Drogue

J’ai participé hier à une réunion à l’Assemblée avec M. Le Bigot, Président de l’association France sans Drogue (18ème arrondissement), organisée par mon collègue Jean-Paul Garraud.

Il nous a expliqué comment sont utilisés les fonds publiques pour soi-disant lutter contre la toxicomanie. A aucun moment nous n’avons vu une quelconque volonté de la part des pouvoirs publics et des associations subventionnées de dénoncer les méfaits de la toxicomanie. Au contraire il est question d’aider à se droguer dans de meilleures conditions sanitaires, ce qui me paraît une singulière perversion des pouvoirs publics, même si je connais les conséquences que l’utilisation anarchique de la drogue peut présenter pour les individus malades.

J’ai donc demandé avec Jean-Paul Garraud qu’une commission d’enqête parlementaire puisse examiner la nature des prestations issues de subventions publiques données à des associations notamment, comme Act Up (qui par ailleurs s’est récemmet illustré en agressant un prêtre dans Notre Dame de Paris.

Certains arrondissements parisiens, le 10ème, le 18ème, le 19ème, sont désormais des zones dans lesquelles, sous prétexte de la lutte contre la toxicomanie, la population se retrouve soumise à des formes de délinquance qu’elle ne supporte plus. Il serait peut être temps d’avoir des messages plus simples et directs concernant les méfaits de la drogue comme de l’alcoolisme d’ailleurs.

Réunion à la Maison de la Chimie

Vague_orange_2_petite Je voudrais remercier les très nombreuses personnes qui se jointes à nous hier soir à la Maison de la Chimie! De toute évidence nous étions majoritaires, infirmant ainsi un sondage récent (qui ne reflétait pas l’état d’esprit des adhérents de l’UMP). Je vous laisse vérifier par vous mêmes en consultant l’album photo de la soirée.

Je voudrais aussi dire à tous les adhérents UMP de Paris qu’ils ne doivent pas se laisser voler leur liberté de choix devant les manoeuvres qui tendent à considérer les citoyens comme des sondés et non comme des militants politiques. Ce sont les adhérents UMP Paris et eux seuls qui décideront du candidat. Malgré l’intox.

Je suis très satisfait de voir que beaucoup d’idées que j’avais lancées dans le débat sont désormais partagées par mes concurrents. Sur les couloirs de bus protégés, sur la politique de construction, sur l’élargissement de Paris comme métropole mondiale. Même le slogan de Paris descendant en 2ème division semble désormais adopté par tout le monde (sans que je réclame des droits d’auteur!).

Nous avons donc gagné sur beaucoup d’idées, je pense que nous gagnerons par le vote des adhérents!

Encore merci,

Pour Paris 2008 avec vous!

Bizarre, bizarre…

Ce matin est paru dans le Parisien un sondage de l’IFOP sur les sympathisants de la droite parisienne. Vous êtes nombreux à avoir réagi, je vous en remercie!

Le résultat m’est très nettement défavorable mais ne m’inquiète pas outre mesure. Il s’agit d’un sondage sur les sympathisants, concernant une élection faite par les adhérents d’une formation politique.

Seuls les adhérents votent, et il est un peu hasardeux de tirer des enseignements d’un sondage de gens qui ne voteront pas par nature. C’est comme si on choisissait le candidat du PS en sondant les sympahthisants du PC, des Verts et des Troskystes… C’est intéressant mais ça ne va pas très loin, puisque c’est la notoriété qui devient première vertu.

Je n’ai jamais fait de la politique pour la notoriété. Je vais peut-être commencer à le faire! Mais je préfère connaître le terrain, les dossiers et avoir réfléchi préalablement à ce que j’allais dire.

En clair je souhaite ces élections auprès des adhérents de l’UMP et eux seuls. Le même procédé (assez désagréable) avait été employé dans la même situation entre Lang et Delanoë en 2000. La notoriété de Lang écrasait Delanoë à qui on ne donnait pas une chance, car on avait oublié que c’étaient les adhérents socialistes qui votaient. On connaît la suite…

Vous dire que le résultat du sondage m’a plu serait beaucoup dire. Je n’ai pas apprécié de le découvrir – alors qu’incontestablement la campagne que je mène porte ses fruits – 2 jours avant une réunion importante. Bizarre, bizarre…

Néanmoins je vous invite à venir participer à cette réunion organisée par la Fédération UMP Paris avec les 4 candidats jeudi 24 novembre à 19h, Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique, Paris 7ème.

