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Internet et politique

Je me suis rendu hier à l’Entrepot pour "Politique 2.0", où j’étais invité sur la table ronde Politique et blog. Il y avait plus d’une centaine de personnes, blogeurs avertis et sensibles aux raisons qui poussent les hommes et femmes politiques à créer un blog. Je regrette d’être arrivé en cours de réunion, car les débats ont été animés, et ont enrichi mes connaissances de la blogosphère.

J’ai créé mon blog pour être en lien direct avec mes concitoyens, et avoir leurs opinions sur mes actions. Je vais sur le terrain, et rencontre de nombreuses personnes mais Vos commentaires, qu’ils me soutiennent ou me critiquent, me poussent à la réflexion, car une même problématique peut être envisagée sous des angles insoupçonnés. Aussi je voulais vous remercier.

J’aimerais poursuivre cette réflexion un peu plus longuement mais je dois partir à la soirée "Egalité des Chances" organisée à l’Astros Club, 106 avenue de Clichy…

A demain!

L’éternel problème, le logement…

Depuis le début des débats en séance à l’Assemblée nationale du projet de loi "Engagement national pour le logement", je constate l’absence des députés parisiens dans l’hémicycle, alors que l’essentiel du problème parisien est le logement.

Je trouve qu’en particulier les députés parisiens de gauche et les verts, qui mettent en place à Paris la politique inverse, et ne jugent même pas utile de se rencre en séance, se moquent du monde.

Paris est la ville de France qui construit le moins d’appartements sociaux et privés, et cette anémie est un handicap lourd pour le développement de la capitale, et j’ai eu l’occasion dans mon livre à paraître à la fin du mois, Allô Paris bobo, de démontrer l’étendue des dégâts qui desservent en premier lieu les Parisiennes et les Parisiens.

Voilà le résumé de mon intervention en attendant le compte rendu analytique des services de l’Assemblée :

2ème Séance du mercredi 18 janvier 2006

M. Claude Goasguen – Ma foi, nous soutiendrons ce texte parce qu’il s’inscrit dans une démarche globalement positive (Rires sur les bancs du groupe des députés communistes et républicains). Il n’en reste pas moins que certains points ne nous satisfont pas, comme l’article 55. Des avancées ont eu lieu en commission. Je souhaite qu’elles soient confirmées en séance publique, notamment pour ce qui touche à l’accession à la propriété.
J’aurais aimé aussi que les classes moyennes, victimes dans les grandes agglomérations de l’augmentation du foncier et des loyers, soient elles aussi considérées comme dignes d’intérêt sur le plan social par le Gouvernement. Nous y reviendrons.
Ce texte est globalement positif parce qu’il tend à relancer la construction de logements et à corriger les effets pervers des mesures prises sous les gouvernements précédents. Je limiterai ici mon propos à la situation en Ile-de-France. Si en 2005, plus de 400 000 logements ont été mis en chantier et plus de 500 000 demandes de permis de construire déposées en France, cette embellie n’a pas concerné l’Ile-de-France, et encore moins Paris qui souffre depuis cinq ans d’une politique municipale malthusienne, préjudiciable à sa place dans la compétition avec les autres grandes métropoles européennes.
Quand j’entends les Verts – d’ailleurs absents ce soir – réclamer ici la construction de logements sociaux et demander au Conseil de Paris que l’on ne construise surtout pas davantage, je m’interroge sur la cohérence de leurs positions. Je m’interroge de même, quand nos collègues socialistes vantent ici les mérites du logement social et que je vois la politique menée en ce domaine à Paris. En 2005, on a construit mille logements neufs à Paris, dont 700 au titre du logement aidé et 300 au titre du secteur privé. Je rappelle pour mémoire que la Ville de Paris en avait construit 5 500 en 2000, sans l’aide ni de la région ni de l’Etat.
Un autre signe ne trompe pas. Alors que jusqu’en 2000, on créait environ cinquante ZAC par an en Ile-de-France, ce nombre est tombé à dix depuis l’adoption de la loi SRU. La situation est encore plus grave à Paris où aucune ZAC n’a été créée depuis 2001, à l’exception de celle des Batignolles, voulue par l’Etat et liée à la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012. Cela est à mettre en regard de la politique ambitieuse menée par les maires précédents, pour qui les ZAC constituaient un outil d’urbanisme indispensable.
Ce triste résultat de la politique délibérée de la municipalité socialiste de Paris devrait inspirer au Gouvernement certaines mesures. Il faudrait notamment simplifier les procédures du code de l’urbanisme, en particulier celles prévues au livre III pour les ZAC, auxquelles devrait se substituer la délivrance d’un permis de construire valant division. Il faudrait aussi que soit publié un guide d’application de la loi SRU à l’intention des maires.
Enfin, je souhaiterais, Monsieur le ministre, qu’à côté des trois opérations d’intérêt national que vous avez annoncées cet après-midi pour l’Ile-de-France, une autre puisse concerner Paris, où existent encore d’importantes emprises foncières que le maire refuse de libérer, notamment dans les arrondissements du Nord-Est. Je vous demande instamment de mettre à l’étude le lancement d’une opération d’intérêt national à cheval sur les XVIIIe et XIXe arrondissements où cent hectares au moins sont urbanisables. Paris ne peut pas demeurer l’endroit où l’on construit le moins de logements de toute la France !

