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Drogue

J’ai participé hier à une réunion à l’Assemblée avec M. Le Bigot, Président de l’association France sans Drogue (18ème arrondissement), organisée par mon collègue Jean-Paul Garraud.

Il nous a expliqué comment sont utilisés les fonds publiques pour soi-disant lutter contre la toxicomanie. A aucun moment nous n’avons vu une quelconque volonté de la part des pouvoirs publics et des associations subventionnées de dénoncer les méfaits de la toxicomanie. Au contraire il est question d’aider à se droguer dans de meilleures conditions sanitaires, ce qui me paraît une singulière perversion des pouvoirs publics, même si je connais les conséquences que l’utilisation anarchique de la drogue peut présenter pour les individus malades.

J’ai donc demandé avec Jean-Paul Garraud qu’une commission d’enqête parlementaire puisse examiner la nature des prestations issues de subventions publiques données à des associations notamment, comme Act Up (qui par ailleurs s’est récemmet illustré en agressant un prêtre dans Notre Dame de Paris.

Certains arrondissements parisiens, le 10ème, le 18ème, le 19ème, sont désormais des zones dans lesquelles, sous prétexte de la lutte contre la toxicomanie, la population se retrouve soumise à des formes de délinquance qu’elle ne supporte plus. Il serait peut être temps d’avoir des messages plus simples et directs concernant les méfaits de la drogue comme de l’alcoolisme d’ailleurs.

Réunion à la Maison de la Chimie

Vague_orange_2_petite Je voudrais remercier les très nombreuses personnes qui se jointes à nous hier soir à la Maison de la Chimie! De toute évidence nous étions majoritaires, infirmant ainsi un sondage récent (qui ne reflétait pas l’état d’esprit des adhérents de l’UMP). Je vous laisse vérifier par vous mêmes en consultant l’album photo de la soirée.

Je voudrais aussi dire à tous les adhérents UMP de Paris qu’ils ne doivent pas se laisser voler leur liberté de choix devant les manoeuvres qui tendent à considérer les citoyens comme des sondés et non comme des militants politiques. Ce sont les adhérents UMP Paris et eux seuls qui décideront du candidat. Malgré l’intox.

Je suis très satisfait de voir que beaucoup d’idées que j’avais lancées dans le débat sont désormais partagées par mes concurrents. Sur les couloirs de bus protégés, sur la politique de construction, sur l’élargissement de Paris comme métropole mondiale. Même le slogan de Paris descendant en 2ème division semble désormais adopté par tout le monde (sans que je réclame des droits d’auteur!).

Nous avons donc gagné sur beaucoup d’idées, je pense que nous gagnerons par le vote des adhérents!

Encore merci,

Pour Paris 2008 avec vous!

Bizarre, bizarre…

Ce matin est paru dans le Parisien un sondage de l’IFOP sur les sympathisants de la droite parisienne. Vous êtes nombreux à avoir réagi, je vous en remercie!

Le résultat m’est très nettement défavorable mais ne m’inquiète pas outre mesure. Il s’agit d’un sondage sur les sympathisants, concernant une élection faite par les adhérents d’une formation politique.

Seuls les adhérents votent, et il est un peu hasardeux de tirer des enseignements d’un sondage de gens qui ne voteront pas par nature. C’est comme si on choisissait le candidat du PS en sondant les sympahthisants du PC, des Verts et des Troskystes… C’est intéressant mais ça ne va pas très loin, puisque c’est la notoriété qui devient première vertu.

Je n’ai jamais fait de la politique pour la notoriété. Je vais peut-être commencer à le faire! Mais je préfère connaître le terrain, les dossiers et avoir réfléchi préalablement à ce que j’allais dire.

En clair je souhaite ces élections auprès des adhérents de l’UMP et eux seuls. Le même procédé (assez désagréable) avait été employé dans la même situation entre Lang et Delanoë en 2000. La notoriété de Lang écrasait Delanoë à qui on ne donnait pas une chance, car on avait oublié que c’étaient les adhérents socialistes qui votaient. On connaît la suite…

Vous dire que le résultat du sondage m’a plu serait beaucoup dire. Je n’ai pas apprécié de le découvrir – alors qu’incontestablement la campagne que je mène porte ses fruits – 2 jours avant une réunion importante. Bizarre, bizarre…

Néanmoins je vous invite à venir participer à cette réunion organisée par la Fédération UMP Paris avec les 4 candidats jeudi 24 novembre à 19h, Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique, Paris 7ème.