Le Grand Paris en débat

Je vous invite à lire l’excellent article de Jean-Louis Andréani dans le Monde daté de Mardi 22 novembre (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-712393,0.html), le Grand Paris en débat.

Il annonce le livre que je vais publier en janvier prochain sur Paris. Extraits :

"Pour bon nombre d’architectes et d’urbanistes, le bouillonnant Roland Castro en tête, la cause est entendue : seule une entité qui dépasserait la frontière du boulevard périphérique est à la hauteur des enjeux d’aménagement de la région parisienne. Dès 1983, l’architecte, chargé par la gauche d’une mission intitulée "Banlieues 89", mettait en avant cette idée. Plus de vingt ans plus tard, l’explosion partie de Seine-Saint-Denis, avec ses cités en feu à quelques kilomètres des arrondissements cossus de la capitale, a remis en lumière l’"apartheid urbain" dénoncé par M. Castro et d’autres. (…)

Aller au-delà, lancer vraiment le "Grand Paris", reviendrait à créer un échelon intermédiaire, tant sur le plan géographique que sur le plan politique, entre l’Ile-de-France et la seule commune de Paris. Autrement dit une structure de coopération intercommunale entre la capitale et les communes de la "zone centrale" de l’Ile-de-France. Mais, pour des raisons différentes, le maire de Paris et le président de la région, Jean-Paul Huchon, lui aussi PS, écartent, à court terme, une telle évolution.

"L’agglomération, pour moi, c’est la région", lance M. Huchon. Il refuse "un échelon politique ou institutionnel supplémentaire pour l’aménagement de l’Ile-de-France" qui risquerait surtout, juge-t-il, "de se substituer, de contrecarrer, ou d’être en incohérence" avec l’action du conseil régional. Elu de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), dans la grande banlieue, M. Huchon exclut que l’institution régionale soit cantonnée à l’aménagement "des franges de la banlieue excentrée". Il a néanmoins accepté, dans le cadre de la révision en cours du schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF), la création d’un atelier consacré à la "zone centrale".

Pour sa part, M. Delanoë ne cache pas qu’il a évolué. Avant d’être maire de Paris, il était favorable à une structure intercommunale. Une fois élu, face aux réticences, voire au refus de l’Etat et des autres collectivités territoriales, il a admis qu’une institution nouvelle n’est pas envisageable "avant d’avoir changé le climat, instauré une confiance".

Certains membres de l’UMP parisienne vont plus loin. Claude Goasguen, président du groupe au Conseil de Paris et l’un des candidats à l’investiture du parti pour les élections municipales, doit publier, en janvier 2006, un livre, Paris, ville-monde, dans lequel il plaide pour un "Grand Paris" sous la forme d’"une structure intercommunale ambitieuse". Mais Jean Tiberi, ancien maire de la capitale et lui aussi candidat à la candidature UMP pour 2008, est plus prudent. S’il n’a pas encore arrêté sa position définitive, sa philosophie semble, sur ce sujet, très proche de celle de M. Delanoë. Favorable à une "instance de concertation permanente" entre Paris et toutes les communes voisines, il estime qu’il faut procéder par étapes. A terme, il n’envisage uninstitution "décisionnaire" qu’avec un accord unanime des partenaires en présence. La route vers le "Grand Paris"est sans doute encore longue. "

Merci de vos commentaires sur ce sujet.

Prêt à prendre des coups

Voici le texte de l’interview que j’ai donnée  au JDD Paris,  parue hier :

Pourquoi pensez-vous être le meilleur candidat pour l’UMP ?
"Parce que mes adversaires ne se rendent pas bien compte que Delanoë sera difficile à battre. Moi, en tant que président de groupe, je suis au contact de la municipalité. Jean Tiberi a été maire, il a un bilan qui est le sien. Françoise de Panafieu est restée un peu enfermée dans le 17e. Pierre Lellouche, dans ses activités internationales.

En octobre 2002, vous disiez pourtant (dans le JDD) : « Je ne me considère pas comme doté d’un messianisme particulier pour postuler [aux municipales] ». Pourquoi avoir changé d’avis ?
J’ai une position d’intellectuel, d’universitaire. Je ne suis pas spontanément tenté d’aller au front. Mais je suis maintenant prêt à sortir de mon petit confort, à prendre des risques et des coups.

