Archives pour la catégorie Non classé

La recomposition de l’UMP plus urgente » que le remaniement

PARIS, 30 oct 2010 (AFP) – Le député de Paris Claude Goasguen (UMP) estime que la "recomposition" du parti présidentiel est "plus urgente" que le remaniement, dans une interview au JDD à paraître dimanche.

"A mon avis, la recomposition de l'UMP est plus urgente (que le remaniement gouvernemental, ndlr). Nous sommes dans une période de préparation de la présidentielle et nous avons besoin d'un parti rafraîchi, modernisé, dynamisé", déclare le maire du XVIe arrondissement.

Un changement pourrait intervenir à la direction du parti à l'occasion du remaniement, avec un possible retour au gouvernement de l'actuel secrétaire général Xavier Bertrand. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, pourrait lui succéder.

Interrogé sur le remaniement gouvernemental "qui n'arrive toujours pas", M. Goasguen explique que la "donne a changé".

"Nous étions persuadés que le gouvernement sortirait en miette de la réforme des retraites. Or, il est plutôt renforcé. Je comprends que, dans ces conditions, on n'ait pas envie de le changer tout de suite", avance-t-il.

Sur le choix du prochain Premier ministre, M. Goasguen estime que le président Nicolas Sarkozy "n'a pas en main un choix de personnes mais un vrai choix politique qui influera sur la campagne présidentielle".

L'actuel hôte de Matignon, François Fillon, "qui a toujours été sur une ligne très rigoureuse", est "totalement en situation" si Nicolas Sarkozy "décide d'harmoniser sa présidence du G8/G20 avec sa politique intérieure".

Le président "peut aussi choisir de négocier avec les syndicats, de faire encore des +Grenelle+, mais je ne suis pas certain que la France en ait les moyens", ajoute le député de Paris.

Le numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, présenté comme "un orfèvre en matière sociale" par le secrétaire général de l'Elysée Claude Gueant, est décrit comme le favori pour Matignon en cas de départ de M. Fillon.

Charléty a du succès auprès des fans de rugby

Je viens de lire avec beaucoup de plaisir dans le Parisien de ce jour que les supporters du Stade Français trouvent finalement très adapté le stade Charléty à l'exercice du rugby.

Mais je trouve encore plus remarquable que Dimitri Yachvili, international français, trouve que ce stade est adapté au rugby : " Charléty est un site moderne, hyperesthétique, avec des installations au top… C'est un stade adapté au rugby et j'ai toujours eu plaisir à y jouer."

C'est avec beaucoup de satisfaction que je découvre qu'un grand joueur comme Yachvili a enfin mis fin à cette idée qu'on ne pourrait pas jouer au rugby à Charléty. D'ailleurs le Stade français s'y installera pendant 3 ans semble-t'il…

Alors faut-il vraiment dépenser 200 millions d'euros pour démolir et reconstruire alors qu'on dispose d'une superbe installation au centre de l'Ile de France avec le stade Charléty ?

Avec 200 millions, on pourrait faire des crèches, des écoles, améliorer la gestion de Paris. Alors pourquoi ? Demander à Bertrand Delanoë et à Max Guazzini, et si vous êtes satisfait de la réponse, n'hésitez pas à le dire car selon moi il y en a pas qui soient claires.

Le scrutin

Le relatif mauvais score de l'UMP et du Nouveau Centre lors du 1er tour des élections régionales est un message que les abstentionnistes nous ont adressé et que nous devons prendre en considération pour l'avenir.

La crise a créé des tensions sociales très fortes dans laquelle le discours politique se noie. En réalité nous avons eu tort de ne pas faire de campagne régionale car cela a servi les présidents socialistes qui ainsi ont pu ne pas parler de leur lamentable bilan teinté de conservatisme et d'immobilisme.

Le danger est réel de voir les régions conduire une politique pour gêner celle du gouvernement, qui doit faire face aux difficultés économiques et sociales de la la crise.

Je dis tout simplement à ceux qui doutent, électeurs de droite, du centre et certains écologistes, on ne peut pas se payer le luxe de tirer vers le bas une France suffisamment en difficulté. On ne peut pas imaginer non plus que les élections régionales ne soient pas la 1ère marche pour Martine Aubry.

On entend "Au secours, la gauche revient". Donc sans hésitation allez voter massivement dimanche.