Le Grand Paris en débat

Je vous invite à lire l’excellent article de Jean-Louis Andréani dans le Monde daté de Mardi 22 novembre (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-712393,0.html), le Grand Paris en débat.

Il annonce le livre que je vais publier en janvier prochain sur Paris. Extraits :

"Pour bon nombre d’architectes et d’urbanistes, le bouillonnant Roland Castro en tête, la cause est entendue : seule une entité qui dépasserait la frontière du boulevard périphérique est à la hauteur des enjeux d’aménagement de la région parisienne. Dès 1983, l’architecte, chargé par la gauche d’une mission intitulée "Banlieues 89", mettait en avant cette idée. Plus de vingt ans plus tard, l’explosion partie de Seine-Saint-Denis, avec ses cités en feu à quelques kilomètres des arrondissements cossus de la capitale, a remis en lumière l’"apartheid urbain" dénoncé par M. Castro et d’autres. (…)

Aller au-delà, lancer vraiment le "Grand Paris", reviendrait à créer un échelon intermédiaire, tant sur le plan géographique que sur le plan politique, entre l’Ile-de-France et la seule commune de Paris. Autrement dit une structure de coopération intercommunale entre la capitale et les communes de la "zone centrale" de l’Ile-de-France. Mais, pour des raisons différentes, le maire de Paris et le président de la région, Jean-Paul Huchon, lui aussi PS, écartent, à court terme, une telle évolution.

"L’agglomération, pour moi, c’est la région", lance M. Huchon. Il refuse "un échelon politique ou institutionnel supplémentaire pour l’aménagement de l’Ile-de-France" qui risquerait surtout, juge-t-il, "de se substituer, de contrecarrer, ou d’être en incohérence" avec l’action du conseil régional. Elu de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), dans la grande banlieue, M. Huchon exclut que l’institution régionale soit cantonnée à l’aménagement "des franges de la banlieue excentrée". Il a néanmoins accepté, dans le cadre de la révision en cours du schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF), la création d’un atelier consacré à la "zone centrale".

Pour sa part, M. Delanoë ne cache pas qu’il a évolué. Avant d’être maire de Paris, il était favorable à une structure intercommunale. Une fois élu, face aux réticences, voire au refus de l’Etat et des autres collectivités territoriales, il a admis qu’une institution nouvelle n’est pas envisageable "avant d’avoir changé le climat, instauré une confiance".

Certains membres de l’UMP parisienne vont plus loin. Claude Goasguen, président du groupe au Conseil de Paris et l’un des candidats à l’investiture du parti pour les élections municipales, doit publier, en janvier 2006, un livre, Paris, ville-monde, dans lequel il plaide pour un "Grand Paris" sous la forme d’"une structure intercommunale ambitieuse". Mais Jean Tiberi, ancien maire de la capitale et lui aussi candidat à la candidature UMP pour 2008, est plus prudent. S’il n’a pas encore arrêté sa position définitive, sa philosophie semble, sur ce sujet, très proche de celle de M. Delanoë. Favorable à une "instance de concertation permanente" entre Paris et toutes les communes voisines, il estime qu’il faut procéder par étapes. A terme, il n’envisage uninstitution "décisionnaire" qu’avec un accord unanime des partenaires en présence. La route vers le "Grand Paris"est sans doute encore longue. "

Merci de vos commentaires sur ce sujet.

Prêt à prendre des coups

Voici le texte de l’interview que j’ai donnée  au JDD Paris,  parue hier :

Pourquoi pensez-vous être le meilleur candidat pour l’UMP ?
"Parce que mes adversaires ne se rendent pas bien compte que Delanoë sera difficile à battre. Moi, en tant que président de groupe, je suis au contact de la municipalité. Jean Tiberi a été maire, il a un bilan qui est le sien. Françoise de Panafieu est restée un peu enfermée dans le 17e. Pierre Lellouche, dans ses activités internationales.

En octobre 2002, vous disiez pourtant (dans le JDD) : « Je ne me considère pas comme doté d’un messianisme particulier pour postuler [aux municipales] ». Pourquoi avoir changé d’avis ?
J’ai une position d’intellectuel, d’universitaire. Je ne suis pas spontanément tenté d’aller au front. Mais je suis maintenant prêt à sortir de mon petit confort, à prendre des risques et des coups.