Ne souffrez-vous pas d’un déficit de notoriété ?
C’est plutôt un avantage. Ne pas être trop connu me permettra de montrer que je n’ai pas de fil à la patte. Et n’oubliez pas que 40% de nos adhérents ne le sont que depuis cette année : ils ont adhéré essentiellement pour Sarkozy, les querelles de famille à Paris ne les intéressent pas.

Quelle relation entretenez-vous avec Paris ?
Quand je suis arrivé de Toulon en 1963 _je suis un « kermoko », un breton du midi_ je ne connaissais personne. J’avais juste une tante éloignée qui m’attendait gare de Lyon. Je suis venu pour passer le bac, comme interne à Henri IV, et j’ai fini recteur d’académie. Le type même du provincial qui a réussi à la capitale et y est resté.

Comment pourriez-vous qualifier l’ambiance à l’UMP Paris actuellement ?

Je croyais que ce serait pire. Il y a eu des accrochages, des suspicions de faux adhérents. C’est stupide, de la part de certains candidats de discréditer ces primaires. Nous n’avons pas d’autres choix. Ce n’est pas en envoyant du ciel un personnage providentiel qu’on va redonner une crédibilité à la droite parisienne.

Bernard Debré, qui refuse de se prêter au jeu, parle de « simulacre de démocratie »…

Il est gentil, Debré, de venir nous donner des leçons sur Paris alors qu’il a perdu la mairie d’Amboise de son papa. Ce n’est pas un candidat crédible. C’est facile d’être « fils de », « frère de », « ami de », « petit-fils et arrière petit-fils de ». Dans un parti politique, on mouille sa chemise pour faire campagne, on ne se contente pas de passer un coup de fil pour obtenir l’investiture. La droite a beaucoup souffert de cette ambiance consternante de copinage et de clientélisme, qui nous empêche de mener des réformes en profondeur. Le parti socialiste a ses défauts, mais au moins ses militants discutent d’un projet.
Quelle sont les grandes lignes de votre projet pour Paris ?
Soit on choisit, comme le souhaite Delanoë, d’être une ville sympa, avec des musées, des restaurants, et des communes tout autour qui font l’activité de la région. Soit on redevient une métropole mondiale, concurrente de Londres, Berlin, Madrid. Je veux redémarrer le développement économique, attirer les entreprises, redonner une vigueur à l’université, à la recherche, créer des pôles de compétitivité. Ce sera mon point fort dans la campagne.

Que proposez-vous concrètement ?
Je suis un farouche partisan de l’intercommunalité. Je ne réclame pas qu’on revienne au département de la Seine ou qu’on transforme les communes voisines en arrondissements parisiens, mais il faut s’ouvrir sur l’extérieur. Par ailleurs, la couverture du périphérique _qui nous enferme_ me paraît une urgente nécessité. Il faut penser Paris comme une agglomération de 40 villes et 3 millions d’habitants.

Sur la circulation, n’êtes-vous pas allé un peu loin en annonçant que vous souhaitez supprimer les couloirs de bus ?
Je ne suis pas le pourfendeur de couloirs de bus, comme on veut le faire croire. J’y suis favorable, s’ils sont peints en couleur sur la chaussée, comme à Londres. Je ne vois pas pourquoi on serait obligé, à Paris, de mettre des corbillards au milieu de la route. Ces murets sont absurdes et dangereux, meurtriers même pour les deux-roues. De plus, les conséquences économiques, sur le boulevard Magenta par exemple, seront terribles. Si j’étais maire, j’organiserais des référendums locaux pour demander aux riverains ce qu’ils en pensent.

Quelle doit être la place de l’automobile ?
Il faut jouer la carte du changement de la voiture, pas lui faire la guerre. Je propose que les bus de la Ratp, les voitures achetées par la ville ou par les nombreuses institutions publiques installées dans Paris, soient non polluants. Ou encore que l’on détaxe les particuliers et les entreprises qui s’équipent en véhicule non polluants. Delanoë et Baupin, eux, préfèrent gêner la circulation.