 

Rencontre avec GayLib

Logo_gaylib J’ai eu le plaisir de recevoir ce matin à l’Assemblée nationale Stéphane Dassé, président, et Sébastien Chenu, porte-parole de GayLib pour discuter des problématiques liées à l’homosexualité : la vie commune et sous quelles formes, l’homoparentalité et l’égalité des droits. Nous avons discuté franchement des problèmes que pose la déstructuration de la famille traditionnelle.

On me reproche de toute évidence mon attitude sur le Pacs, et la pénalisation des propos homophobes, alors que mes réserves étaient simplement d’ordre juridique, et n’étaient aucunement fondées sur une discrimination.

Nous avons convenu de nous revoir afin d’enlever les ambiguïtés de mon discours qu’ils jugent conservateur, et de discuter des difficultés matérielles et psychologiques connues par les homosexuels, et notamment les jeunes, dont je comprends l’accuité.

Je vous invite à me donner vos opinions sur ces thématiques sociétales. Quel est votre sentiment ? Je suis prêt à entendre tous les avis à condition qu’ils ne soient pas excessifs, c’est tout l’intérêt d’un blog. Je me pose beaucoup de questions sur un sujet de société qui ne concerne pas que la France mais toutes les démocraties occidentales.

J’ai accepté la proposition de GayLib d’une réunion avec les quatre candidats. Nous discuterons avec la salle de la politique parisienne pour l’avenir et des problématiques liées à l’homosexualité.

Hier, du recueillement à la joie

Ariel_sharon A l’appel du grand rabbin de France, Joseph Sitruck, je me suis rendu hier à la grande synagogue de Paris pour participer avec des centaines de personnes à l’office en l’honneur d’Ariel Sharon. Ce grand homme d’Etat est depuis mercredi entre la vie et la mort. J’ai beaucoup de respect pour cet homme hors du commun, et je  souhaite qu’il se rétablisse, bien que son état de santé semble plus que critique. Cette absence à la tête de l’Etat d’Israël a provoqué une onde de choc non seulement au Proche Orient mais dans la communauté internationale toute entière. Je m’inquiète d’ailleurs pour l’avenir du processus de paix. Mais l’heure est, me semble-t-il, au recueillement.

Je fécilite mon ami Zaïr Kedadouche, inspecteur général de l’éducation nationale, pour sa nomination au poste de conseiller technique à la présidence de la République. Il sera chargé de la vie associative et de la jeunesse.

Photo_039 Enfin, je remercie les 500 personnes qui ont répondu présentes à mon invitation d’hier soir. Nous avons assisté à la représentation du cirque Pinder (voir album photo). J’ai été émerveillé par le spectacle, et les performances des artistes. Ils dégagent une telle impression de facilité dans l’exécution des numéros, qu’il en devient difficile d’imaginer les années de travail que leurs prestations exigent.

Cette magie a pourtant été de courte durée quand ces mêmes artistes m’ont alerté sur la précarité de leur statut. En effet, j’ai accepté avec plaisir l’invitation de Gilbert Eldenstein à participer aux Assises nationales du cirque et de la fête foraine qui ont eu lieu aujourd’hui sous le chapiteau Pinder. Les centaines de représentants de l’intersyndicale du cirque et de la fête foraine m’ont fait part de leur dépit de ne pas être suffisamment reconnus par les pouvoirs institutionnels et en particulier le ministère de la culture et la ville de Paris.

C’est pourquoi j’ai décidé d’interpeller, par question écrite, le ministre de la culture au sujet du statut de ces métiers, le ministre de l’intérieur sur le dispositif de sécurité lors de ces évènements dans les banlieues difficiles, et enfin le ministre de l’économie sur la création d’un numéro INSEE pour ces professions.

