La loi sur le droit d’asile : danger

J’ai participé à plusieurs séances à la commission des lois sur le projet gouvernemental concernant le droit d’asile.

Le texte qui sera discuté dans les jours qui viennent en séance plénière témoigne d’une vision accablante du gouvernement dans ce domaine. Comme l’a signalé le Conseil d’État dans son avis cette loi présente des insuffisances graves. J’ajouterai qu’elle est même parfois incohérente.

Des amendements votés élargissent l’ouverture de l’immigration, ne donnent aucun vrai moyen pour maîtriser et débouter du droit d’asile.

Le gouvernement préfère une communication fallacieuse à ce sujet devant des députés En Marche de la commission passifs et incompétents.

Nous pouvons craindre le pire avant cette nouvelle loi sur l’immigration dont personne ne peut mesurer l’ampleur des inconséquences négatives pour l’avenir.

Réunion sur les chrétiens d’Orient organisée par Valérie Pécresse et Patrick Karam

Lors de cette réunion qui s’est tenue hier nous avons pu être informé des actions concrètes organisées en Irak comme en Syrie en faveur des chrétiens par la région Île-de-France qui incontestablement, sous l’impulsion de Patrick Karam, est la région qui s’emploie le plus pour aider au maintien et à la reconstruction des places saccagées, dévastées par la barbarie de Daesh.

Situation très grave entre les kurdes et l’armée turque

Devant la Commission des Affaires Étrangères j’ai vivement pris a partie l’ambassadeur de Turquie sur plusieurs questions très précises concernant les affrontements qui ont lieu à Afrin et le long de la frontière syrienne.

De quel droit la Turquie a-t-elle pénétré en territoire syrien sans que la Syrie autorise le franchissement de sa frontière ?

Comment peut-elle justifier qu’elle soit aidée par d’anciens islamistes contre les kurdes qui ont combattu Daesh à nos côtés ?

Pourquoi la Turquie a-t-elle refusé la médiation française visant à arrêter le massacre à Afrin ?

Comment justifier que la Turquie membre de l’OTAN puisse se préparer à affronter les troupes américaines et françaises, également membres de l’OTAN, qui protégeraient les kurdes agressés ?

J’ai souligné à quel point ce genre de comportement éloignait la Turquie de toute velléité à intégrer un jour l’Europe.

A ces questions l’ambassadeur de Turquie s’est contenté de justifier l’injustifiable sans apporter de réponses cohérentes, soulevant une véritable opposition au sein de la Commission des Affaires Étrangères.

DEPUTE DE PARIS – ANCIEN MINISTRE