Politique de déplacements à Paris

La question politique du "changement" est décidément la même dans la politique française et pour l’avenir de Paris.

Hier le Premier Ministre a fait un discours de candidat conservateur, dans la droite ligne des gouvernements chiraquiens, qui consiste à croire qu’il faut beaucoup promettre et ne pas changer grand chose.

Je ne doute pas de la bonne foi du Premier Ministre mais je suis très sceptique sur les conséquences de cette politique. La France a besoin de changement plus que de continuité. C’est d’ailleurs, quoi qu’en pense le Premier Ministre, la grande leçon du gaullisme.

A Paris, les choses se posent de la même manière. Beaucoup de gens qui acceptent l’idée du changement refusent d’en accepter les conséquences et de rompre avec les habitudes qu’ils condamnent en même temps.

Ainsi pour la politique des déplacements, je dois constater qu’au lieu de poser carrément comme je le fais la question de l’avenir des déplacements à Paris, de la modernisation des transports, de la liberté de choix des déplacements, les élus de gauche et beaucoup d’élus de droite restent figés sur des positions immobilistes.

Le vrai changement consiste à poser des questions difficiles, qui ne sont pas populaires au premier abord, mais qui sont nécessaires.

Faut-il conserver une organisation répressive et dangereuse pour les nouveaux couloirs de bus dits "mobilien", entourés de murets appelés "banquettes"?

Ces murets qui sont une spécificité parisienne (au contraire de Londres par exemple qui peint simplement ses couloirs de bus en rouge) sont-ils indispensables?

Le tamway est-il véritablement un instrument de transport moderne de l’avenir si l’on tient compte de l’état d’avancement des recherches en cours sur les moteurs à énergie renouvelable?

Faut-il entourer Paris d’un tramway périphérique qui referme un peu plus Paris sur lui-même?

Bien sûr toutes ces questions sont dérangeantes car tout le monde n’est pas pour. Mais doit-on continuer à chercher comme on le fait le consensus et à refuser les débats qui gênent?

Je crois que cette frilosité qui s’apparente à de la lâcheté est pour beaucoup dans les problèmes que nous connaissons en France et à Paris.

Immigration

Ce qui se passe à Mellila et Ceuta (enclaves espagnoles sur les côtes marocaines) montre à quel point la situation de l’immigration n’est pas réglée et difficile à résoudre.

Je souhaite vraiment que les bonnes âmes veuillent bien comprendre à quel point les personnes qui essaient de passer cette frontière sont victimes de passeurs mafieux et sans scupules : avant de défendre des causes humanitaires, il est urgent de contrôler qui utilise et vend ces services à des gens désespérés.

Ce qui s’est passé dans le 3e arrondissement à Paris montre que la collaboration de la Mairie de Paris, du DAL et des squatteurs en situation irrégulière aboutit à des conclusions dramatiques. La solution de la sagesse est de renforcer les mesures dans les pays d’émigration pour dissuader les candidats, d’appliquer des mesures d’expulsions rapides pour ceux qui sont en situation irrégulière et de permettre de donner un logement décent pour les immigrés qui travaillent dans notre pays, notamment en construisant des foyers de travailleurs étrangers décents pour éviter la prolifération des squats.

Première réunion de campage officielle

La campagne des primaires a commencé jeudi soir. Je suis très heureux d’avoir pu rencontrer à l’Entrepôt, dans une salle  difficile d’accès à une heure difficile, les 150 personnes qui sont venues, invitées par mail ,et avec qui j’ai pu avoir  un dialogue, loin d’être consensuel.

Je suis frappé par la persistance, dans un arrondissement comme le 14ème, des querelles du passé. Je suis frappé aussi par l’engouement suscité chez les jeunes par la possibilité d’avoir  une démocratie réelle qui leur permettra d’accéder à des postes à responsabilité dans le parti, plutôt que d’être contraints de passer sous les fourches caudines durant de longues années, et de se décourager en fin de compte de militer dans notre formation.

L’organisation démocratique de l’UMP constitue aussi une chance formidable pour les communautés de Français d’origine étrangère qui depuis des décennies regardent la politique sans y participer.  Lors d’une émission sur la chaîne de télévision berbère, j’ai appelé tous ces Français kabyles notamment à s’inscrire dans les partis, car ceux- ci sont aussi un moyen privilégié d’intégration.

C’est vraiment très intéressant de pouvoir retrouver, grâce à ces élections internes, le contact avec ceux qui tournent autour des partis politiques, intéressés mais craintifs, et de les inciter à adhérer.

C’est comme ça que je considère les primaires, non pas en bavant dans la presse mais en défendant ce mécanisme démocratique de toutes les calomnies possibles. Je ne suis pas de ceux non plus qui passent leur temps à essayer d’empêcher les autres candidats de faire campagne en inventant toutes les arguties possibles, mensongères s’il le faut. Je refuse d’entrer dans ces polémiques.