Je regrette l’absence de reconnaissance du maire de Paris à l’attention de ces deux mondes, et cela ne m’étonne pas d’ailleurs, car Bertrand Delanoë a une conception élitiste de la culture. C’est une fois de plus la preuve qu’il ne comprend pas le peuple parisien… 

Bonne année!

Voeux_2006 Avant toute chose, je vous souhaite une bonne et heureuse année et vous présente tous mes voeux de bonheur, de réussite, et le plus important la santé!

Cette année sera sûrement difficile, car nous sommes rentrés dans un cycle d’évolution profonde de notre démocratie, de crise d’identité et d’accentuation de la mondialisation. J’ai trouvé l’intervention du Président de la République volontariste et bonne sur l’analyse générale. J’attends avec un peu d’inquiétude les propositions concrètes qui en émaneront, car s’il s’agit de remplacer les charges des entreprises par la hausse des impôts, le compte n’y sera pas.

Je suis persuadé que la seule solution consiste en des économies drastiques à mener dans les dépenses de l’Etat et des collectivités, et notamment celles de fonctionnement et de personnel.

Je suis déterminé à mener une campagne, dans le cadre des Primaires à Paris, active et sans concession à l’égard des pratiques du passé. La campagne de presse qui se développe sur les modalités de financement d’un sondage réveille les plus mauvais souvenirs d’avant 2001.

Peut-on espérer, quand on est candidat à la mairie de Paris, convaincre les Parisiennes et les Parisiens en se livrant à de telles pratiques ? Je n’accepte pas d’être assimilé dans cette catégorie d’hommes et de femmes qui décridibilise la politique par des méthodes qui ont déjà été sanctionnées. C’est une absolue nécessité pour convaincre les électeurs que la droite a échappé à ces tourments du passé.

Je souhaite la transparence la plus intégrale et j’ai l’impression quelquefois de prêcher dans le désert quand par exemple parmi les 61 députés qui ont signé ma proposition de loi sur la transparence du patrimoine des élus et des candidats aux élections législatives, aucun député parisien n’est cosignataire…

Mais je ne désespère pas de les convaincre. Nous avons tous à gagner à nous dégager de cette image calamiteuse qui a pollué depuis quelques semaines, il faut l’avouer,  la campagne des Primaires.

Je ne suis pas un pessimiste, je souhaite regarder les difficultés en face, car c’est cette attitude qui permet d’avancer, et de dépasser les obstacles. Alors Oui 2006 sera une année difficile mais c’est en ayant conscience que nous parviendrons à avoir le courage et l’ambition de réformer notre pays.

Rappel de l’ambassadeur en poste à Téhéran

Je suis une fois de plus choqué par les déclarations du Président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad qui affirme que la Shoah est "un mythe sur le massacre des juifs" et propose aux Juifs "de fonder un Etat en Europe, au Canada ou en Alaska". Ces propos menacent la sécurité d’Israël, en des termes effroyables qui rappellent des périodes noires du siècle dernier.

Ils doivent être condamnés par la France, car ne l’oublions pas ce type de propos prononcés sur le territoire français est qualifié de délit pénal, et sanctionné d’une peine d’emprisonnement pour l’auteur.

La France doit donc prendre ses responsabilités et inciter les organisations internationales, dont elle est membre, à prendre des sanctions économiques. Je pense également souhaitable que le gouvernement rappelle l’ambassadeur en poste à Téhéran, car les conséquences des propos de Mahmoud Ahmadinejad ne peuvent que contribuer à l’extension de l’antisémitisme dans notre pays.

C’est pourquoi j’ai tenu à interpeller le gouvernement à ce sujet en posant une question écrite demandant les mesures qui seront envisagées pour marquer notre hostilité à ces déclarations.

Grèves

La nouvelles grève du RER est aussi inutile que coûteuse et prend une fois de plus les usagers en otages.

Je suis de plus en plus persuadé que le gouvernement doit faire voter une loi sur le service garanti et ne plus se contenter de promesses d’accords qui laissent aux syndicats la maîtrise des opérations alors qu’ils ne représentent que 8% des salariés français.

Les Français n’ont pas à être les victimes de la surenchère gauchiste entre la CGT et le syndicat SUD. Je souhaite ardemment une loi avant 2007. Je l’ai proposé, contresigné, et je me battrai en ce sens.

