Rencontre avec GayLib

Logo_gaylib J’ai eu le plaisir de recevoir ce matin à l’Assemblée nationale Stéphane Dassé, président, et Sébastien Chenu, porte-parole de GayLib pour discuter des problématiques liées à l’homosexualité : la vie commune et sous quelles formes, l’homoparentalité et l’égalité des droits. Nous avons discuté franchement des problèmes que pose la déstructuration de la famille traditionnelle.

On me reproche de toute évidence mon attitude sur le Pacs, et la pénalisation des propos homophobes, alors que mes réserves étaient simplement d’ordre juridique, et n’étaient aucunement fondées sur une discrimination.

Nous avons convenu de nous revoir afin d’enlever les ambiguïtés de mon discours qu’ils jugent conservateur, et de discuter des difficultés matérielles et psychologiques connues par les homosexuels, et notamment les jeunes, dont je comprends l’accuité.

Je vous invite à me donner vos opinions sur ces thématiques sociétales. Quel est votre sentiment ? Je suis prêt à entendre tous les avis à condition qu’ils ne soient pas excessifs, c’est tout l’intérêt d’un blog. Je me pose beaucoup de questions sur un sujet de société qui ne concerne pas que la France mais toutes les démocraties occidentales.

J’ai accepté la proposition de GayLib d’une réunion avec les quatre candidats. Nous discuterons avec la salle de la politique parisienne pour l’avenir et des problématiques liées à l’homosexualité.

Décidément, ce sondage…

Décidément le sondage du 22 novembre fait encore couler beaucoup d’encre, comme en témoigne l’article du JDD du 8 janvier. C’est regrettable car cette mésaventure a pollué les primaires, campagne interne, en faisant croire que les Parisiennes et les Parisiens choisiraient à la place des adhérents UMP Paris. A-t-on peur que les adhérents prennent leur responsabilité librement ? Après les avoir obligés à des arbitrages nationaux, on les presse par des sondages extérieurs. Or, les règles du jeu sont fixées, le débat restera interne et je condamne fortement les initiatives qui consistent à substituer aux projets, aux débats politiques des approches superficielles qui témoignent d’une vision primaire et politicienne de la politique.

Pour qu’il n’y ait plus de confusion et qu’on arrête une fois pour toute cette polémique, je vous invite à lire  la note de Robert Pandraud, président du comité de contrôle et de régulation, et qui est envoyée aux 20 000 adhérents de la fédération UMP de Paris ( Download note_pandraud.doc ).

De graves irrégularités ont été commises, et particulièrement par le Président du Club Lutèce, Jérôme Dubus. Ces irrégularités sont graves dans les méthodes et les pratiques de financements extérieurs.

Les Parisiennes et les Parisiens nous ont rejétés pour des pratiques qui n’étaient pas conformes à la gestion de Paris, et nous devons faire un effort de rigueur et de transparence. Nicolas Sarkozy et moi-même ne nous sommes pas engagés dans les primaires pour des magouilles qui nous discréditent, et dont les conséquences sont très négatives. Je crois que pour pouvoir débattre d’un projet, il faut savoir ne pas se laisser aller à des pratiques qui ne doivent plus avoir cours à Paris et en politique en général. J’ai axé ma campagne sur la transparence, et je continuerai à avoir cette ligne de conduite en regrettant que certains se sont prêtés à ce petit jeu, dont nous pâtissons tous.

Hier, du recueillement à la joie

Ariel_sharon A l’appel du grand rabbin de France, Joseph Sitruck, je me suis rendu hier à la grande synagogue de Paris pour participer avec des centaines de personnes à l’office en l’honneur d’Ariel Sharon. Ce grand homme d’Etat est depuis mercredi entre la vie et la mort. J’ai beaucoup de respect pour cet homme hors du commun, et je  souhaite qu’il se rétablisse, bien que son état de santé semble plus que critique. Cette absence à la tête de l’Etat d’Israël a provoqué une onde de choc non seulement au Proche Orient mais dans la communauté internationale toute entière. Je m’inquiète d’ailleurs pour l’avenir du processus de paix. Mais l’heure est, me semble-t-il, au recueillement.

