mais l’heure est, me semble-t-il, au recueillement.

Je fécilite mon ami Zaïr Kedadouche, inspecteur général de l’éducation nationale, pour sa nomination au poste de conseiller technique à la présidence de la République. Il sera chargé de la vie associative et de la jeunesse.

Photo_039 Enfin, je remercie les 500 personnes qui ont répondu présentes à mon invitation d’hier soir. Nous avons assisté à la représentation du cirque Pinder (voir album photo). J’ai été émerveillé par le spectacle, et les performances des artistes. Ils dégagent une telle impression de facilité dans l’exécution des numéros, qu’il en devient difficile d’imaginer les années de travail que leurs prestations exigent.

Cette magie a pourtant été de courte durée quand ces mêmes artistes m’ont alerté sur la précarité de leur statut. En effet, j’ai accepté avec plaisir l’invitation de Gilbert Eldenstein à participer aux Assises nationales du cirque et de la fête foraine qui ont eu lieu aujourd’hui sous le chapiteau Pinder. Les centaines de représentants de l’intersyndicale du cirque et de la fête foraine m’ont fait part de leur dépit de ne pas être suffisamment reconnus par les pouvoirs institutionnels et en particulier le ministère de la culture et la ville de Paris.

C’est pourquoi j’ai décidé d’interpeller, par question écrite, le ministre de la culture au sujet du statut de ces métiers, le ministre de l’intérieur sur le dispositif de sécurité lors de ces évènements dans les banlieues difficiles, et enfin le ministre de l’économie sur la création d’un numéro INSEE pour ces professions.

Je regrette l’absence de reconnaissance du maire de Paris à l’attention de ces deux mondes, et cela ne m’étonne pas d’ailleurs, car Bertrand Delanoë a une conception élitiste de la culture. C’est une fois de plus la preuve qu’il ne comprend pas le peuple parisien… 

Bonne année!

Voeux_2006 Avant toute chose, je vous souhaite une bonne et heureuse année et vous présente tous mes voeux de bonheur, de réussite, et le plus important la santé!

Cette année sera sûrement difficile, car nous sommes rentrés dans un cycle d’évolution profonde de notre démocratie, de crise d’identité et d’accentuation de la mondialisation. J’ai trouvé l’intervention du Président de la République volontariste et bonne sur l’analyse générale. J’attends avec un peu d’inquiétude les propositions concrètes qui en émaneront, car s’il s’agit de remplacer les charges des entreprises par la hausse des impôts, le compte n’y sera pas.

Je suis persuadé que la seule solution consiste en des économies drastiques à mener dans les dépenses de l’Etat et des collectivités, et notamment celles de fonctionnement et de personnel.

Je suis déterminé à mener une campagne, dans le cadre des Primaires à Paris, active et sans concession à l’égard des pratiques du passé. La campagne de presse qui se développe sur les modalités de financement d’un sondage réveille les plus mauvais souvenirs d’avant 2001.

Peut-on espérer, quand on est candidat à la mairie de Paris, convaincre les Parisiennes et les Parisiens en se livrant à de telles pratiques ? Je n’accepte pas d’être assimilé dans cette catégorie d’hommes et de femmes qui décridibilise la politique par des méthodes qui ont déjà été sanctionnées. C’est une absolue nécessité pour convaincre les électeurs que la droite a échappé à ces tourments du passé.

Je souhaite la transparence la plus intégrale et j’ai l’impression quelquefois de prêcher dans le désert quand par exemple parmi les 61 députés qui ont signé ma proposition de loi sur la transparence du patrimoine des élus et des candidats aux élections législatives, aucun député parisien n’est cosignataire…

Mais je ne désespère pas de les convaincre. Nous avons tous à gagner à nous dégager de cette image calamiteuse qui a pollué depuis quelques semaines, il faut l’avouer,  la campagne des Primaires.

Je ne suis pas un pessimiste, je souhaite regarder les difficultés en face, car c’est cette attitude qui permet d’avancer, et de dépasser les obstacles. Alors Oui 2006 sera une année difficile mais c’est en ayant conscience que nous parviendrons à avoir le courage et l’ambition de réformer notre pays.

Rappel de l’ambassadeur en poste à Téhéran

Je suis une fois de plus choqué par les déclarations du Président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad qui affirme que la Shoah est "un mythe sur le massacre des juifs" et propose aux Juifs "de fonder un Etat en Europe, au Canada ou en Alaska". Ces propos menacent la sécurité d’Israël, en des termes effroyables qui rappellent des périodes noires du siècle dernier.

Ils doivent être condamnés par la France, car ne l’oublions pas ce type de propos prononcés sur le territoire français est qualifié de délit pénal, et sanctionné d’une peine d’emprisonnement pour l’auteur.

La France doit donc prendre ses responsabilités et inciter les organisations internationales, dont elle est membre, à prendre des sanctions économiques. Je pense également souhaitable que le gouvernement rappelle l’ambassadeur en poste à Téhéran, car les conséquences des propos de Mahmoud Ahmadinejad ne peuvent que contribuer à l’extension de l’antisémitisme dans notre pays.