L’ouverture est un mauvais choix

Je recommande à tous la lecture de l'entretien du Président de la République dans le Figaro Magazine. Je me félicite de voir sa résolution ferme de continuer les réformes. Je partage l'essentiel de ses préoccupations, nous allons dans le bon sens. Il y néanmoins un point que je n'ai jamais partagé avec lui. C'est la fameuse question de l'ouverture qui préoccupe son électorat. Le Président de la République dit qu'il ne la pratique pas pour gagner des suffrages. Je lui répondrais aimablement qu'effectivement nous n'en gagnons pas et nous en perdons même beaucoup.

L'ouverture pratiquée ne correspond pas à ce qu'attendaient nos électeurs en 2007. Ce type d'ouverture avait été déjà utilisé par Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac. Nous étions en droit d'attendre que la rupture s'effectue sans recourir à des pratiques incomprises et ressenties comme des manoeuvres politiciennes, loin de l'idée que se fait  le Président de se situer ainsi au dessus de la mêlée.

Seul le Général De Gaulle, dans la Vème République, avait réussi à faire autour de lui un rassemblement où cohabiter droite et gauche. Mais l'ouverture pratiquée par ses successeurs ne peut être assimilée à ce rassemblement possible dans des circonstances exceptionnelles.

De plus dans un certain nombre de cas, l'ouverture apparaît comme une politisation excessive au lieu d'être la reconnaissance de talent extérieur.  Il y avait d'autres personnalités de la majorité que celle de Didier Migaud pour prendre la tête de la Cour des Comptes.

La candidature de Malek Boutih à la présidence de la HALDE est emblématique de cette carence.  Il est un militant du Parti socialiste engagé dans le combat politique et en aucun cas une personnalité qualifiée dont la compétence juridique est reconnue et appréciée.

Les polémiques sur l'ouverture ont encore de beaux jours et je le regrette.

Halde

Les malheureux propos de Gérard Longuet, propos d'ailleurs mal interprétés par un presse toujours empressée et un parti socialiste toujours agressif, posent la question du statut de la HALDE.

Je ne suis pas étonné de voir surgir un débat politicien à ce sujet. La vraie question est fallait-il créer une institution administrative avec des pouvoirs juridiques importants alors que la discrimination raciale sous toutes ses formes constitue des délits qui relèvent des tribunaux judiciaires.

On se trouve ici dans un paradoxe bien français : en voulant bien faire (lutte contre les discriminations)  on dessaisit les juges dont c'est la responsabilité et inévitablement on crée un débat partisan dans la nomination, relançant par la même occasion des questions que notre droit a résolu depuis très longtemps.

Il est temps de revenir à une conception plus simple du droit et de la loi. Je me flatte d'être un juriste impénitent et seuls les juges sont légitimes pour appliquer la loi et pas des hommes politiques, quelque soit leur tendance.

A un moment où nous procédons à une réforme de la justice, moi qui suis avocat, je voudrais que l'on défende plus notre magistrature.

De retour du Maroc

Après un périple dans des pays musulmans (Jordanie, Syrie et Maroc), je suis frappé de voir à quel point les différences sont profondes entre la Syrie, très marquée par un régime autoritaire qui n'a pas accédé à un niveau de vie équivalent même à celui du Liban, et des pays comme la Jordanie et le Maroc totalement tournés vers le développement économique sophistiqué, en symbiose avec une mondialisation dont ils souhaitent être des acteurs actifs.

Je suis frappé aussi de voir que tous ces pays ont des pratiques de l'Islam différente : pluraliste en Syrie, qui est un Etat laïc, très libérale au Maroc et incontournable mais ouverte en Jordanie.

Lire la suite De retour du Maroc

…déterminé…

La
réduction de la dette et la diminution de notre déficit public vont
constituer dans les années qui viennent le sujet le plus préoccupant
pour la France. Quelques chiffres pour rafraichir les mémoires :
la dette en France s’élève à 1 000 milliards d’euros,
sans compter la dette implicite que constituent les retraites des
fonctionnaires. Le service de la dette annuelle est désormais le
premier poste budgétaire de France. Quant au déficit, il s’élève
aux alentours de 140 milliards d’euros. Des chiffres qui donnent le
vertige et intenables à terme.

Comment
gérer l’avenir de la dette et du déficit ? Si
l’on excepte les périodes qui s’étendent de 1996 à 2001 puis
de 2006 à 2008, nous n’avons pas su ni pu réduire de manière
suffisante ce handicap. Il faut bien voir que la réduction de la
dette passe par deux conditions préalables.