Ne souffrez-vous pas d’un déficit de notoriété ?
C’est plutôt un avantage. Ne pas être trop connu me permettra de montrer que je n’ai pas de fil à la patte. Et n’oubliez pas que 40% de nos adhérents ne le sont que depuis cette année : ils ont adhéré essentiellement pour Sarkozy, les querelles de famille à Paris ne les intéressent pas.

Quelle relation entretenez-vous avec Paris ?
Quand je suis arrivé de Toulon en 1963 _je suis un « kermoko », un breton du midi_ je ne connaissais personne. J’avais juste une tante éloignée qui m’attendait gare de Lyon. Je suis venu pour passer le bac, comme interne à Henri IV, et j’ai fini recteur d’académie. Le type même du provincial qui a réussi à la capitale et y est resté.

Comment pourriez-vous qualifier l’ambiance à l’UMP Paris actuellement ?

Je croyais que ce serait pire. Il y a eu des accrochages, des suspicions de faux adhérents. C’est stupide, de la part de certains candidats de discréditer ces primaires. Nous n’avons pas d’autres choix. Ce n’est pas en envoyant du ciel un personnage providentiel qu’on va redonner une crédibilité à la droite parisienne.

Bernard Debré, qui refuse de se prêter au jeu, parle de « simulacre de démocratie »…

Il est gentil, Debré, de venir nous donner des leçons sur Paris alors qu’il a perdu la mairie d’Amboise de son papa. Ce n’est pas un candidat crédible. C’est facile d’être « fils de », « frère de », « ami de », « petit-fils et arrière petit-fils de ». Dans un parti politique, on mouille sa chemise pour faire campagne, on ne se contente pas de passer un coup de fil pour obtenir l’investiture. La droite a beaucoup souffert de cette ambiance consternante de copinage et de clientélisme, qui nous empêche de mener des réformes en profondeur. Le parti socialiste a ses défauts, mais au moins ses militants discutent d’un projet.
Quelle sont les grandes lignes de votre projet pour Paris ?
Soit on choisit, comme le souhaite Delanoë, d’être une ville sympa, avec des musées, des restaurants, et des communes tout autour qui font l’activité de la région. Soit on redevient une métropole mondiale, concurrente de Londres, Berlin, Madrid. Je veux redémarrer le développement économique, attirer les entreprises, redonner une vigueur à l’université, à la recherche, créer des pôles de compétitivité. Ce sera mon point fort dans la campagne.

Que proposez-vous concrètement ?
Je suis un farouche partisan de l’intercommunalité. Je ne réclame pas qu’on revienne au département de la Seine ou qu’on transforme les communes voisines en arrondissements parisiens, mais il faut s’ouvrir sur l’extérieur. Par ailleurs, la couverture du périphérique _qui nous enferme_ me paraît une urgente nécessité. Il faut penser Paris comme une agglomération de 40 villes et 3 millions d’habitants.

Sur la circulation, n’êtes-vous pas allé un peu loin en annonçant que vous souhaitez supprimer les couloirs de bus ?
Je ne suis pas le pourfendeur de couloirs de bus, comme on veut le faire croire. J’y suis favorable, s’ils sont peints en couleur sur la chaussée, comme à Londres. Je ne vois pas pourquoi on serait obligé, à Paris, de mettre des corbillards au milieu de la route. Ces murets sont absurdes et dangereux, meurtriers même pour les deux-roues. De plus, les conséquences économiques, sur le boulevard Magenta par exemple, seront terribles. Si j’étais maire, j’organiserais des référendums locaux pour demander aux riverains ce qu’ils en pensent.

Quelle doit être la place de l’automobile ?
Il faut jouer la carte du changement de la voiture, pas lui faire la guerre. Je propose que les bus de la Ratp, les voitures achetées par la ville ou par les nombreuses institutions publiques installées dans Paris, soient non polluants. Ou encore que l’on détaxe les particuliers et les entreprises qui s’équipent en véhicule non polluants. Delanoë et Baupin, eux, préfèrent gêner la circulation.