C’est pourquoi j’ai tenu à interpeller le gouvernement à ce sujet en posant une question écrite demandant les mesures qui seront envisagées pour marquer notre hostilité à ces déclarations.

Grèves

La nouvelles grève du RER est aussi inutile que coûteuse et prend une fois de plus les usagers en otages.

Je suis de plus en plus persuadé que le gouvernement doit faire voter une loi sur le service garanti et ne plus se contenter de promesses d’accords qui laissent aux syndicats la maîtrise des opérations alors qu’ils ne représentent que 8% des salariés français.

Les Français n’ont pas à être les victimes de la surenchère gauchiste entre la CGT et le syndicat SUD. Je souhaite ardemment une loi avant 2007. Je l’ai proposé, contresigné, et je me battrai en ce sens.

Paix au Proche Orient

De retour d’un voyage en Israël, j’ai pu rencontrer Shimon Peres et les responsables de l’armée israélienne, le Tsahal. Je suis convaincu qu’Israël et les Israéliens veulent la paix mais qu’ils ne savent pas très bien quel sera le prix à payer.

Les Israéliens sont courageux, déterminés et frappés par une crise économique beaucoup plus grave que je le pensais. De plus la menace iranienne se précise sur le Moyen Orient et laisse craindre des mois qui viennent une nouvelle guerre dans cette région du monde qui mettrait Israël en première ligne, cette fois contre les Chiites Iraniens et leurs alliés du Hezbollah.

Séance de nuit

J’étais hier soir présent dans l’hémicycle pour défendre l’amendement, dont j’étais cosignataire, sur la baisse de la TVA dans le restauration à 5, 5%. Cause vaine… Je regrette que le gouvernement ait utilisé la procédure du vote bloqué pour empêcher les 40 députés de la majorité présents d’adopter cet amendement. Raison invoquée: le vote de la baisse de la TVA par les parlementaires affaiblirait le gouvernement français lors des négociations avec l’Union européenne. Je vous laisse juger de la pertinence de cet argument…

En 2002, la diminution de la TVA pour la restauration de 19, 6% à 5, 5% était l’une des promesses électorales de la majorité. Je souhaite que nous ne décevions pas notre électorat une nouvelle fois, et le gouvernement a le devoir d’imposer son choix à l’Union européenne, car pour reprendre le bon mot de mon ami Thierry Mariani, les Français ne comprendraient que "le matin on vote une taxe planétaire, et le soir on ne peut pas baisser la TVA sur le plat de frites" 

Je vous invite à lire mes interventions sur mon site internet: http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?assemblee=1&rubr=11

Qui tient le pouvoir?

Comme tous les Français je suis très inquiet de la dégradation  de la situation dans un certain nombre de communes.  Je suis encore plus inquiet de voir que certaines communes réputées difficiles n’ont pas bougé.

C’est en réalité une préoccupation encore plus grave pour l’avenir. Le midi de la France, Marseille, Toulon, les villes de banlieues plus difficiles n’ont subi aucune exaction. Il est donc évident que des consignes, dans ces villes, on été respectées. D’où proviennent ces consignes?

Il ne faut pas être grand clerc pour se douter que certains dealers ou délinquants n’avaient aucun intérêt à voir la police  pénétrer dans les cités.

Réfléchissons à la réalité des pouvoirs au sein des cités, entre les délinquants, les religieux, les édiles, la police… Qui tient véritablement le pouvoir?

Violence dans les banlieues : les poncifs dangereux

Bien sûr que la prévention et la répression vont de paire.  Mais néanmoins je trouve que le Premier Ministre a eu tort de laisser un de ses ministres atténuer la vigeur de la détermination de Nicolas SARKOZY.

La répression s’adresse à des voyous qui troublent l’ordre public et qui défient l’ordre républicain. La prévention s’adresse à ceux dont les conditions sociales, matérielles peuvent pousser à la délinquance.

Mais le postulat selon lequel "difficultés matérielles = voyoucratie" repose sur un de ces poncifs que la gauche a réussi à faire croire  depuis des décennies. Je m’étonne de voir le gouvernement entonner ce refrain, et surtout en même temps afficher sa volonté de remettre de l’ordre. Tout cela sent la zizanie politicienne organisée et me confirme dans ma détermination à soutenir la détermination du Ministre de l’intérieur.

Je souhaite non seulement que l’ordre public soit rétabli mais qu’au delà on procède à de vraies arrestations et à de vrais jugements, et que de plus on s’attaque au nerf de la guerre, à savoir l’économie souterraine dans les banlieues.

Qui en profite? Probablement pas d’ailleurs seulement les gens qui habitent dans les banlieues. On est proche souvent non pas de la petite délinquance mais du grand banditisme armé, et il n’y a pas plus de raisons de ménager ces réseaux là que de ménager les réseaux mafieux.