Le président de la République a rappelé cette semaine que la loi SRU impose 20% de logement sociaux. Y êtes-vous favorable dans le 16e ?
Je ne crois pas à la mixité imposée, chaque commune a son histoire. La solution aux problèmes sociaux passe par le contrat d’insertion, l’éducation ou encore _même si ça ne plait pas à Chirac_ par la discrimination positive. Je suis d’ailleurs en train de chercher une expression qui passe mieux, comme « rééquilibrage » ou « diversité équitable ». Le problème du logement n’est pas une fatalité : on peut encore construire à Paris, mais Delanoë s’y refuse. En 2005, il n’a créé que 900 logements. Il en annonce 4000 par an, parce qu’il compte les appartements achetés dans des immeubles déjà pleins. De même, il raconte qu’il a réhabilité 1000 immeubles insalubres, alors qu’il n’en a réhabilité que 18. Il a l’art de manipuler les chiffres. S’il n’avait rien à se reprocher, il accepterait l’audit que je réclame. "

(propos recueillis par Bertrand Gréco)

Référents intégration

Je viens de suggérer à Bertrand Delanoë, dans le cadre de la Mairie de Paris (et j’en ai parlé au Recteur de la Mosquée de Paris M. Boubakeur)de substituer à son discours moralisateur et lénifiant des mesures concrètes d’aide à l’intégration en nommant des "référents intégration" dans chaque direction administrative de la ville de Paris.

Ces référents intégration seraient chargés de l’intégration et permettraient de s’assurer qu’au sein des 45 000 salariés la proportion des Français immigrés de la deuxième ou de la troisième génération puissent obtenir la part équitable dans l’administration de notre ville.

C’est une mesure très facile à mettre en place. Mais je n’ai pas entendu de la part du Maire de Paris la moindre approbation en faveur de cette mesure effective. J’oubliais que le Maire parle plus qu’il n’agit…

Rencontre avec Dalil Boubakeur

J’ai rencontré aujourd’hui longuement, avec des amis musulmans, le Recteur de la Mosquée de Paris  (voir photos http://claudegoasguen.typepad.com/photos/mosque_de_paris/index.html). La discussion a été très intéressante et m’a permis de mieux comprendre un certain nombre de réalités nouvelles de la France.

Il est évident que l’identité de notre pays est en train de changer, avec la mondialisation, la fluidité des relations internationales et l’ampleur des flux migratoires, qui touchent le monde et plus particulièrement la France. Les changements sont très difficiles à assumer pour un pays qui reste très conservateur et très attaché aux schémas du 19ème siècle.

Les notions d’égalité, de concours, le primat des institutions publiques étaient parfaitement cohérents avec la France de la 3ème Répulique, comme le modèle social français s’adaptait parfaitement à la période 1920 – 1960.

Peut-on sauvegarder une organisation juridique et économique identique dans un monde qui s’est profondément modifié? Je ne le crois pas. Et je pense que la meilleure des solutions pour les politiques serait de favoriser le changement, et notamment de mettre en place des "affirmative actions", comme disent les Anglo-Saxons. Des affirmative actions en faveur des populations les plus défavorisées sans les mettre sur la place publique, ce qui rend les choses plus difficiles alors qu’il faut de l’efficacité et de la discrétion.

L’expression "discrimination positive" ne passera jamais en France car il fait penser au piston et à l’inégalité, inacceptables. L’expression "actions positives" (traduction de "affirmative actions") comporte une notion déquité, de rééquilibre vers l’égalité qui paraît beaucoup plus positive. Ce n’est pas simplement un problème de mot mais c’est aussi un problème de présentation.

J’ai trouvé les mots du Président de la République très favorables à la discrimination positive tout en disant le contraire… Un peu comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. On met en place  depuis 20 ans plein de mesures de discrimination positive sans le dire, la parité en étant l’exemple le plus tangible comme rectification équitable entre les hommes et les femmes (qui ne peut en aucun cas être considérée comme une inégalité).

Je crois que décidément en France les politiques parlent beaucoup et agissent peu. Je ne suis pas persuadé non plus que déclarer la guerre à l’économie souterraine comme pour la prévenir avant de frapper soit une bonne méthode.

A force de se gargariser sur l’immigration et de s’envoyer des philosophies de boutiques à la figure, nous avons râté l’essentiel, à savoir la maîtriser. Le vrai changement c’est probablement vraiment de parler moins et d’agir plus.

Qui tient le pouvoir?

Comme tous les Français je suis très inquiet de la dégradation  de la situation dans un certain nombre de communes.  Je suis encore plus inquiet de voir que certaines communes réputées difficiles n’ont pas bougé.

C’est en réalité une préoccupation encore plus grave pour l’avenir. Le midi de la France, Marseille, Toulon, les villes de banlieues plus difficiles n’ont subi aucune exaction. Il est donc évident que des consignes, dans ces villes, on été respectées. D’où proviennent ces consignes?