Je pense en effet que tous ceux qui ne croient pas, pour des raisons de confort ou  de "patrimonialités des offices", à la démocratie interne dans les partis de droite devront aller expliquer aux adhérents de Paris ou de Reims qu’ils ont payé une carte, qui ressemble à un ticket de cinéma, pour asister à un spectacle, et ne surtout pas être acteurs.

Dans la critique des primaires, je sens que beaucoup ont la nostalgie de voir les électeurs de droite se conformaient à des choix venus "d’en haut", excusez l’illustration, de ne plus être les bénéficiaires d’un troupeau guidé par un berger autoproclamé…

Rencontre dans un café parisien le 29 septembre

J’ai l’intention d’aller discuter avec les jeunes et les jeunes actifs parisiens, et pas seulement avec les adhérents UMP. Je serai Jeudi 29 septembre de 18h30 à 20h à l’Entrepôt ( 7-9 rue Francis de Pressenssé, Paris 14ème, métro Pernéty). Inscription par mail sur cgoasguen@assemblee-nationale.fr.

J’aime le débat politique surtout lorsqu’il est fougueux. J’espère que toutes les rencontres que je ferai me permettront d’avoir un programme encore plus proche des préoccupations des parisiens.

Jeudi 29 Septembre, je m’adresserai en priorité à ceux qui veulent un renouvellement des méthodes politiques et acceptent de débattre sur un projet d’avenir.

Tromperies

J’ai bien noté l’appel des Parisiennes de l’UMP (elles ont courru dimanche la Parisienne 2005,  je les en félicite elles étaient une quarantaine) pour que la campagne des primaires se déroule dans le respect du code de bonne conduite.

En ce qui me concerne je n’ai pas le sentiment d’avoir dérogé à cette règle, et j’espère que mes concurrents pourront en dire autant.

Je vois fleurir depuis plusieurs semaines des échos divers montrant que certains sont plus loquaces que moi. Il n’y a rien de plus terrible que de laisser traîner quelques commentaires devant des journalistes qui s’empressent de les reproduire entre guillemets sans citer leurs sources…

Je m’amuse un peu en regardant donc les résultats des parrainages obtenus dans la première étape des primaires. Chacun tire à soi les chiffres, tous plus saugrenus les uns que les autres. Dans tel c’est Jean Tibéri qui est en tête, dans tel autre c’est Pierre Lellouche qui est second, chacun portant pour son propre compte un résultat censé rester confidentiel.

Cela s’appelle se faire de la publicité à moindre frais… de l’intox aussi.

Mais rassurez-vous cela ne trompera personne et en tous cas pas longtemps. Laissons les porte-fingues s’agiter. Ils comprendront vite qu’ils ont des pistolets à bouchons…

Déception de Delanoë

Bertrand Delanoë doit être déçu, les suites de l’article du JDD de dimanche dernier ne sont qu’un mauvais procès.

Vous trouverez ci-dessous la lettre  que j’ai envoyée, en tant que Président du groupe UMP au Conseil de Paris, à tous nos élus, afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur la position de notre groupe :

"Chers Collègues, Une fois de plus, la question des "profiteurs des logements sociaux" comme l’intitule la presse, se trouve posée. Ce nouvel épisode d’un mauvais scénario, que nous avons déj vécu, nous rappelle de désagréables souvenirs.

De nombreux élus de gauche sont dans situations non conformes en matière de logement à la Ville de Paris. Ils sont aussi très nombreux ceux qui titulaires d’autres fonctions, d’autres responsabilités sont hébergés dans le parc immobilier de la Ville de Paris et des bailleurs sociaux. Ils  sont pour l’instant "oubliés" par la presse.

Les élus UMP doivent être sans ambiguîté de ce point de vue. Nous avons trop souffert par le passé des amalgames faciles et peu scrupuleux mené apr nos adversaires.

C’est pourquoi, après avoir consulté les Présidents de groupe d’arrondissements, je souhaite que nos élus, Conseillers de Paris, Conseilelrs d’arrondissement, qui seraient éventuellement dans la situation d’être mis en cause en à raison de leur logement, se mettent en règle dans les plus brefs délais et nous le fassent savoir.

Cela nous permettra de réagir avec davantage de force encore sur la politique du logement social de la municipalité. Notre groupe UMP ne saurait accepter aucun laisser aller à ce sujet et ne saurait en assumer la responsabilité.

En vous remerciant de votre compréhension, je me permets d’insister sur l’importance de cette question."

Un projet de changement

J’ai la modeste intention de proposer un projet de changement et de rupture pour Paris.