Le président de la République a rappelé cette semaine que la loi SRU impose 20% de logement sociaux. Y êtes-vous favorable dans le 16e ?
Je ne crois pas à la mixité imposée, chaque commune a son histoire. La solution aux problèmes sociaux passe par le contrat d’insertion, l’éducation ou encore _même si ça ne plait pas à Chirac_ par la discrimination positive. Je suis d’ailleurs en train de chercher une expression qui passe mieux, comme « rééquilibrage » ou « diversité équitable ». Le problème du logement n’est pas une fatalité : on peut encore construire à Paris, mais Delanoë s’y refuse. En 2005, il n’a créé que 900 logements. Il en annonce 4000 par an, parce qu’il compte les appartements achetés dans des immeubles déjà pleins. De même, il raconte qu’il a réhabilité 1000 immeubles insalubres, alors qu’il n’en a réhabilité que 18. Il a l’art de manipuler les chiffres. S’il n’avait rien à se reprocher, il accepterait l’audit que je réclame. "

(propos recueillis par Bertrand Gréco)

Référents intégration

Je viens de suggérer à Bertrand Delanoë, dans le cadre de la Mairie de Paris (et j’en ai parlé au Recteur de la Mosquée de Paris M. Boubakeur)de substituer à son discours moralisateur et lénifiant des mesures concrètes d’aide à l’intégration en nommant des "référents intégration" dans chaque direction administrative de la ville de Paris.

Ces référents intégration seraient chargés de l’intégration et permettraient de s’assurer qu’au sein des 45 000 salariés la proportion des Français immigrés de la deuxième ou de la troisième génération puissent obtenir la part équitable dans l’administration de notre ville.

C’est une mesure très facile à mettre en place. Mais je n’ai pas entendu de la part du Maire de Paris la moindre approbation en faveur de cette mesure effective. J’oubliais que le Maire parle plus qu’il n’agit…

Rencontre avec Dalil Boubakeur

J’ai rencontré aujourd’hui longuement, avec des amis musulmans, le Recteur de la Mosquée de Paris  (voir photos http://claudegoasguen.typepad.com/photos/mosque_de_paris/index.html). La discussion a été très intéressante et m’a permis de mieux comprendre un certain nombre de réalités nouvelles de la France.

Il est évident que l’identité de notre pays est en train de changer, avec la mondialisation, la fluidité des relations internationales et l’ampleur des flux migratoires, qui touchent le monde et plus particulièrement la France. Les changements sont très difficiles à assumer pour un pays qui reste très conservateur et très attaché aux schémas du 19ème siècle.

Les notions d’égalité, de concours, le primat des institutions publiques étaient parfaitement cohérents avec la France de la 3ème Répulique, comme le modèle social français s’adaptait parfaitement à la période 1920 – 1960.

Peut-on sauvegarder une organisation juridique et économique identique dans un monde qui s’est profondément modifié? Je ne le crois pas. Et je pense que la meilleure des solutions pour les politiques serait de favoriser le changement, et notamment de mettre en place des "affirmative actions", comme disent les Anglo-Saxons. Des affirmative actions en faveur des populations les plus défavorisées sans les mettre sur la place publique, ce qui rend les choses plus difficiles alors qu’il faut de l’efficacité et de la discrétion.

L’expression "discrimination positive" ne passera jamais en France car il fait penser au piston et à l’inégalité, inacceptables. L’expression "actions positives" (traduction de "affirmative actions") comporte une notion déquité, de rééquilibre vers l’égalité qui paraît beaucoup plus positive. Ce n’est pas simplement un problème de mot mais c’est aussi un problème de présentation.

J’ai trouvé les mots du Président de la République très favorables à la discrimination positive tout en disant le contraire… Un peu comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. On met en place  depuis 20 ans plein de mesures de discrimination positive sans le dire, la parité en étant l’exemple le plus tangible comme rectification équitable entre les hommes et les femmes (qui ne peut en aucun cas être considérée comme une inégalité).

Je crois que décidément en France les politiques parlent beaucoup et agissent peu. Je ne suis pas persuadé non plus que déclarer la guerre à l’économie souterraine comme pour la prévenir avant de frapper soit une bonne méthode.

A force de se gargariser sur l’immigration et de s’envoyer des philosophies de boutiques à la figure, nous avons râté l’essentiel, à savoir la maîtriser. Le vrai changement c’est probablement vraiment de parler moins et d’agir plus.