D’abord
le retour à une croissance économique sans laquelle tous les
expédients prévus ne seront pas suffisants (réduire les niches
fiscales de 8000 euros ne rapporterait ainsi que 50 millions de
recettes supplémentaires, c’est-à-dire une goutte d’eau).

La
croissance doit s’accompagner en deuxième lieu d’une volonté
farouche de réduire nos dépenses publiques. Qu’on ne s’y trompe
pas, la réduction du budget de l’Etat par lui-même ne suffira pas
à combler le trou. En réalité deux secteurs alourdissent
considérablement le déficit public : les collectivités
locales et la sécurité sociale qui doivent être au centre des
efforts à mener.

Lire la suite …déterminé…

…en colère…

Aujourd'hui je suis mécontent à double titre.

Je ne comprends pas l'attitude de la France vis à vis de son passé en Algérie. Nous venons d'apprendre ce week-end que des députés algériens avaient déposé une proposition de loi visant à criminaliser les actes lors du colonialisme français afin de demander des excuses et des indemnités à la France pour ses agissements en Algérie. Il est aussi question de présenter devant des tribunaux algériens les Français responsables d'actes contraires aux intérêts nationaux…

Je me suis associé à la démarche de mon collègue Thierry Mariani qui a interpellé, lors de la séance des questions d'actualité, le gouvernement sur cette initiative. Je relève que les collègues du Nouveau Centre sont aussi mobilisés. Ironie du sort, ce matin nous avons voté dans l'hémicycle une convention bilatérale entre nos deux pays…

Autre sujet de mécontentement : le maintien de la diffusion du reportage polémique et mensonger Gaza-strophe sur une chaîne de France O. Je suis outré qu'un tel documentaire soit diffusé sur la Télévision Publique. L'absence d'éthique me choque profondément de la part France Télévisions  et j'ai saisi officiellement le Ministre de la Culture et lePrésident de France Télévisions de ce qui me paraît être une erreur importante.

La diffusion est prévue pour demain en Prime Time, mais j'ai l'espoir que l'on revienne à la raison et à la mesure.

…déçu…

Je regrette que le débat sur l'Identité nationale soit mis entre parenthèses. Sans doute la personnalité d'Eric Besson n'était pas la meilleure pour encadrer ce débat. Il cristallisait l'opposition de la gauche sans pour autant convaincre les électeurs de droite.

Néanmoins il est important que la France puisse mener des débats ouverts sur des sujets difficiles comme l'immigration ou l'islamisme. Ne pas avoir le courage de débattre dans une démocratie sans xénophobie, sans passion nous fait courir le risque de votes hypocrites qui font le jeu des extrêmistes.

Une démocratie qui ne sait pas répondre aux préoccupations de ses citoyens et qui préfère se taire n'est pas moderne. Si la démocratie ne sait pas organiser les débats, les débats s'organiseront sans elle et nous en serons les victimes.

…combatif…

Les erreurs accumulées dans la constitution des listes régionales par l'UMP semblent faire revenir à la surface un Parti socialiste jusqu'alors moribond.

Pour cette raison, il est plus que jamais nécessaire de faire campagne aux élections régionales. Je le ferai dans le 16ème et à Paris car je sais trop à quel point les socialistes sont capables de sectarisme, d'immobilisme et de démagogie dans la gestion des collectivités territoriales.

Le maire de Paris est en train d'amener vers le déclin la ville-capitale, et je ne laisserai pas l'Ile-de-France, sans me battre aux côtés de Valérie Pécresse, sombrée de nouveau dans les difficultés et le déclin avec des personnes qui ne pensent qu'à défendre leur petit intérêt partisan.

Ce faisant je n'ai pas l'impression de défendre l'UMP mais l'intérêt général.

Deux mauvaises nouvelles

Dans le temps maussade de Paris, deux mauvaises nouvelles.

D'abord le décès d'un grand écrivain américain, JD Salinger, qui se cachait depuis des décennies mais qui a apporté un style nouveau à la littérature américaine. Je conseille à tous de lire, bien entendu l'Attrape-coeur, mais aussi ses nouvelles qui auraient dû lui valoir le prix Nobel de littérature s'il n'avait été autant agoraphobe.

La deuxième mauvaise nouvelle : l'appel du Procureur de Paris dans le procès Clearstream que l'on croyait enfin terminé. C'est un mauvais coup porté à l'union nécessaire de la droite et du centre. Il risque de déséquilibrer un peu plus une campagne électorale régionale qui paraît assez mal partie dans un tel climat national.

Mais peut-être est-ce le temps maussade qui nous rend inquiets ?