Je fécilite mon ami Zaïr Kedadouche, inspecteur général de l’éducation nationale, pour sa nomination au poste de conseiller technique à la présidence de la République. Il sera chargé de la vie associative et de la jeunesse.

Photo_039 Enfin, je remercie les 500 personnes qui ont répondu présentes à mon invitation d’hier soir. Nous avons assisté à la représentation du cirque Pinder (voir album photo). J’ai été émerveillé par le spectacle, et les performances des artistes. Ils dégagent une telle impression de facilité dans l’exécution des numéros, qu’il en devient difficile d’imaginer les années de travail que leurs prestations exigent.

Cette magie a pourtant été de courte durée quand ces mêmes artistes m’ont alerté sur la précarité de leur statut. En effet, j’ai accepté avec plaisir l’invitation de Gilbert Eldenstein à participer aux Assises nationales du cirque et de la fête foraine qui ont eu lieu aujourd’hui sous le chapiteau Pinder. Les centaines de représentants de l’intersyndicale du cirque et de la fête foraine m’ont fait part de leur dépit de ne pas être suffisamment reconnus par les pouvoirs institutionnels et en particulier le ministère de la culture et la ville de Paris.

C’est pourquoi j’ai décidé d’interpeller, par question écrite, le ministre de la culture au sujet du statut de ces métiers, le ministre de l’intérieur sur le dispositif de sécurité lors de ces évènements dans les banlieues difficiles, et enfin le ministre de l’économie sur la création d’un numéro INSEE pour ces professions.

Je regrette l’absence de reconnaissance du maire de Paris à l’attention de ces deux mondes, et cela ne m’étonne pas d’ailleurs, car Bertrand Delanoë a une conception élitiste de la culture. C’est une fois de plus la preuve qu’il ne comprend pas le peuple parisien… 

Le magazine de l’Union

Dans le cadre des Primaires, la fédération de Paris édite un magazine dans lequel les 4 candidats ont une tribune libre de deux pages. Ce magazine est envoyé aux adhérents UMP parisiens. Pour ceux qui n’ont pas reçu celui du 2 janvier, voici mon texte.

Le Paris de demain, un Paris humain

En cette fin d’année, faisons le bilan des évènements qui ont marqué Paris : fuite des classes moyennes, paupérisation de certains arrondissements, échec de la candidature de Paris aux JO. Désormais Paris compte deux arrondissements classés parmi les vingt communes les plus défavorisées de la Région Ile-de-France. Triste bilan pour la ville que nous avons connue exemplaire dans les années 80.

En ces périodes de fêtes, propices à la convivialité et au partage, nous devons penser aussi aux Parisiennes et Parisiens qui souffrent de l’isolement, de la désocialisation, alors que Paris se pare de toutes ses lumières. Tant de souffrances, si visibles en ce moment, sont en réalité le quotidien de nombreux concitoyens.

Nous avons le devoir de mettre en œuvre une vraie politique sociale et familiale à Paris. Elle ne pourra pas être menée sans un développement économique, car il faut avoir conscience qu’un Paris qui s’appauvrit est, pour les Parisiennes et les Parisiens, synonyme de moins d’aides, moins de logements, moins de politiques sociales et familiales. C’est un Paris qui perd sa mixité sociale alors que celle-ci faisait l’originalité et le charme de Paris. A terme, c’est la place même de Paris, capitale internationale, qui est menacée, et nous devons lui redonner le rang qu’elle mérite dès 2008. Car Paris Plage et la politique de l’éphémère n’auront qu’un temps, et les Parisiens paieront l’addition de la perte du prestige et du dynamisme.