Il ne faut pas être grand clerc pour se douter que certains dealers ou délinquants n’avaient aucun intérêt à voir la police  pénétrer dans les cités.

Réfléchissons à la réalité des pouvoirs au sein des cités, entre les délinquants, les religieux, les édiles, la police… Qui tient véritablement le pouvoir?

Violence dans les banlieues : les poncifs dangereux

Bien sûr que la prévention et la répression vont de paire.  Mais néanmoins je trouve que le Premier Ministre a eu tort de laisser un de ses ministres atténuer la vigeur de la détermination de Nicolas SARKOZY.

La répression s’adresse à des voyous qui troublent l’ordre public et qui défient l’ordre républicain. La prévention s’adresse à ceux dont les conditions sociales, matérielles peuvent pousser à la délinquance.

Mais le postulat selon lequel "difficultés matérielles = voyoucratie" repose sur un de ces poncifs que la gauche a réussi à faire croire  depuis des décennies. Je m’étonne de voir le gouvernement entonner ce refrain, et surtout en même temps afficher sa volonté de remettre de l’ordre. Tout cela sent la zizanie politicienne organisée et me confirme dans ma détermination à soutenir la détermination du Ministre de l’intérieur.

Je souhaite non seulement que l’ordre public soit rétabli mais qu’au delà on procède à de vraies arrestations et à de vrais jugements, et que de plus on s’attaque au nerf de la guerre, à savoir l’économie souterraine dans les banlieues.

Qui en profite? Probablement pas d’ailleurs seulement les gens qui habitent dans les banlieues. On est proche souvent non pas de la petite délinquance mais du grand banditisme armé, et il n’y a pas plus de raisons de ménager ces réseaux là que de ménager les réseaux mafieux.

Enfin l’assimilation faite à l’islamisme est tout à fait injustifiée. J’étais une nouvelle fois, lundi dernier,  à une soirée organisée à la rupture du jeûne du ramadan par l’association "La Chorba pour tous" (19ème). J’ai rencontré des centaines de musulmans écoeurés par l’assimilation des actes de banditisme avec leur démarche religieuse. (voir article dans le Parisien d’aujourd’hui, pages "Paris")

Droit de vote des étrangers

Je reste très sceptique sur la déclaration qu’a faite Nicolas Sarkozy concernant le vote des étrangers non communautaires. Je connais parfaitement ce sujet pour l’avoir débattu à plusieurs reprises depuis dix ans à l’Assemblée , puisque c’est le serpent de mer de la vie politique française…

Il faut savoir qu’il y a une logique dans la politique française d’intégration, même si j’en conviens elle mérite d’être rediscutée dans ses fondements et dans ses applications.  L’intégration en France passe par l’acceptation de la nationalité qui est une procédure extrêmement facilitée par la loi. En revanche certains pays rendent cet accès très difficile, c’est par exemple le cas des pays scandinaves ou dans la plupart des pays anglo- saxons. Dans ces pays là le vote aux municipales  vient compenser la difficulté d’accéder à la nationalité.

On ne pourra donc modifier le droit de vote aux municipales en France que dans le cas où l’on rend plus difficile l’accès à la nationalité, ce qui passe inmanquablement la question du droit du sol.

Je crois qu’il est sans doute important d’ouvrir le débat et c’est un débat périlleux, et qui finalement n’est pas essentiel. Ce qui est essentiel en revanche et urgent, c’est d’avoir une vision précise de notre droit de l’immigration et de son application. La France n’a jamais eu le courage de poser cette question dans un débat public: le résultat est patent. Le regroupement familial est dévoyé, le droit d’asile bafoué. La France ne fait pas appliquer sa loi!

Je pense donc qu’il y a d’autres urgences sur ce sujet que le vote aux élections municipales pour des citoyens qui vivent dans une ville depuis plus de dix ans, et qui donc refusent la nationalité française. Je pense enfin qu’avant d’élargir en permanence notre volonté d’intégrer par tous les moyens, il faudrait commencer par avoir une politique beaucoup plus ouverte, et ferme en même temps, à l’égard de ceux qui sont de nationalité française récente (par filiation ou par immigration) et qui ne parviennent pas, économiquement et socialement. Une politique  active peut donner du travail, des logements, de la dignité car les Parisiens n’acceptent pas l’assistance que comme un pis- aller.

Malheureusement le bon sens qui lie l’économie au social et le social à l’économie n’existe pas dans l’esprit des politiciens de l’hôtel de ville.