Grande réunion publique dans l’Est : propositions

Je suis très heureux du résultat de la réunion de jeudi dernier à la Gare de l’Est. Je voulais montrer que je suis le candidat le mieux placé pour aller chercher un électorat qui se sent abandonné à l’Est et au Nord de Paris, et qui nous sera nécessaire si nous voulons regagner cette ville.

Les habitants de l’Est et du Nord de Paris sont en effet plus que tous les autres victimes de la politique de gauche caviar de Delanoë. L’insécurité se répand à cause de la paupérisation : désormais la "banlieue" a franchi le périphérique et nous ne pouvons pas accepter que les Parisiens qui habitent ces arrondissements subissent tous les inconvénients d’une politique municipale qui sabote le développement économique de Paris, ne construit pas, bloque les déplacements et fait de Paris la capitale la plus sale d’Europe.

Au cours de cette réunion, qui a rassemblé 700 personnes, j’ai commencé à présenter un certain nombre de propositions qui je pense feront leur chemin dans la campagne municipale parisienne.

Elles portent sur une politique nouvelle de développement de la ville de Paris et la relance de grands travaux. Paris doit développer une politique qui redonne de l’espace à la ville. J’ai proposé trois directions : 1/ la couverture du périphérique, nécessité économique et sociale qui nous permettra de dominer cette séparation artificielle qui oppose les communes riveraines et un Paris de Bertrand Delanoë qui se replie sur lui-même. 2/Dans le même ordre d’idées il faut réexaminer l’espace laissé à la multiplicité des voies ferrées qui conduisent vers els gares aprisiennes. Il faut envisager de couvrir certaines d’entre elles, vers la Gare de Lyon,  vers Saint-Lazare, vers la Gare du Nord, vers la Gare de l’est (faut-il d’ailleurs maintenir l’existence de deux gares aussi proches?). Imagine-t-on une grande métropole mondiale comme New York qui laisserait des kilomètres carrés en plein centre ville au lieu de développer des initiatives nécessaires. Enfin, 3/ Il faut regagner par l’intercommunalité une politique commune avec  nos voisins de l’agglomération parisienne, sans toucher à leur identité ni à leur existence juridique, sur des sujets si complémentaires comme l’environnement, le logement, et les transports.

En matière de grands travaux et d’ouverture, le bilan de Bertrand Delanoë est consternant. Paris n’est pas une sous-préfecture, ni même simplement une préfecture, ni même une capitale : elle a la vocation d’être une métropole mondiale. Nous devons lui en donner mes moyens.

Déplacements : la polémique!

J’ai lu avec beaucoup d’attention vos messages, et vos échanges parfois vifs, qui montrent que la question des déplacements à Paris est une question importante.

Je suis très heureux d’avoir volontairement déclenché cette polémique qui nous permet de sortir du train-train quotidien dans lequel Paris s’endort.

On ne peut pas à la fois vouloir le changement et se contenter de la langue de bois habituelle qui évite de se poser des questions que tout le monde ressent quotidiennement.

Bertrand Delanoë a une politique, en matière de circulation, qui est logique par rapport à ses choix : un Paris qui n’est pas une capitale économique, un Paris qui n’est pas une capitale où l’on vit (sauf si on est très riche ou très assisté). Ce Paris n’a pas besoin d’une politique de déplacements fondée sur une mobilité de choix. L’univers Amélie Poulain se passe parfaitement de ces questions.

Il n’en va pas de même si l’on veut construire pour le 21ème siècle une métropole avec les communes de l’agglomération qui soit une métropole à vocation européenne, voire mondiale. Dans ce cas Paris, le Paris du 21ème siècle, doit pouvoir assumer toutes les possibilités : transports en commun fréquents et non polluants (ce qui n’est pas le cas pour les bus de la RATP), augmentation du nombre des taxis non polluants (Paris est la ville d’Europe où il ya le moins de taxis), développement des voitures petites cylindrées qui vont évoluer dans l’avenir grâce aux nouvelles technologies, construction de parkings publics et privés, développement des deux roues moteurs, évaluation des pistes cyclables dans le centre de Paris, transports qui permettent d’accéder à Paris et qui n’entourent pas Paris d’une barrière supplémentaire (d’où mon opposition au tramway sur rails).