Pour retrouver cette solidarité qui repose sur la mixité sociale, il faut :

            Aider les familles et les classes moyennes

  •            Création d’une aide au logement pour les foyers parisiens en attente d’un logement social. La carence de logements sociaux ne doit pas léser le porte-monnaie des Parisiennes et Parisiens.
  •       Construction annuelle de 4 000 logements en mettant en œuvre la politique "des 3/3" : 1/3 de logements sociaux, 1/3 de logements intermédiaires, 1/3 de logements étudiants. Une ville qui vit est une ville qui n’oublie aucun citoyen.
  •       Accession à la propriété des locataires de 30 000 logements sociaux ou intermédiaires de la mairie de Paris. Etre propriétaire à Paris ne doit plus être un rêve inaccessible.
  •      Octroi systématique de la carte Paris Famille dès le 3ème enfant. La famille doit être aidée sans condition de ressources.
  •      Augmentation des places en crèches municipales, aide au développement de modes alternatifs de garde d’enfant, notamment des crèches d’entreprise. Le rythme de vie des Parisiennes et des Parisiens change, la mairie de Paris doit s’y adapter.
  •      Création d’une aide à l’achat d’un véhicule familial non polluant pour les familles nombreuses. Les familles nombreuses utilisant de fait leur voiture en l’absence de transports collectifs adaptés, incitons-les à rouler propre, et à participer au développement durable de Paris.
  •      Mise en place d’une vraie politique pour l’emploi des Parisiennes et des jeunes Parisiens. Le développement économique de Paris doit créer des emplois pour tous.

Améliorer la vie quotidienne des Parisiennes et des Parisiens les plus fragiles

  •       Mise en place des "médiateurs de la solidarité parisienne". Ces bénévoles en lien direct avec les centres communaux d’action sociale, assisteront trois personnes âgées, fragilisées, souffrant d’isolement, et partageront des moments de vie. Le quotidien ne doit plus rimer avec solitude et angoisse.
  •       Redynamisation des commerces de proximité.  Ils sont le théâtre d’un lien social quotidien pour les habitants d’un quartier, offrons-leur des acteurs!
  •      Accessibilité des transports collectifs, et particulièrement du métro. Les ascenseurs ou les escalators doivent être couplés avec les éternels escaliers. La montée de ces derniers ne doit plus être une discipline olympique obligatoire pour les Parisiennes et les Parisiens!
  •     Création des lignes de bus internes aux arrondissements. Se rendre dans les services publics de proximité, ou dans les équipements publics ne doit plus relever du parcours du combattant!

Une ville à dimension humaine est une ville moderne, agréable au quotidien. Les Parisiennes et Parisiens doivent être solidaires et pas solitaires !

Construisons un Paris humain, fort de sa mixité sociale, fier de ses familles. J’ai l’ambition de rendre Paris à l’ensemble de ses habitants, quelque soit leur classe sociale, leur arrondissement, leur choix de vie, leur culture. Un Paris dynamique est un Paris cosmopolite et solidaire. Pour cela, j’ai besoin de vous, de votre soutien lors des votes du 25 février et du 4 mars prochains. Pour connaître mes projets pour Paris, je vous invite à lire mon ouvrage Allô Paris Bobo qui paraîtra début février.

Pour reprendre Paris à Bertrand Delanoë, il ne suffira pas de faire de la figuration sur des affiches, il faudra apporter une vision nouvelle pour Paris. Vous trouverez quelques pistes de réflexion dans ce livre; le programme, nous le bâtirons ensemble.

            

Bonne année!

Voeux_2006 Avant toute chose, je vous souhaite une bonne et heureuse année et vous présente tous mes voeux de bonheur, de réussite, et le plus important la santé!

Cette année sera sûrement difficile, car nous sommes rentrés dans un cycle d’évolution profonde de notre démocratie, de crise d’identité et d’accentuation de la mondialisation. J’ai trouvé l’intervention du Président de la République volontariste et bonne sur l’analyse générale. J’attends avec un peu d’inquiétude les propositions concrètes qui en émaneront, car s’il s’agit de remplacer les charges des entreprises par la hausse des impôts, le compte n’y sera pas.

Je suis persuadé que la seule solution consiste en des économies drastiques à mener dans les dépenses de l’Etat et des collectivités, et notamment celles de fonctionnement et de personnel.