Paix au Proche Orient

De retour d’un voyage en Israël, j’ai pu rencontrer Shimon Peres et les responsables de l’armée israélienne, le Tsahal. Je suis convaincu qu’Israël et les Israéliens veulent la paix mais qu’ils ne savent pas très bien quel sera le prix à payer.

Les Israéliens sont courageux, déterminés et frappés par une crise économique beaucoup plus grave que je le pensais. De plus la menace iranienne se précise sur le Moyen Orient et laisse craindre des mois qui viennent une nouvelle guerre dans cette région du monde qui mettrait Israël en première ligne, cette fois contre les Chiites Iraniens et leurs alliés du Hezbollah.

Séance de nuit

J’étais hier soir présent dans l’hémicycle pour défendre l’amendement, dont j’étais cosignataire, sur la baisse de la TVA dans le restauration à 5, 5%. Cause vaine… Je regrette que le gouvernement ait utilisé la procédure du vote bloqué pour empêcher les 40 députés de la majorité présents d’adopter cet amendement. Raison invoquée: le vote de la baisse de la TVA par les parlementaires affaiblirait le gouvernement français lors des négociations avec l’Union européenne. Je vous laisse juger de la pertinence de cet argument…

En 2002, la diminution de la TVA pour la restauration de 19, 6% à 5, 5% était l’une des promesses électorales de la majorité. Je souhaite que nous ne décevions pas notre électorat une nouvelle fois, et le gouvernement a le devoir d’imposer son choix à l’Union européenne, car pour reprendre le bon mot de mon ami Thierry Mariani, les Français ne comprendraient que "le matin on vote une taxe planétaire, et le soir on ne peut pas baisser la TVA sur le plat de frites" 

Je vous invite à lire mes interventions sur mon site internet: http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?assemblee=1&rubr=11

Qui tient le pouvoir?

Comme tous les Français je suis très inquiet de la dégradation  de la situation dans un certain nombre de communes.  Je suis encore plus inquiet de voir que certaines communes réputées difficiles n’ont pas bougé.

C’est en réalité une préoccupation encore plus grave pour l’avenir. Le midi de la France, Marseille, Toulon, les villes de banlieues plus difficiles n’ont subi aucune exaction. Il est donc évident que des consignes, dans ces villes, on été respectées. D’où proviennent ces consignes?

Il ne faut pas être grand clerc pour se douter que certains dealers ou délinquants n’avaient aucun intérêt à voir la police  pénétrer dans les cités.

Réfléchissons à la réalité des pouvoirs au sein des cités, entre les délinquants, les religieux, les édiles, la police… Qui tient véritablement le pouvoir?

Violence dans les banlieues : les poncifs dangereux

Bien sûr que la prévention et la répression vont de paire.  Mais néanmoins je trouve que le Premier Ministre a eu tort de laisser un de ses ministres atténuer la vigeur de la détermination de Nicolas SARKOZY.

La répression s’adresse à des voyous qui troublent l’ordre public et qui défient l’ordre républicain. La prévention s’adresse à ceux dont les conditions sociales, matérielles peuvent pousser à la délinquance.

Mais le postulat selon lequel "difficultés matérielles = voyoucratie" repose sur un de ces poncifs que la gauche a réussi à faire croire  depuis des décennies. Je m’étonne de voir le gouvernement entonner ce refrain, et surtout en même temps afficher sa volonté de remettre de l’ordre. Tout cela sent la zizanie politicienne organisée et me confirme dans ma détermination à soutenir la détermination du Ministre de l’intérieur.

Je souhaite non seulement que l’ordre public soit rétabli mais qu’au delà on procède à de vraies arrestations et à de vrais jugements, et que de plus on s’attaque au nerf de la guerre, à savoir l’économie souterraine dans les banlieues.

Qui en profite? Probablement pas d’ailleurs seulement les gens qui habitent dans les banlieues. On est proche souvent non pas de la petite délinquance mais du grand banditisme armé, et il n’y a pas plus de raisons de ménager ces réseaux là que de ménager les réseaux mafieux.

Enfin l’assimilation faite à l’islamisme est tout à fait injustifiée. J’étais une nouvelle fois, lundi dernier,  à une soirée organisée à la rupture du jeûne du ramadan par l’association "La Chorba pour tous" (19ème). J’ai rencontré des centaines de musulmans écoeurés par l’assimilation des actes de banditisme avec leur démarche religieuse. (voir article dans le Parisien d’aujourd’hui, pages "Paris")