ISF

Vendredi dernier débat sur l’ISF à l’Assemblée. J’ai pu constater que vous êtes nombreux à discuter (autour) de ce sujet…

Nous étions très peu dans l’hémicycle à tenter de convaincre le gouvernement de prendre en considération la catégorie sociale que nous représentons, c’est-à-dire ceux qui passent à l’ISF, à cause de la résidence principale ou d’une petite succession, sans le savoir. (pour voir mes amendements : http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?assemblee=1&rubr=4&contenu=207#a207)

Le gouvernement ne nous a pas entendu. Il a au contraire allégé l’ISF au nom de l’emploi pour des catégories sociales qui bénéficient d’allègements sur les actions et les stock-options, pour empêcher la fuite de capitaux supplémentaires.

Il a ainsi atténué l’absurdité de l’ISF mais n’a pas voulu me suivre ainsi que quelques députés présents en séance dont Pierre Lellouche et Jacques Myard, sur l’injustice de cet impôt.

J’ai défendu deux amendements. L’un sur la sortie de la résidence principale de l’ISF : je l’ai fait en connaissant parfaitement le dossier, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les députés UMP qui ont tout mélangé, permettant ainsi au gouvernement de se retrancher dans une attitude frileuse et négative.

J’ai bon espoir en revanche, pour mon deuxième amendement, d’avoir obtenu lors de la lecture au Sénat, la normalisation du délai de rétroactivité de l’ISF, de 10 à 3 ans.

C’est une piètre satisfaction et j’ai eu le sentiment que l’opposition à la réforme venait essentiellement de la part du Chef de l’Etat. Je le regrette. J’ai l’intention d’ailleurs de replacer ce débat lors de la réforme des successions à venir.

Sur des questions comme celle-ci, qui sont symboliques, il faut mieux privilégier l’efficacité et la présence parlementaire, la connaissance du dossier, plutôt qu’un battage médiatique improductif.

Grande réunion publique dans l’Est : propositions

Je suis très heureux du résultat de la réunion de jeudi dernier à la Gare de l’Est. Je voulais montrer que je suis le candidat le mieux placé pour aller chercher un électorat qui se sent abandonné à l’Est et au Nord de Paris, et qui nous sera nécessaire si nous voulons regagner cette ville.

Les habitants de l’Est et du Nord de Paris sont en effet plus que tous les autres victimes de la politique de gauche caviar de Delanoë. L’insécurité se répand à cause de la paupérisation : désormais la "banlieue" a franchi le périphérique et nous ne pouvons pas accepter que les Parisiens qui habitent ces arrondissements subissent tous les inconvénients d’une politique municipale qui sabote le développement économique de Paris, ne construit pas, bloque les déplacements et fait de Paris la capitale la plus sale d’Europe.

Au cours de cette réunion, qui a rassemblé 700 personnes, j’ai commencé à présenter un certain nombre de propositions qui je pense feront leur chemin dans la campagne municipale parisienne.

Elles portent sur une politique nouvelle de développement de la ville de Paris et la relance de grands travaux. Paris doit développer une politique qui redonne de l’espace à la ville. J’ai proposé trois directions : 1/ la couverture du périphérique, nécessité économique et sociale qui nous permettra de dominer cette séparation artificielle qui oppose les communes riveraines et un Paris de Bertrand Delanoë qui se replie sur lui-même. 2/Dans le même ordre d’idées il faut réexaminer l’espace laissé à la multiplicité des voies ferrées qui conduisent vers els gares aprisiennes. Il faut envisager de couvrir certaines d’entre elles, vers la Gare de Lyon,  vers Saint-Lazare, vers la Gare du Nord, vers la Gare de l’est (faut-il d’ailleurs maintenir l’existence de deux gares aussi proches?). Imagine-t-on une grande métropole mondiale comme New York qui laisserait des kilomètres carrés en plein centre ville au lieu de développer des initiatives nécessaires. Enfin, 3/ Il faut regagner par l’intercommunalité une politique commune avec  nos voisins de l’agglomération parisienne, sans toucher à leur identité ni à leur existence juridique, sur des sujets si complémentaires comme l’environnement, le logement, et les transports.

En matière de grands travaux et d’ouverture, le bilan de Bertrand Delanoë est consternant. Paris n’est pas une sous-préfecture, ni même simplement une préfecture, ni même une capitale : elle a la vocation d’être une métropole mondiale. Nous devons lui en donner mes moyens.

DEPUTE DE PARIS – ANCIEN MINISTRE