Je suis déterminé à mener une campagne, dans le cadre des Primaires à Paris, active et sans concession à l’égard des pratiques du passé. La campagne de presse qui se développe sur les modalités de financement d’un sondage réveille les plus mauvais souvenirs d’avant 2001.

Peut-on espérer, quand on est candidat à la mairie de Paris, convaincre les Parisiennes et les Parisiens en se livrant à de telles pratiques ? Je n’accepte pas d’être assimilé dans cette catégorie d’hommes et de femmes qui décridibilise la politique par des méthodes qui ont déjà été sanctionnées. C’est une absolue nécessité pour convaincre les électeurs que la droite a échappé à ces tourments du passé.

Je souhaite la transparence la plus intégrale et j’ai l’impression quelquefois de prêcher dans le désert quand par exemple parmi les 61 députés qui ont signé ma proposition de loi sur la transparence du patrimoine des élus et des candidats aux élections législatives, aucun député parisien n’est cosignataire…

Mais je ne désespère pas de les convaincre. Nous avons tous à gagner à nous dégager de cette image calamiteuse qui a pollué depuis quelques semaines, il faut l’avouer,  la campagne des Primaires.

Je ne suis pas un pessimiste, je souhaite regarder les difficultés en face, car c’est cette attitude qui permet d’avancer, et de dépasser les obstacles. Alors Oui 2006 sera une année difficile mais c’est en ayant conscience que nous parviendrons à avoir le courage et l’ambition de réformer notre pays.

Commission nationale des sondages

Le 22 novembre dernier, deux jours avant la première rencontre des quatre candidats avec les adhérents UMP parisiens, un sondage Ifop paraissait dans Le Parisien.

Ce sondage faisait état d’une soi-disant consultation d’électeurs parisiens de droite sur la notoriété et la crédibilité des candidats aux Primaires UMP pour les élections de 2008.

Depuis ce jour, la presse n’a pas manqué de souligner l’absence de fiabilité de ce sondage et les origines très mystérieuses de son financement, en mettant en cause successivement la présidente du Medef, le journal Le Parisien et le club Lutèce, créé pour soutenir un des candidats (voir les articles de presse).

Avec Nicolas Sarkozy, nous avons voulu l’organisation des Primaires pour désigner celui ou celle qui portera nos couleurs face à la gauche lors des municipales de 2008. Le principe même des Primaires au sein de l’UMP implique la plus parfaite loyauté et le respect des règles de la démocratie. Toute manipulation présente le risque de décrédibiliser le processus.

Ainsi me paraît-il essentiel de clarifier la situation afin de lever tous les doutes. C’est la raison pour laquelle j’ai saisi la Commission nationale des sondages, composée de 3 membres du Conseil d’Etat, 3 de la Cour de cassation et 3 de la Cour des comptes. De la même manière, j’ai saisi le président de la Fédération UMP de Paris, pour que toute la clarté soit faite sur ce sondage qui a été largement utilisé par un des candidats comme un outil essentiel de sa campagne.

J’ai beaucoup hésité avant de faire ces démarches, mais le problème dépasse la personne même des candidats. Il s’agit en effet à la fois du respect de la loi et de la politique, du respect de la procédure des Primaires, et du respect des adhérents de l’UMP.

Vous pouvez lire quelques éléments de presse à ce sujet  sur mon site internet rubrique "revue de presse" .

En toute hypothèse le seul sondage qui vaudra sera celui issu du vote des adhérents lors du premier tour des Primaires, qui aura lieu le 25 février prochain. Je fais confiance à votre jugement et à votre bon sens.

Ce que pense Nicolas Sarkozy des blogs (entre autres)

C’est une première. Nicolas Sarkozy répond aux questions de Loïc le Meur. Un vidéo podcast attendu qui suscitera très certainement de nombreux commentaires on et off line.

Je suis heureux de voir le Président de l’UMP s’exprimer tout particulièrement à l’attention des blogueurs. C’est un joli cadeau de Noël à la blogosphère…

Blogs et politiques, on n’a pas fini d’en entendre parler.

DEPUTE DE PARIS – ANCIEN MINISTRE