Enfin l’assimilation faite à l’islamisme est tout à fait injustifiée. J’étais une nouvelle fois, lundi dernier,  à une soirée organisée à la rupture du jeûne du ramadan par l’association "La Chorba pour tous" (19ème). J’ai rencontré des centaines de musulmans écoeurés par l’assimilation des actes de banditisme avec leur démarche religieuse. (voir article dans le Parisien d’aujourd’hui, pages "Paris")

Droit de vote des étrangers

Je reste très sceptique sur la déclaration qu’a faite Nicolas Sarkozy concernant le vote des étrangers non communautaires. Je connais parfaitement ce sujet pour l’avoir débattu à plusieurs reprises depuis dix ans à l’Assemblée , puisque c’est le serpent de mer de la vie politique française…

Il faut savoir qu’il y a une logique dans la politique française d’intégration, même si j’en conviens elle mérite d’être rediscutée dans ses fondements et dans ses applications.  L’intégration en France passe par l’acceptation de la nationalité qui est une procédure extrêmement facilitée par la loi. En revanche certains pays rendent cet accès très difficile, c’est par exemple le cas des pays scandinaves ou dans la plupart des pays anglo- saxons. Dans ces pays là le vote aux municipales  vient compenser la difficulté d’accéder à la nationalité.

On ne pourra donc modifier le droit de vote aux municipales en France que dans le cas où l’on rend plus difficile l’accès à la nationalité, ce qui passe inmanquablement la question du droit du sol.

Je crois qu’il est sans doute important d’ouvrir le débat et c’est un débat périlleux, et qui finalement n’est pas essentiel. Ce qui est essentiel en revanche et urgent, c’est d’avoir une vision précise de notre droit de l’immigration et de son application. La France n’a jamais eu le courage de poser cette question dans un débat public: le résultat est patent. Le regroupement familial est dévoyé, le droit d’asile bafoué. La France ne fait pas appliquer sa loi!

Je pense donc qu’il y a d’autres urgences sur ce sujet que le vote aux élections municipales pour des citoyens qui vivent dans une ville depuis plus de dix ans, et qui donc refusent la nationalité française. Je pense enfin qu’avant d’élargir en permanence notre volonté d’intégrer par tous les moyens, il faudrait commencer par avoir une politique beaucoup plus ouverte, et ferme en même temps, à l’égard de ceux qui sont de nationalité française récente (par filiation ou par immigration) et qui ne parviennent pas, économiquement et socialement. Une politique  active peut donner du travail, des logements, de la dignité car les Parisiens n’acceptent pas l’assistance que comme un pis- aller.

Malheureusement le bon sens qui lie l’économie au social et le social à l’économie n’existe pas dans l’esprit des politiciens de l’hôtel de ville.

ISF

Vendredi dernier débat sur l’ISF à l’Assemblée. J’ai pu constater que vous êtes nombreux à discuter (autour) de ce sujet…

Nous étions très peu dans l’hémicycle à tenter de convaincre le gouvernement de prendre en considération la catégorie sociale que nous représentons, c’est-à-dire ceux qui passent à l’ISF, à cause de la résidence principale ou d’une petite succession, sans le savoir. (pour voir mes amendements : http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?assemblee=1&rubr=4&contenu=207#a207)

Le gouvernement ne nous a pas entendu. Il a au contraire allégé l’ISF au nom de l’emploi pour des catégories sociales qui bénéficient d’allègements sur les actions et les stock-options, pour empêcher la fuite de capitaux supplémentaires.

Il a ainsi atténué l’absurdité de l’ISF mais n’a pas voulu me suivre ainsi que quelques députés présents en séance dont Pierre Lellouche et Jacques Myard, sur l’injustice de cet impôt.

J’ai défendu deux amendements. L’un sur la sortie de la résidence principale de l’ISF : je l’ai fait en connaissant parfaitement le dossier, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les députés UMP qui ont tout mélangé, permettant ainsi au gouvernement de se retrancher dans une attitude frileuse et négative.

J’ai bon espoir en revanche, pour mon deuxième amendement, d’avoir obtenu lors de la lecture au Sénat, la normalisation du délai de rétroactivité de l’ISF, de 10 à 3 ans.

C’est une piètre satisfaction et j’ai eu le sentiment que l’opposition à la réforme venait essentiellement de la part du Chef de l’Etat. Je le regrette. J’ai l’intention d’ailleurs de replacer ce débat lors de la réforme des successions à venir.

Sur des questions comme celle-ci, qui sont symboliques, il faut mieux privilégier l’efficacité et la présence parlementaire, la connaissance du dossier, plutôt qu’un battage médiatique improductif.

ISF

Merci pour vos nombreux commentaires sur les déplacements à Paris, pour vos réactions suite à l’émission de Canal plus ce matin…

Je répondrai à vos questions lundi, ce soir le débat continue à l’Assemblée nationale. L’ISF est au programme, je défends deux amendements pour extraire la résidence principale de l’assiette de cet impôt et pour réduire le délai de redressement de 10 à 3 ans : compte-rendu lundi! (voir mes amendements : http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?assemblee=1&rubr=4&contenu=207#a207)

Je vous reparlerai aussi de la réunion d’hier soir à la Gare de l’Est, qui a été un beau succès,

Bon week-end.