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Faire repentance

Je ne vois pas l’intérêt de la  massive présence française aux célébrations célébrant le 200ème anniversaire du désastre de Trafalgar.

Au point où nous en sommes, on va bientôt nous demander de célébrer Waterloo. Décidément la France a une relation avec l’histoire très particulière…

Elle mélange amnésie et pragmatisme allègrement. Mais il y a dû y avoir beaucoup de marins bretons tués à Trafalgar. Est-ce qu’il nous viendrait à l’odée de demander à l’Angleterre de faire repentance pour avoir assassiné, puisque c’est désormais prouvé, Napoléon à Sainte Hélène?

Bilan

Décidément les résultats du référendum et ce vote incroyable des Français me perturbe de plus en plus.

C’est presque comme une fin,  une explosion ultime d’incompréhension entre les Français et leurs gouvernants. Je crois que c’est encore plus grave que le résultats des élections présidentielles. Je pense que le gouvernement n’a pas encore suffisamment pris la dimension et la profondeur de la crise, pas seulement économique mais morale et culturel, ce qui est beaucoup plus grave.

Nous sommes sans doute dans un moment de notre histoire où il faudra que les Français une fois de plus montrent leur capacité de résister au déclin et de se raidir vers l’effort.

La réponse à une question culturelle aussi profonde n’est ni de droite ni de gauche. Elle repose sur l’engagement des hommes et des femmes politiques de ce pays. Comment en effet convaincre les français d’aller vers l’effort alors que les politiques refusent le moindre risque de réforme profonde et se cachent sous les sondages pour refuser d’affronter les difficultés qu’ils sont justement chargés de résoudre?

Je crois qu’il ne faut plus finasser et se perdre dans des sujets secondaires.

L’engagement. L’énergie. La combatitivité et l’audace.

Tout le contraire du discours du discours lénifiant et du laisser aller du maire de Paris actuel.

Est ce que les français comprendront le discours de l’effort…

Impopularité

Quand nous étions quelques uns à prévoir de grandes difficultés nous ne croyions pas si bien dire. La France est entrée dans un moment très difficile de son histoire et qui peut coûter très cher à notre pays.

Il faut que les politiques montrent l’exemple du courage de l’impopularité, les français de sont ni de droite ni de gauche, ils veulent des gouvernants qui s’engagent même s’ils ne sont pas d’accord avec eux, et qui prennent des risques.

Cela fait le succès de Nicolas SARKOZY dans les sondages, qui désormais arrive à un niveau de sympathie, lui qui parle "dur", équivalent à celui de Jack Land, qui lui parle "miel". C’est une première!

Les français vont peut-être se lasser des discours virtuels pour goûter aux paroles des hommes politiques qui parlent de la réalité des choses.

Pour tout dire j’en ai assez de la politique qui se limite à des postures.

Libération de Florence Aubenas

Je suis heureux comme tous les français de la libération de Florence Aubenas et de son guide Hussein Hanoun.

Mais en entendant la radio ce matin j’avais oublié que c’était Bertarnd Delanoë et personne d’autre qui l’avait délivré!

Evidemment, on ne peut pas en permanence s’occuper des médias et prendre conscience du dépérissement des arrondissements de l’est parisien…

Convention sur l’immigration

Enfin la droite semble sortie de son mutisme dans le grand débat sur l’immigration. Les vociférations de Le Pen et de l’extrème gauhe auront ainsi empêché pendant 30 ans qu’on puisse parler d’immigration, qui est pourtant un des sujets les plus nobles de la vie démocratique d’un pays.

En 2005, il faut inventer un système qui soit transparent, portant sur le nombre et les compétences des immigrés que nous admettrons. Cette méthode qui n’est pas celle des quotas mais qui se fonde sur un volume qualitatif et quantitatif fonctionne parfaitement au Canada et en Suisse.

Nicolas SARKOZY a eu raison d’agir vite sur les problèmes d’immigration comme il l’a fait sur les questions de sécurité.

Je crois que cette manière directe et sans excès représente bien le style d’une nouvelle majorité de droite et du centre pour l’avenir en France.

C’est nouveau!

Nicolas Sarkozy dans le gouvernement Villepin… Deux premiers Ministres en même temps, c’est une institution nouvelle!
J’attend impatiemment le discours de politique générale du gouvernement, car selon moi le Président est resté très elliptique sur les modalités de la mobilisation qu’il a décrété en faveur de l’emploi. A suivre…

Impressions en vrac

Le départ de Jean-Pierre Raffarin… Je pense que Jean-Pierre Raffarin aurait dû démissionner après la défaite des régionales. Il a porté pour le mieux une politique voulue par le Président de la République. Rien de ce qui ne va pas ne lui est imputable. Ce sont sans doute les choix politiques qui n’ont pas été à la mesure de ce que souhaitent les français.
La nomination de Dominique Villepin à Matignon… J’ai appris en faisant de la politique à ne plus juger la politique sur les personnes mais sur les engagements. J’attends donc le discours de politique générale du nouveau Premier Ministre en espérant que celui-ci prenne conscience du malaise profond et de l’ampleur des réformes nécessaires.
Plus de réactions un peu plus tard, j’attends les vôtres!

Sarkozy

J’ai trouvé Sarkozy courageux hier car il aurait pu se réfugier sur une position de réserve de la République. Il a proposé ses services dans une situation à haut risque. J’aime cette attitude. Mais je crois que le Président de la République ne l’entendra pas…

La claque

Ce qui m’a le plus frappé en parcourant les bureaux de vote hier, c’est que les électeurs étaient tous de mauvaise humeur, très moroses. Pour le non cela se concevait, mais même les gens qui votaient oui exprimaient leur mauvaise humeur contre le gouvernement, et ils votaient davantage contre le non que pour le oui…

La claque est sévère pour la droite comme pour la gauche. C’est un style politique qui est condamné. Celui de la langue de bois, de l’autosatisfaction et de la stratégie de dissimulation. Hier la référence des électeurs c’était Tony Blair, ou Schroeder, qui avait tiré les leçons de la défaite. Je crois que les électeurs n’étaient ni de droite ni de gauche, ils ont tout simplement envie d’être gouvernés et que les élus prennent des risques, tiennent leurs engagements, quitte à subir les sanctions électorales s’ils se trompent.

Les Français veulent des hommes d’état en réalité.