Quant aux couloirs de bus protégés, je les distingue des couloirs de bus  tracés au sol (comme dans toutes les capitales européennes), que je ne veux bien sûr pas supprimer.

Les couloirs de bus dits protégés, appelés aussi "espaces civilisés" (!!), qui sont dotés de fortifications au milieu des rues, sont éminemment dangereux, notamment pour les deux roues, motorisés ou non. Ces "banquettes", comme les appelle la municipalité, reposent sur une vision répressive et idéologique alors que les couloirs de bus reposent sur le bon sens (visiblement pas la vertu la moins cardinale de l’équipe municipale).

Que dire du fiasco de la politique de déplacement de  la mairie actuelle qui ne parvient pas à diminuer la pollution et dont je me permets de douter des effets sur la baisse de la circulation?

Voilà une question qu’il faut avoir le courage de poser, comme d’autres à venir, si l’on veut véritablement aspirer au changement et à la modernité, et ne pas se contenter d’annoner des fadaises qui montrent à quel point Delanoë est incapable d’avoir le courage d’affronter les idées toutes faites imposées par la gauche.

Politique de déplacements à Paris

La question politique du "changement" est décidément la même dans la politique française et pour l’avenir de Paris.

Hier le Premier Ministre a fait un discours de candidat conservateur, dans la droite ligne des gouvernements chiraquiens, qui consiste à croire qu’il faut beaucoup promettre et ne pas changer grand chose.

Je ne doute pas de la bonne foi du Premier Ministre mais je suis très sceptique sur les conséquences de cette politique. La France a besoin de changement plus que de continuité. C’est d’ailleurs, quoi qu’en pense le Premier Ministre, la grande leçon du gaullisme.

A Paris, les choses se posent de la même manière. Beaucoup de gens qui acceptent l’idée du changement refusent d’en accepter les conséquences et de rompre avec les habitudes qu’ils condamnent en même temps.

Ainsi pour la politique des déplacements, je dois constater qu’au lieu de poser carrément comme je le fais la question de l’avenir des déplacements à Paris, de la modernisation des transports, de la liberté de choix des déplacements, les élus de gauche et beaucoup d’élus de droite restent figés sur des positions immobilistes.

Le vrai changement consiste à poser des questions difficiles, qui ne sont pas populaires au premier abord, mais qui sont nécessaires.

Faut-il conserver une organisation répressive et dangereuse pour les nouveaux couloirs de bus dits "mobilien", entourés de murets appelés "banquettes"?

Ces murets qui sont une spécificité parisienne (au contraire de Londres par exemple qui peint simplement ses couloirs de bus en rouge) sont-ils indispensables?

Le tamway est-il véritablement un instrument de transport moderne de l’avenir si l’on tient compte de l’état d’avancement des recherches en cours sur les moteurs à énergie renouvelable?

Faut-il entourer Paris d’un tramway périphérique qui referme un peu plus Paris sur lui-même?

Bien sûr toutes ces questions sont dérangeantes car tout le monde n’est pas pour. Mais doit-on continuer à chercher comme on le fait le consensus et à refuser les débats qui gênent?

Je crois que cette frilosité qui s’apparente à de la lâcheté est pour beaucoup dans les problèmes que nous connaissons en France et à Paris.

Immigration

Ce qui se passe à Mellila et Ceuta (enclaves espagnoles sur les côtes marocaines) montre à quel point la situation de l’immigration n’est pas réglée et difficile à résoudre.

Je souhaite vraiment que les bonnes âmes veuillent bien comprendre à quel point les personnes qui essaient de passer cette frontière sont victimes de passeurs mafieux et sans scupules : avant de défendre des causes humanitaires, il est urgent de contrôler qui utilise et vend ces services à des gens désespérés.

Ce qui s’est passé dans le 3e arrondissement à Paris montre que la collaboration de la Mairie de Paris, du DAL et des squatteurs en situation irrégulière aboutit à des conclusions dramatiques. La solution de la sagesse est de renforcer les mesures dans les pays d’émigration pour dissuader les candidats, d’appliquer des mesures d’expulsions rapides pour ceux qui sont en situation irrégulière et de permettre de donner un logement décent pour les immigrés qui travaillent dans notre pays, notamment en construisant des foyers de travailleurs étrangers décents pour éviter la prolifération des squats.