Je tiens à préciser que j’écris moi-même un livre sur Paris  (ainsi que mon blog), que je ne falsifie pas mon Curriculum Vitae, que j’exerce mon métier d’avocat et de professeur à HEC ,et que je fais un immense pied de nez à tous ceux qui me mordillent les chevilles… car franchement, ça n’entamera en rien ma détermination.

Primaires UMP : mise au point

Elles suscitent vraiment beaucoup d’émotion dans la presse parisienne et sur ce blog,… où l’on ne parle que de magouilles.

Je regrette que des candidats qui n’étaient pas des élus n’aient sans doute pas pu avoir les parrainages et qu’ils soient conduits à renoncer, comme Jean-Luc Roméo et Lynda Asmani.

Au passage je voudrais dire à ceux qui se croient obligés de faire du racisme primaire sur ce blog que je ne l’accepte pas. Il y a à Paris des dizaines de milliers de Kabyles qui ont droit au respect, et ce qui a été dit par Annick Grandu et Alceste m’écoeure profondément, et même me dégoute. Qu’on se rassure, j’aurais la même détermination à châtier s’il s’agissait de propos contre les Africains, les Chinois ou les Philippins. Il y a des endroits pour soulager les prurits de ce genre.

Sur les primaires il est curieux d’entendre parler de manipulations au moment où l’on donne le droit de vote à des adhérents qui ne l’ont jamais eu!

Bien sûr cela dérange beaucoup d’habitudes. Le coup de téléphone ne suffira pass à investir. D’avoir un ami haut placé ou d’être "fils ou fille de" ne donnera pas automatiquement l’investiture.  Tout cela en gêne beaucoup. Mais franchement, la Droite peut-elle avoir une autre légitimité que celle fondée sur la décision des adhérents, et la désignation par eux de leurs candidats?

Ce que propose Nicolas Sarkozy est un moment historique dans l’histoire de la droite et du centre.  Avoir fondé l’UMP ne servirait à rien si l’UMP ne créait pas une nouvelle culture sur la démocratie interne.

Bande Gaza

Je suis profondément choqué par les images des synagogues brûlées dans la bande de Gaza par des forcénés qui se déchaînaient derrière le drapeau du Hamas.

Cela m’a rapopelé, et j’espère à tous, qu’il fût un temps en Europe où l’on brûlait les synagogues, et qu’on a tenté d’en brûler il n’y a pas si longtemps autour de Paris.

L’antisémitisme et le racisme doivent être combattus sans relâche, sans excuse et sans pitié.

11 Septembre

Décidément les Français ne sont pas très solidaires des Américains. Dimanche dernier j’ai participé au Trocadéro à la seule manifestation qui commémorait le 11 septembre 2001 et qui par la même occasion voulait appeler l’attention des Parisiens sur le danger terroriste dans le monde.

A part quelques personnalités, dont Hugues Auffray, que j’ai trouvé très déterminé et sympathique, il y avait une centaine de personnes.

Certes l’Amérique est loin, mais le devoir de mémoire ça existe aussi!

Université d’été à La Baule : impressions

J’ai participé ce dernier week-end à l’université d’été des jeunes de l’UMP à La Baule, où j’ain animé avec François Goulard, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, à une table ronde sur l’université.

J’ai essayé – l’ai-je persuadé – de lui expliquer la gravité de la crise qui se préparait dans le monde étudiant et combien nos universités et notre système éducatif supérieur, délaissés depuis de longues années ont besoin de réformes courageuses, de structures et de partenariats.

Mais bien sûr j’ai assisté comme tout le monde à la rencontre entre le Premier Ministre et Nicolas Sarkozy, m’amusant d’entendre le samedi l’homme des 100 jours et le dimanche l’homme du 18 Brumaire… L’histoire a quelques fois de ces surprises qui font sourire!

Pour être franc, j’ai beau me répéter que la concurrence est saine pour trouver le meilleur candidat, j’ai peur que la droite ne s’engage encore dans une affaire incertaine.

Je suis de plus en plus persuadé que seule une UMP soudée, fondée sur des habitudes des participation aux votes des militants dans tous les choix, peut obliger les candidats, à tous les niveaux, à rester unis. Il faut d’ailleurs que cela soit ainsi, à Paris comme au niveau national. Pensez à ce que serait le PS avec ses divisions profondes si les concurrents qui se disputent n’étaient pas soudés par la sanction interne du vote des adhérents…

Je sais bien que cette attente en embête plus d’un, habitués au confort de l’amitié du chef, ou qui sont fils ou fille de, et, si la droite sait entamer des réformes fondamentales, elle sera obligée de transformer les adhérents de simples spectateurs en acteurs.

DEPUTE DE PARIS – ANCIEN MINISTRE